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samedi 3 juillet 2010

Sénégal : décès du khalife des Mourides

Serigne Bara Mbacké est décédé. Il était le chef religieuxdes Mourides, une confrérie musulmane très influente.

Dakar.De notre correspondante« J'ai ressenti une grande douleur. Il nous manque déjà, c'était un grand homme, pieux, respectueux et rassembleur », regrette Abdoulaye Diouf, terrassé par la tristesse après la mort du khalife général des Mourides. Les radios diffusent en continu des chants religieux et ce décès fait la une des journaux.
Serigne Bara Mbacké, 6e khalife général des Mourides, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, à l'âge de 85 ans. Aussitôt, un nouveau chef religieux a été nommé, lui aussi petit-fils de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme et mort en 1927.
La confrérie musulmane des Mourides est la plus influente au Sénégal. Les Mourides contrôlent des secteurs entiers de l'activité économique du pays, comme les transports en commun. Les hommes politiques cherchent l'appui du chef religieux, indispensable à toutes les élections. Serigne Bara Mbacké soutenait d'ailleurs la Présidence dans ses projets politiques et, notamment, la « grande offensive pour la nourriture et l'abondance » (Goana).
Dès l'annonce de sa mort, des milliers de fidèles ont convergé vers Touba, la ville sainte des Mourides, placée sous l'autorité exclusive du khalifat. C'est dans la grande mosquée de Touba, à 200 km de Dakar, qu'a été enterré le khalife.
« Serigne Bara Mbacké était un homme ouvert d'esprit, moderne, explique Abdou Khoudouss Niang, le chargé de communication du 6e khalife. Il parlait anglais, français et arabe. Il était invité aux cérémonies du clergé. Il disait qu'il avait le Sénégal en partage avec les chrétiens. »

Islamabad sous pression après l'attentat meurtrier de Lahore

Les appels en faveur d'une action décisive au Pakistan contre les activistes islamistes se multiplient, au lendemain d'un double attentat suicide qui a fait 42 morts et 175 blessés dans un mausolée soufi de Lahore, dans l'Est.

Quatre-vingts personnes avaient déjà trouvé la mort en mai dans un double attentat contre des mosquées ahmadistes de la capitale du Pendjab.

Deux mille manifestants ont défilé vendredi à Lahore pour réclamer la démission du chef de l'exécutif local, Shahbaz Sharif, qui s'était engagé à éradiquer le terrorisme.

"Ces attentats ont lieu fréquemment au Pendjab. Je pense qu'il devrait maintenant recourir à sa poigne de fer au lieu de menacer de l'utiliser après chaque attentat", a déclaré un dignitaire musulman nommé Mohamad Naheem, interrogé par la chaîne de télévision Dunya.

Les taliban considèrent les adeptes du soufisme comme des hérétiques et condamnent les pèlerinages dans les sanctuaires comme le mausolée de Data Gunj Bakhsh, soufiste persan du XIe siècle considéré comme un saint, visé jeudi soir.

REPRÉSAILLES

"Nous sommes toujours restés pacifiques mais il ne faudrait pas que notre patience soit une fois de plus mise à l'épreuve", a averti Raghib Naeemi, un imam hostile aux taliban dont le père a été tué l'an dernier à Lahore.

"Non seulement le gouvernement doit interdire le nom des mouvements terroristes, mais aussi mettre fin à leurs activités. Les mouvements interdits opèrent librement dans le pays sous de nouveaux noms", a-t-il ajouté.

Le Pakistan a été récemment le théâtre d'une vague d'attentats commis en représailles aux offensives gouvernementales contre les taliban des zones tribales du Nord-Ouest, frontalières de l'Afghanistan.

La plupart des attaques ont été commises dans le Nord-Ouest, mais le reste du pays, notamment le Pendjab, n'a pas été épargné.

Les "taliban pendjabis" sont régulièrement montrés du doigt et leur émergence inquiète Islamabad, dont l'armée a, de son propre aveu, d'ores déjà atteint ses limites avec les offensives du Nord-Ouest.

L'ouragan Alex ralentit le nettoyage de la marée noire

Les opérations de lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique étaient toujours perturbées vendredi 2 juillet par le mauvais temps.

Les gardes côtes ne s'attendaient pas à une amélioration avant plusieurs jours : "Nous assistons encore à quelques effets résiduels de la tempête tropicale" Alex, a dit l'amiral Paul Zukunft des garde-côtes américains au cours d'une conférence téléphonique.
Au cours des dernières 48 heures, les opérations de récupération du brut à la surface de l'eau et celles consistant à le brûler ont dû être interrompues, a-t-il rappelé.
Alex a perdu de ses forces en atteignant mercredi soir le nord-est du Mexique, près des Etats-Unis. Mais, même si Alex ne s'est pas approchée du site de la marée noire, elle provoque d'importantes vagues autour du site situé à 80 kilomètres au large des côtes américaines.
"Dans les jours à venir les opérations de nettoyages s'annoncent longues et difficiles", a estimé l'amiral Zukunft. "Je suis tout particulièrement inquiet pour la faune et la flore".
Il a précisé qu'au total quelque 40.000 barils de pétrole n'avaient pas pu être récupérés au cours des deux derniers jours, en raison du mauvais temps.
Les opérations de récupération du pétrole à la surface de l'eau sur la zone du sinistre ne reprendront pas avant 3 à 4 jours, en raison de vagues de jusqu'à deux mètres de haut, a-t-il précisé.
Les fortes vagues ont retardé jusqu'en "milieu de semaine prochaine" le déploiement d'un troisième navire destiné à pomper le brut qui s'échappe depuis le mois d'avril, avait annoncé jeudi un haut responsable américain.
Le groupe pétrolier BP espère doubler la quantité de pétrole récupérée grâce au déploiement de ce navire, la portant à environ 53.000 barils par jour.
Depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon entre 30.000 et 60.000 barils de pétrole s'échappent chaque jour du puits. Le pétrole a d'ores et déjà souillé 724 kilomètres de côtes américaines, ont annoncé vendredi les garde-côtes.

Espionnage : deux suspects avouent leurs fausses identités

Deux suspects arrêtés ont reconnu qu'ils étaient des ressortissants russes vivant aux Etats-Unis sous de fausses identités.

Deux suspects, interpellés dans le cadre de l'affaire d'espionnage présumé aux Etats-Unis pour le compte de la Russie, ont reconnu vendredi 2 juillet qu'ils étaient des ressortissants russes vivant aux Etats-Unis sous de fausses identités, ont annoncé des procureurs à Alexandria, en Virginie.
Les accusés, Michael Zottoli et Patricia Mills, ont confié aux autorités après leur arrestation que leurs vrais noms étaient Mikhail Kutzik et Natalia Pereverzeva, précisait-on de même source.
Ils ont été arrêtés à Arlington, en Virginie, où ils vivaient comme un couple marié avec deux jeunes enfants.
Les procureurs ont aussi affirmé que le couple avait 100.000 dollars (80.000 euros) en liquide, des faux passeports et d'autres papiers d'identité qui étaient cachés.
Un troisième suspect, Mikhail Semenko, a également comparu vendredi devant un tribunal fédéral à Alexandria.
Ils resteront tous les trois incarcérés au moins jusqu'à mercredi, où une audition préliminaire est prévue.

Argentine : le dictateur Jorge Videla devant la justice

Cela faisait 25 ans qu’il n’avait pas comparu devant les juges. Jorge Videla, ancien dictateur argentin est accusé du meurtre d’une trentaine d’opposants politiques en 1976. Des meurtres commis dans les mois qui ont suivi le coup d’Etat qui l’a ammené au pouvoir.
Condamné une première fois, l’ex-dictateur avait ensuite été gracié.
Mais en 2003, l’Argentine annule ses lois d’amnistie. Et Jorge Videla doit donc de nouveau rendre des comptes.
Dans la salle d’audience, des proches des victimes sont présents. Ils attendent depuis plus de trente ans que justice soit faite.
Jorge Videla a dirigé l’Argentine de 1976 à 1981, des années considérées comme les plus dures d’un régime militaire responsable de la disparition de 30 000 personnes en 7 ans.
L’ancien dictateur doit encore répondre de nombreux crimes. L’enlèvement de bébés de ses opposants. Et une quarantaine d’homicides.

L'Ukraine renonce à l'Otan et nargue les États-Unis

Le parlement ukrainien a voté une loi interdisant au pays d'entrer dans l'Alliance atlantique. Hillary Clinton s'est rendue à Kiev pour tenter de contrebalancer l'influence russe.

