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samedi 3 juillet 2010

Total n'envisage pas d'OPA sur BP, assure Christophe de Margerie

AIX-EN-PROVENCE, Bouches-du-Rhône (Reuters) - Total n'étudie pas le rachat du pétrolier britannique BP mais serait prêt à étudier le rachat de certains de ses actifs s'ils étaient mis en vente, déclare son P-DG, Christophe de Margerie.
La compagnie pétrolière britannique a vu sa capitalisation boursière fondre ces dernières semaines à la suite de la plus grave marée noire jamais causée aux Etats-Unis par l'explosion d'une de ses plates-formes, Deep Water Horizon, au large du golfe du Mexique.
"Nous n'étudions pas le rachat de BP, la priorité c'est d'aider BP", a déclaré Christophe de Margerie à des journalistes en marge des rencontres économiques d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).
Interrogé sur l'éventuel rachat d'actifs de son concurrent, Christophe de Margerie a répondu: "Aujourd'hui, c'est pas le sujet."
"Maintenant, s'ils en mettent en vente, bien sûr que ça se regarde puisque c'est eux qui vont faire le mouvement. Mais aller faire aujourd'hui un mouvement sur BP, je pense que c'est vraiment non éthique, pas le moment, pas le sujet", a-t-il ajouté.
BP envisage de céder 10 milliards de dollars (environ huit milliards d'euros) d'actifs pour abonder un fonds de 20 milliards de dollars constitué pour indemniser les victimes de la marée noire.
Maxim Barsky, directeur général adjoint du pétrolier russe TNK-BP, dont BP est actionnaire, a déclaré le 30 juin envisager de se porter acquéreur de certains de ces actifs.
"La priorité aujourd'hui, c'est d'aider BP et de s'assurer que la catastrophe (de Deep Water Horizon, ndlr) n'arrive pas ailleurs", a souligné Christophe de Margerie.
Un porte-parole du gouvernement a annoncé jeudi qu'un navire taïwanais transformé en "super-écumoire" était arrivé dans le golfe du Mexique pour contribuer aux opérations de nettoyage.

Wall Street : 7 sur 7 à la baisse pour le Dow, bilan hebdo -5%

(CercleFinance.com) - Et de 7 ! Le Dow Jones aligne une série historique de 7 séance de repli pour un cumul hebdomadaire de -4,5% (en tout point comparable au repli des places européennes cette semaine).

Le mouvement de rebond survenu à une demi-heure de la clôture (à la veille du week-end pronlogé du '4 juillet') a échoué du fait d'une rafale de vente au cours des 5 dernières minutes de cotations : tous les indices repassés dans le vert vers 21H50 ont tous clôturé en repli de -0,47%, avec une unanimité assez singulière !

Mais Wall Street a frôlé la correctionnelle à la mi-séance puisque les 3 principaux indices chutaient de -1% en moyenne.
Ils n'étaient pas très loin de re-tester leurs planchers annuels inscrits en début de séance jeudi et la semaine s'achève sur un score sans appel de -4,5% à -5%.
Les rachats à bon compte, les rachats de 'short' ont été peu nombreux ce vendredi, personne ne voulant s'engager avant la célébration de 'l'Independance Day' lundi (28 valeur sur 30 ont terminé en repli au sein du 'Dow'... une majorité véritablement écrasante).

Les marchés US n'ont guère réagi à 14H30, lors de l'annonce de la destruction de 125.000 emplois (le consensus tablait sur -100.000 à -120.000) et ils ont apprécié que le taux de chômage ait baissé de 0,2% à 9,5% au mois de juin (soit 16,4 millions de chômeurs au sens du BIT mais il faut rajouter au moins 5 millions de salariés précaires ou effectuant seulement quelques heures de travail par semaine, sans oublier 1,2 millions de demandeurs 'découragés').

Cependant, l'emploi dans le secteur privé a progressé de +83.000 contre +33.000 en mai, ce qui n'est pas non plus une indication négative.
Après la déferlante de mauvaises statistiques qui a débuté dès lundi aux Etats Unis (puis en Chine et au Japon mardi), les opérateurs commencent à être 'vaccinés' mais ils ont tout de même accusé le coup vers 16H en découvrant que les commandes à l'industrie avaient reculé de -1,4% au mois de mai.
Alors que les écarts en clôture étaient relativement modérés, quelques titres ont pesé sur la tendance, notamment Vérizon qui a chuté de -4,7%, General Electric (-1,7%), Bank of AMerica, Caterpillar et Dupont (-1,3%).

Les exportatrices n'ont paradoxalement pas profité d'un Euro repassé au-dessus des 1,26$ (il clôture à 1,2560$): les opérateurs ont surtout sanctionné une trop forte volatilité des changes qui brouille les cartes.

Seul Microsoft a terminé sur un gain (+0,5%) au sein du 'Dow'.

L'ex-préfet accusé de racisme condamné à 1500 € d'amende

Paul Girot de Langlade comparaissait pour avoir déclaré lors d'un contrôle de sécurité à l'aéroport d'Orly : «On se croirait en Afrique, ici !»

«J'ai simplement voulu dire que c'était le bordel», a martelé l'ancien préfet au cours de son procès. Cette explication n'a pas convaincu la justice : vendredi, le tribunal correctionnel de Créteil a condamné Paul Girot de Langlade à 1500 euros d'amende pour injures racistes envers des agents de sécurité lors d'un contrôle dans un aéroport. Une peine inférieure aux réquisitions du parquet, qui réclamait 5000 euros d'amende. L'avocat du préfet a aussitôt annoncé qu'il faisait appel.
Le 31 juillet 2009, Paul Girot de Langlade, alors préfet chargé des Etats généraux de l'Outre-mer pour la Réunion, se présente à un portique de sécurité d'Orly alors qu'il est en transit avec son épouse. Le couple est fatigué par le voyage et pressé. Mais au moment du contrôle, l'alarme retentit et le ton monte avec les agents de sécurité. Une certaine confusion s'ensuit et le préfet s'emporte: «On se croirait en Afrique ici!», dit-il, suivi d'un «il n'y a que des noirs ici». Trois agents de sécurité, dont deux femmes noires, portent aussitôt plainte. Rapidement, la polémique enfle et le préfet est mis à la retraