jeudi 10 juin 2010

En lutte contre les prothèses PIP

Cinq cents plaintes ont été déposées jeudi pour des prothèses mammaires défectueuses fabriquées dans le Var. Elles présenteraient un danger pour la santé

L’affaire PIP, du nom de la société varoise qui fabriquait des implants mammaires défectueux rebondit. Jeudi, 517 plaintes ont été déposées auprès du procureur de la République par des femmes porteuses de prothèses défectueuses.
Une suite judiciaire pour une affaire qui avait défrayé la chronique en mars dernier, lorsque l’Agence des produits de santé (Afssaps) avait demandé le retrait de l’utilisation des implants mammaires en gel de silicone de la société Poly Implants prothèses (PIP) et de- mandé aux femmes implantées avec ces prothèses de “consulter leur chirurgien”. L’Afssaps avait identifié un taux de rupture de l’enveloppe de ces implants “de l’ordre du double en termes de fréquence”, comparé aux autres fabricants. Une inspection des locaux de la société avait montré que le gel utilisé était “différent de celui qui avait été déclaré lors de la mise sur le marché”.
Quelque 30 000 femmes seraient porteuses de prothèses PIP en France. Elles seraient environ 300 000 à l’étranger, PIP ayant été un temps le troisième fabricant mondial avant de connaître des difficultés financières qui ont abouti à sa miseen liquidation judiciaire le 30 mars par le tribunal de commerce de Toulon.
Selon le médecin expert de l’association PPP (Porteuses de prothèses PIP), le gel utilisé fissure l’enveloppe de la prothèse et sa dispersion dans le corps peut engendrer des troubles de santé qui font l’objet actuellement d’analyses médicales. Deux femmes de l’association PPP, selon sa présidente, ont vu la chair de leur sein attaquée par le gel après la rupture de leur prothèse.

 

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