Au terme d'un âpre débat, jeudi soir, entre les partisans du président Viktor Ianoukovitch, jugé pro-russe, et ceux de l'opposition pro-occidentale, le projet de loi visant au « maintien par l'Ukraine d'une politique de non-alignement » a été voté par une majorité de 259 députés sur un total de 450.Cette loi dispose que le pays ne peut entrer dans aucune alliance militaro-politique. C'est un camouflet envoyé aux États-Unis. En effet, à de multiples reprises, l'administration américaine a, tenté de faire adhérer l'ex-république soviétique à l'Otan. Signe d'autant plus fort que la secrétaire américaine chargée des Affaires étrangères, Hillary Clinton, a commencé hier, par l'Ukraine, une tournée de visite « pro-démocratie » en Europe de l'Est.
Devant le président Ianoukovitch, mais aussi la leader de l'opposition Ioulia Timochenko, elle a dû se livrer à un exercice périlleux : faire comprendre aux Ukrainiens que la porte de l'Otan reste ouverte tout en concédant que « l'Ukraine est un pays souverain et indépendant qui est en droit de choisir ses alliances ». Cela pour veiller à ne pas compromettre le réchauffement des relations Washington-Moscou, déjà relativement fragilisées par l'épisode des espions russes.
Une politique étrangère « pragmatique »
Ainsi, Hillary Clinton devrait davantage axer son discours sur le respect des procédures démocratiques dans le pays que sur les questions géopolitiques susceptibles de fâcher. La secrétaire générale doit terminer sa tournée des anciens États du bloc soviétique par des visites en Pologne, Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie.
Le vote de ce projet de loi démontre aussi un rapprochement du pays vers la Russie voulu par le président Ianoukovitch, élu en février. Sa stratégie contraste avec la vision pro-occidentale de son prédécesseur, Viktor Iouchtchenko. Le chef de l'État ukrainien a dès le début de son mandat tourné son regard vers l'Est, profitant du « reset » entre les deux anciens chefs de bloc. Il tient toutefois à ne pas tomber dans le giron russe et soigne une politique étrangère qu'il veut « pragmatique » et « non-alignée ».
Dans les faits, l'Ukraine a entamé une danse à trois, un pas vers l'Est, un pas vers l'Ouest. Ianoukovitch a tout d'abord ravi Medvedev en prolongeant le bail de la flotte russe à Sébastopol jusqu'en 2042, puis a comblé Obama en acceptant de se défaire de son uranium enrichi lors de la conférence de Washington sur le désarmement nucléaire, en avril. De plus, l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne reste un objectif affiché et même rappelé, jeudi soir, lors du débat à l'Assemblée.

En Afghanistan, le général américain Petraeus promet de « rudes combats »

Le général David Petraeus, nouveau commandant des forces alliées en Afghanistan, est arrivé le 2 juillet 2010 à Kaboul, où il entend appliquer à l'insurrection des talibans la stratégie qu'il a mise en œuvre avec succès en Irak. Le général Petraeus avait mis au point la stratégie américaine en Afghanistan et il vient maintenant la mettre en œuvre depuis la révocation du général Stanley McChrystal pour des propos irrévérencieux envers l'administration de Barack Obama. Lors de sa première apparition publique samedi 3 juillet à Kaboul, il a appelé à « l'union des efforts » pour lutter contre l'insurrection.
Vêtu d'un treillis, devant un parterre de 1 700 personnalités réunies à l'ambassade des Etats-Unis de Kaboul, à l'occasion de la fête nationale américaine du 4 Juillet, le général Petraeus a appelé à « l'union des efforts pour venir à bout de l'insurrection » des talibans en Afghanistan.
« Civils et militaires, Afghans et étrangers, nous faisons partie d'une même équipe avec une seule mission et pour parvenir à nos buts, la coopération n'est pas une option », a déclaré le général, sous-entendu, « c'est une nécessité ».
David Petraeus commandera sur place l'ensemble des forces internationales soit 140 000 hommes. Il débute sa mission à un moment particulièrement difficile. Les pertes subies par les soldats étrangers ont atteint un niveau sans précédent depuis le début du conflit, en 2001, avec 102 soldats tués en juin.
Pour l'avenir, Petraeus a promis « de rudes combats » dans les prochains mois. Il a également promis aux troupes de l'Otan de revoir les règles en matière de soutiens aériens en cas d'attaque d'une unité au sol. Son prédécesseur, en les réduisant, s'était attiré la sympathie du président afghan, mais les soldats, eux, se plaignent d'être plus vulnérables.
 

L'explosion d'un camion-citerne fait plus de 200 morts en RDC

Au moins deux cents personnes ont été tuées et cent autres blessées dans l'explosion d'un camion-citerne vendredi soir dans l'est de la République démocratique du Congo, apprend-on auprès des autorités locales samedi.

Plusieurs personnes sont mortes en tentant de siphonner du pétrole qui s'échappait du camion mais selon les autorités, la majorité des victimes ont péri dans l'incendie qui s'est propagé aux habitations après l'explosion du camion-citerne.

"Il y a eu un accident, un camion-citerne s'est renversé et le pétrole s'est échappé de partout. Plus de deux cents personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées, grièvement brûlées", a déclaré Marcellin Cisambo, gouverneur de la province du Sud-Kivu où l'explosion s'est produite.

L'accident, dont les causes restent encore inconnues, est survenu sur la route reliant la capitale de la province, Bukavu, et Uvira, une ville du Sud, frontalière avec le Burundi, a-t-il ajouté.

Selon des témoins, l'explosion a mis le feu à des habitations situées près de la route.

"Des personnes ont été tuées alors qu'elles tentaient de siphonner du pétrole mais la plupart des victimes se trouvaient chez elles en train de regarder le match (de la Coupe du monde)", a indiqué Cisambo.

"ÉTAT DE CHOC"

Des millions de fans de football regardaient le match de quart de finale de la Coupe du monde opposant le Ghana, dernière équipe africaine encore en lice, et l'Uruguay.

"C'est un spectacle terrible. Il y a de nombreux corps dans les rues. La population est en état de choc, personne ne crie ni ne pleure", a dit à Reuters Jean-Claude Kibala, vice-gouverneur de la province, par téléphone du village de Sange.

"Nous essayons de voir comment nous pouvons coopérer avec l'Onu pour gérer la situation et transporter les blessés à l'hôpital", a-t-il ajouté.

Les forces de maintien de la paix de l'Onu ont commencé à héliporter les blessés vers les hôpitaux voisins.

"La Croix-Rouge internationale s'attelle à récupérer les corps et à les transporter à la morgue, mais la priorité est bien évidemment d'emmener les blessés à l'hôpital", a expliqué à Reuters la coordinatrice de la Croix-Rouge Inah Kaloga.

Après avoir fait état de cinq morts parmi les soldats chargés du maintien de la paix, l'Onu a corrigé le bilan samedi et a fait savoir qu'aucun casque bleu n'avait été tué.

Présidentielle en Guinée: un second tour Cellou Dallein Diallo-Alpha Condé

CONAKRY, Guinée (AP) — Un second tour sera nécessaire pour départager l'ancien Premier ministre guinéen Cellou Dalein Diallo et l'opposant de toujours Alpha Condé, arrivés en tête de la première élection présidentielle libre de Guinée depuis l'indépendance en 1958, a annoncé vendredi soir la commission électorale.
M. Diallo a remporté environ 40% des suffrages le 27 juin, loin devant M. Condé qui en recueille un peu plus de 20%, et un autre ancien Premier ministre, Sidya Touré, près de 16%, selon le chef de la commission, Ben Sekou Sylla. Ces résultats doivent être validés par la Cour suprême. Plusieurs candidats ont dénoncé des fraudes mais les observateurs internationaux ont jugé le scrutin satisfaisant.
La commission électorale a déclaré que le second tour se tiendrait le 18 juillet mais plusieurs responsables ont estimé vendredi soir qu'il serait probablement repoussé plus tard dans le mois en raison de retards dans le dépouillement des bulletins du premier tour.

mercredi 30 juin 2010

EU: Retraite quatre étoiles pour McChrystal

L'ancien commandant des forces alliées en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, révoqué la semaine dernière pour avoir critiqué la présidence américaine dans un article, disposera, à la demande expresse de Barack Obama, d'une retraite de général quatre étoiles. Le général McChrystal, qui a fait valoir ses droits à la retraite, a été promu à ce grade il y a un an. Or, il faut servir normalement deux ans à ce grade pour pouvoir prétendre à une pension mensuelle équivalente, soit 12.475 dollars.

mardi 29 juin 2010

Un réseau présumé d'espions russes démantelé aux États-Unis


Dessin de cinq des dix individus arrêtés par 
le FBI lors de leur comparution, hier.

renseignements Moscou dénonce des arrestations « infondées »

Identité falsifiée ou volée à un mort, encre invisible, argent enterré dans un champ pendant des années, messages codés... La nouvelle affaire qui secoue les relations russo-américaines ressemble à s'y méprendre à un roman d'espionnage. Lundi, le ministère de la Justice a annoncé un coup de filet contre dix personnes accusées de travailler aux Etats-Unis pour le compte de la Russie. Un onzième individu était en fuite, mais un suspect a été arrêté hier à Chypre. Cette opération est le fruit de plus de sept ans d'enquête du FBI. Selon la police, les suspects étaient immergés dans la société américaine afin d'« obtenir des informations » en « infiltrant les cercles politiques américains ». Après avoir été entraînés par le SVR, un service d'espionnage russe héritier du KGB, « les agents secrets se voyaient remettre une fausse identité appelée “légende” » et « opéraient souvent par deux (...)», assure la police. Le SVR s'est, lui, refusé à tout commentaire.
Un timing embarrassantCinq des dix individus arrêtés ont comparu hier devant un juge fédéral. Ils risquent jusqu'à vingt-cinq ans de prison, cinq ans pour la plupart, selon un avocat. Selon l'accusation, leur mission était de recueillir des informations sur les armes nucléaires, la CIA, les membres du Congrès ou encore la position des Etats-Unis sur l'Iran. Mais, selon le New York Times, ils ne sont pas accusés d'espionnage, et on ignorait hier quelles informations ils ont effectivement obtenues.
Cette affaire intervient à un moment embarrassant pour Moscou et Washington. Il y a quelques jours seulement, le président russe, Dmitri Medvedev, était reçu par Barack Obama pour travailler à la relance des relations russo-américaines. Tous deux affichaient alors leur complicité à coups de hamburgers et de blagues sur le téléphone rouge. Changement de ton hier. Furieuse, la diplomatie russe a dénoncé des arrestations « infondées », « mal intentionnées », et a jugé « fort déplorable que tout cela ait lieu » dans ce contexte de « relance ». Il a aussi démenti que les espions présumés aient agi contre les intérêts américains. De son côté, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, espère que l'affaire ne nuira pas aux relations russo-américaines. Selon Didier Chaudet, professeur à Sciences-Po, cette coïncidence de calendrier ne doit rien au hasard. « Pour des raisons politiques ou idéologiques, certains, aux Etats-Unis, rejettent la politique de rapprochement avec la Russie initiée par Obama. Ils sont restés dans la logique de la guerre froide et reprochent au Président de vendre trop facilement leur pays. » « Si l'on découvre que ce réseau est plus vaste que l'on croit, ajoute-t-il, cela pourrait jeter un nouveau froid entre les deux pays, comme cela s'est toujours produit après leurs tentatives de rapprochement.

La Grèce de nouveau bloquée par une grève générale

Protestant contre la réforme des retraites, des milliers de manifestants ont défilé dans les principales villes grecques à l’occasion d’une nouvelle grève générale qui a perturbé transports et services publics.




Sous des banderoles appelant au « Retrait de la réforme des retraites » et à la « Résistance » quand « L’injustice devient la loi », plusieurs milliers de manifestants ont défilé hier matin dans le centre d’Athènes à l’appel du Pame, le front syndical du Parti communiste (KKE). Dans un autre quartier du centre, un autre défilé, à l’appel des deux grandes centrales syndicales grecques, la GSEE pour le secteur privé et l’Adedy pour les fonctionnaires, a rassemblé quelques milliers de manifestants,

Contre-réforme des retraites

Cette cinquième grève générale depuis février visait à protester contre le projet de réforme des retraites et la cure d’austérité imposée par le gouvernement. Elle a affecté le trafic aérien, avec l’annulation d’une cinquantaine de vols intérieurs à destination des îles grecques, les liaisons internationales étant cependant maintenues, ainsi que le trafic ferroviaire. Les ferries, eux, ont fonctionné normalement au Pirée, où un millier de gardes-côtes et de policiers étaient déployés pour empêcher une éventuelle action de blocage de quelque 500 syndicalistes communistes rassemblés près du port.
La grève a aussi touché l’administration, les hôpitaux et les entreprises publiques, et privé le pays de toute information pendant vingt-quatre heures, le syndicat des journalistes s’étant rallié au mot d’ordre ainsi d’ailleurs que la Confédération des commerçants et artisans, même si tous les commerces étaient ouverts à Athènes. Le texte contesté, qui doit être soumis au Parlement le 8 juillet, généralise à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite, impose 40 annuités de cotisation contre 37 auparavant et prévoit des coupes (7 % en moyenne) dans les pensions.

La tempête Alex devient un ouragan

La tempête tropicale Alex, qui a forcé BP à réduire ses opérations de récupération du pétrole dans le golfe du Mexique, est devenue le premier ouragan de la saison en Atlantique et menace les côtes du Mexique et du Texas, a annoncé hier le Centre national des ouragans (NHC) américain.

"Les vents maximums soutenus sont passés à près de 120 km/h, avec des rafales plus élevées", a indiqué, dans un communiqué le NHC, basé à Miami (sud-est des Etats-Unis). "Un renforcement supplémentaire est prévu avant qu'ils ne touchent terre", ce que le NHC attend mercredi soir, près de la frontière américano-mexicaine, séparant les Etats américain du Texas et mexicain de Tamaulipas.

Alex, désormais ouragan de catégorie un se dirige vers l'Ouest et il n'est pas prévu qu'il tourne en direction de la zone de la marée noire dans le golfe du Mexique, consécutive au naufrage de la plateforme de BP, fin avril, au large de la Louisiane. Des vents importants forment néanmoins de hautes vagues qui ont conduit à réduire les opérations de récupération du pétrole.

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le roi Albert II vient commémorer l'indépendance

Etrange cadeau d'anniversaire, pour le président Kabila, que la visite du roi Albert II dans l'ex-Congo belge.

Son aïeul Léopold II avait fait de l'immense Congo belge sa "propriété personnelle". Le roi Albert II, lui, assiste ce mercredi 30 juin, à Kinshasa, aux cérémonies du 50e anniversaire de l'indépendance du pays-continent, devenu depuis lors, au gré d'une histoire tourmentée, Congo-Kinshasa, puis Zaïre, puis République démocratique du Congo (RDC).
Voyage délicat, tant il ravive de douloureux souvenirs, braquant en outre les regards sur un colosse aux pieds d'argile doté d'un pactole minéral phénoménal, mais où la misère et les carences d'un Etat anémique, rançon du règne calamiteux du défunt maréchal Mobutu, plombent le quotidien.
"Longtemps, souligne l'historien Anicet Mobé, la monarchie a entretenu la fiction de la colonie modèle, assimilée à une oeuvre philanthropique. Mais, dès les années 1950, le processus échappe à la couronne, qui ne perçoit pas l'éveil d'une conscience politique nationale." Exigence incarnée par Patrice Lumumba, premier chef de gouvernement du Congo indépendant, assassiné dès janvier 1961. "Ce gêneur a alors été présenté, à tort, comme un suppôt de l'URSS, poursuit Mobé. Il était tentant pour l'Occident de brandir l'épouvantail communiste, alors qu'en termes d'influence sur le continent le danger pour la Belgique venait davantage de Paris ou de Londres que de Moscou."
Reste que le Cinquantenaire paraît plus inconfortable encore pour le président Joseph Kabila que pour son royal hôte. "On voit prospérer une économie criminalisée, avance Anicet Mobé. Voyez les contrats miniers conclus en catimini avec des partenaires chinois, sans aucun contrôle du Parlement ou de la société civile." Il y a plus tragique: l'assassinat, le 1er juin, de Floribert Chebeya, militant des droits de l'homme, éclabousse l'appareil policier d'un régime qui aura bien du mal à reléguer ce crime dans la rubrique des faits divers.

lundi 28 juin 2010

Pyongyang met à nouveau en garde Séoul et Washington

La Corée du Nord a de nouveau brandi lundi la menace d'un recours à la force contre sa voisine du Sud et les Etats-Unis, qu'elle accuse d'avoir introduit des armes lourdes à Panmunjom, village de la zone démilitarisée où a été signé l'armistice de 1953. "Les forces américaines ont introduit des armes lourdes vers 07 h 25, le 26 juin. Si elles ne se conforment pas à la demande de principe de l'armée populaire de Corée, des contre-mesures militaires fermes seront prises dans le secteur", indique l'agence de presse officielle KCNA, citant l'état-major.
L'armée réclame le retrait immédiat des armes en question et ajoute n'avoir d'autre choix que de renforcer son dispositif de dissuasion nucléaire pour faire face à l'hostilité des Etats-Unis. Pyongyang avait déjà menacé récemment la Corée du Sud d'une action militaire en cas de condamnation du Conseil de sécurité de l'ONU pour le naufrage, le 26 mars, de la corvette Cheonan, que Séoul a imputé à la marine nord-coréenne. Quarante-six marins sud-coréens y ont trouvé la mort.

Alex: Shell et ExxonMobil évacuent du personnel du golfe du Mexique

Les compagnies pétrolières Shell et ExxonMobil ont indiqué lundi avoir évacué une partie du personnel de leurs plateformes au large du golfe du Mexique, une mesure de précaution alors que la tempête tropicale Alex traverse la zone.

La CIA emploie les mercenaires de Blackwater

La compagnie de sécurité privée américaine est à nouveau au centre d'une polémique : accusée de bavures et évincée d'Irak, elle vient de signer un contrat avec la CIA en Afghanistan.

Où l'on constate l'étonnante capacité de Blackwater à rebondir. Rebaptisée «Xe» (prononcer «Zi», ndlr), la société controversée de sécurité privée vient de décrocher un contrat de 120 millions de dollars avec la CIA, rapporte le Washington Post. L'accord prévoit qu'une filiale de Xe sera chargée de la protection pendant 18 mois des consulats américains de Herat et Mazar-i-Sharif, dans le Nord du pays.
Le choix de Xe a de quoi étonner, étant donné le passé de la compagnie. Si Blackwater a pris le soin de changer de nom, c'est parce qu'il était de triste renommée après avoir été impliqué dans plusieurs scandales en Irak, en particulier la mort d'au moins 14 civils à Bagdad en septembre 2007. Suite à cette affaire, le ministre irakien de l'Intérieur avait ordonné en février l'expulsion de 250 anciens employés de Blackwater. Pas plus tard qu'en mai dernier, Washington a également retiré à la compagnie le service de protection de ses diplomates à Bagdad.

Un marché colossal

La signature de ce nouveau contrat intervient alors qu'une commission, mise en place début 2008 au Congrès américain, a lancé ce mois-ci des auditions pour évaluer les contrats gouvernementaux concernant les opérations en Irak et en Afghanistan. Un marché colossal - 200 millions de dollars en 2008 - et en constante augmentation - il a doublé entre 2001 et 2008. Selon le premier rapport de la commission, publié en juin 2009, près de 250.000 contractuels soutiennent les activités de l'armée américaine dans toute la région, dont presque 70.000 en Afghanistan. Parmi ces derniers, environ 20.000 agents de sécurité. Or ce marché, constate le rapport de la commission, est fortement exposé à la «fraude» et au «gâchis».
En cause notamment, les méthodes d'attribution des contrats aux sociétés privées. «Je dois vous dire qu'en zone de guerre, nous avons des besoins en terme de sécurité (…) Malheureusement, il y a peu de compagnies qui fournissent ce genre de sécurité», a déclaré dimanche le directeur de la CIA, Leon Panetta, pour justifier le choix de Xe en Afghanistan. Deux autres sociétés de sécurité, Triple Canopy et DynCorp International, étaient en lice pour décrocher ce contrat. Au cours d'une audition réalisée le 21 juin, une responsable du département d'Etat chargé des programmes internationaux a précisé les trois critères servant à départager les concurrents : «Les compétences techniques, les performances passées et le prix». «Le premier de ces critères est la compétence technique», a-t-elle assuré. A la question de savoir si les tristes états de service de l'ex-Blackwater ont été pris en compte, la représentante d'Etat a botté en touche. «Un jury que nous avions formé a estimé qu'ils étaient capables de faire le travail et qu'ils ont rectifié leur attitude», a de son côté affirmé le patron de la CIA.

Le contrat va au mieux-offrant

Reste une raison fondamentale qui a fait porter le choix sur Xe : le prix. La compagnie «a fourni une offre inférieure de 26 millions de dollars à celle de toutes les autres (…) Aussi n'y avait-il guère d'autre choix que d'accepter ce contrat», a expliqué Leon Panetta. Depuis 1990, une loi prévoit en effet que le «secrétaire d'Etat doit accorder les contrats à l'entreprise techniquement acceptable qui offre le prix le plus bas». En clair, à partir du moment où le dossier est «acceptable», le contrat va au mieux-offrant, et ce même si un concurrent plus cher offre de meilleures garanties.
Dans un rapport sur le sujet, la Commission du Congrès prônait une modification de cette loi, qui génère selon elle des effets pervers. Certaines entreprises sous-estiment en effet délibérément leur offre pour rafler la mise, quitte à ensuite trancher dans les coûts pour rester dans les clous du budget promis. Au détriment de la qualité du service. Pour illustrer son propos, le rapport s'appuyait justement sur le cas de l'Afghanistan. Début 2009, les agents de la compagnie chargée d'assurer la sécurité de l'ambassade américaine de Kaboul, ArmorGrouo North America (AGNA), ont en effet été accusés, par leurs «mauvais comportements», de «menacer la sécurité de l'ambassade».

Guinée-Conakry: la voie des urnes

Les électeurs guinéens ont voté dans le calme lors de la présidentielle, ce dimanche. En soi, un succès inespéré au regard du calvaire que subit ce pays depuis un demi-siècle. Mais le plus dur reste à faire: désigner, sans doute à la faveur d'un second tour, un vainqueur reconnu par tous.

Ce dimanche, les électeurs guinéens ont voté avant tout contre le fatalisme. Qui aurait osé, en décembre 2008, au lendemain de la mort du vieil autocrate Lansana Conté, miser un kopeck sur la tenue, dix-huit mois plus tard, d'un scrutin présidentiel digne de ce nom? Qui aurait parié un franc guinéen sur une telle issue après le putsch qui porta au pouvoir le capitaine Moussa Dadis Camara, alias "MDC", fils naturel de Bokassa et de la Mère Ubu? Qui enfin, aurait eu l'audace d'engager sa chemise sur une élection pluraliste voilà neuf mois, quand les nervis de Dadis transformèrent le stade de Conakry, théâtre d'un meeting d'opposants, en cimetière à ciel ouvert? Bilan: au moins 156 tués, des centaines de blessés et des viols par dizaines.
Hommage donc à celles et ceux qui, envers et contre tout, ont voulu croire à la primauté des urnes sur les armes. La junte qui, après la tentative d'assassinat de MDC par son aide de camp, a repris les rênes du bateau ivre, ont tenu parole. Son chef, Sékouba Konaté, avait promis une présidentielle à laquelle ni les militaires, ni les membres du gouvernement transitoire, ne pourraient participer. Et de fait, ce fameux 27 juin, 24 candidats civils ont brigué les suffrages de 4,2 millions de leurs concitoyens.
Il n'empêche. Le plus dur reste à venir. Et il faudra davantage que l'engouement populaire suscité par une consultation inédite pour solder le passif d'un demi-siècle de tyrannie. Tour à tour, Ahmed Sékou Touré puis Lansana Conté ont confisqué les leviers d'un ersatz d'Etat, quitte à recourir, pour mieux le verrouiller, au poison de l'ethnisme. Sur un terrain à ce point miné, les opérations de vote s'avèrent moins dangereuses que le décompte des bulletins et la proclamation des résultats provisoires, attendue mercredi, puis définitifs, quatre jours plus tard. La loi du genre veut que chacun s'engage à respecter le verdict de l'isoloir tant que celui-ci lui semble favorable.
Ce lundi, en fin d'après-midi, la rumeur annonçait un ballottage -programmé le 18 juillet- entre l'ancien Premier ministre d'ethnie peul Cellou Dalein Diallo, président de l'Union des forces démocratique de (UFDG), et l'opposant historique malinké Alpha Condé, chef de file du Rassemblement du peuple (RPG). A Paris, les autorités ont établi un palmarès des scénarios les plus risqués en terme de paix civile. Le plus périlleux? Une éviction de Cellou Diallo dès le premier tour. Suit un tête-à-tête au second tour entre celui-ci et Alpha Condé. Puis un face-à-face entre le même Cellou Diallo et Sidya Touré (Union des Forces républicaines).
La Guinée a voté contre le fatalisme. Elle entrera dans l'âge démocratique à deux conditions: que les vaincus admettent leur défaite; que le vainqueur associe ses rivaux au pouvoir dont il héritera.

mercredi 23 juin 2010

L'Australie dirigée par une femme, pour la première fois

Le premier ministre travailliste, Kevin Rudd, a renoncé à participer à la primaire. Sa numéro deux, Julia Gillard, lui succède à la tête du parti. Et du gouvernement. Des élections sont prévues en octobre.

Julia Gillard est devenue jeudi la première femme à la tête du gouvernement australien à la suite de la démission de facto de Kevin Rudd.
Le Premier ministre travailliste, en difficultés dans son parti, a renoncé à participer à une primaire. Sa numéro deux, Julia Gillard, qui restait seule en lice, lui a mécaniquement succédé à la tête du parti et du gouvernement.
A 48 ans, elle devient la première femme nommée au poste de Premier ministre.
La plupart des 115 députés du parti semblaient sur le point de lui apporter leur soutien lors de la primaire, programmée jeudi matin. Kevin Rudd a préféré se désister avant le scrutin interne.
Le Parti travailliste australien redoutait que Kevin Rudd, qui devait achever son premier mandat cette année, ne le conduise à une défaite lors des élections législatives attendues pour octobre.
La cote électorale du parti s'est effondrée dans les sondages depuis le mois d'avril à la suite d'une série d'échecs et d'erreurs politiques de son leader.
Sont notamment en cause le report d'un système d'échanges de permis d'émissions de gaz à effet de serre et les difficultés du gouvernement à faire accepter le principe d'une taxe controversée sur les activités minières.

Le Canada secoué par un séisme sans gravité juste avant le sommet du G20

MONTREAL — Un séisme d'une magnitude d'au moins 5,5 a secoué mercredi Montréal, Ottawa et Toronto, faisant descendre dans la rue des milliers de personnes, juste avant les sommets du G8 et du G20 qui vont attirer au Canada de nombreux chefs d'Etat et manifestants.
Le tremblement de terre n'a pas fait de victimes et presque pas de dommages matériels, à l'exception de quelques murs légèrement fissurés. Mais il a produit une grande impression dans les grandes villes qu'il a secouées.
"Le bruit que cela a fait en arrivant, c'était comme si un train vous fonçait dessus", a dit à l'AFP James Bowden, un habitant d'Ottawa. Il se trouvait dans une rue du centre qui, quelques instants plus tard, a été envahie par une foule de personnes quittant leurs bureaux, alors que retentissaient les sonneries d'alarme.
Un autre homme, habitant d'une caravane près de Gatineau, une ville du Québec voisine d'Ottawa, a déclaré à Radio-Canada avoir cru un instant qu'un avion allait s'écraser sur sa demeure.
La secousse survenue à 17h41 GMT a été ressentie jusqu'à Toronto, site du sommet du G20 qui commence samedi, et dans le nord des Etats-Unis, jusqu'à Cleveland dans l'Ohio.
Sa magnitude du moment a d'abord été estimée à 5,7, selon les informations préliminaires de la Commission géologique du Canada, mais l'Institut de géophysique des Etats-Unis l'a pour sa part située à 5 (chiffre révisé).
L'épicentre a été localisé à environ 50 km au nord d'Ottawa.
Les murs des immeubles du centre de Montréal ont tremblé pendant quelques dizaines de secondes, mais on n'a observé aucun signe de panique dans les rues. En revanche, dans le centre d'Ottawa, une séance du sénat a été interrompue et les sénateurs se sont retrouvés sur la pelouse devant le parlement qui a été évacué, ainsi que plusieurs grands immeubles du centre ville.
Quelques vitres de l'hôtel de ville de la capitale fédérale ont volé en éclats, a indiqué la télévision publique CBC, mais personne n'a été blessé.
Le bureau du Premier ministre également été évacué, mais Stephen Harper, qui se trouvait en route pour l'aéroport d'où il devait gagner Toronto, n'a pas eu à modifier son programme.
Quelques lézardes étaient visibles sur les murs à l'intérieur de l'édifice qui abrite la presse parlementaire. Une fissure est apparu également dans l'immeuble abritant le bureau de l'AFP à Ottawa.
Les occupants des immeubles évacués ont pu retrouver leurs postes une heure après la secousse, mais certains bureaux ont choisi de fermer définitivement leurs portes pour la journée.
Plusieurs centaines de séismes de faible puissance, dus à la faille de Logan qui longe le Saint-Laurent, se produisent chaque année dans l'est du Canada. La plupart passent inaperçus.
Le dernier séisme d'importance dans la région, d'une magnitude d'environ 6, s'était produit en 1988 et avait causé des dégâts mineurs, notamment dans la région du Saguenay, à 500 km au nord-est de Montréal. Cette secousse avait été nettement ressentie dans la métropole québécoise, où elle avait fait plus de peur que de mal.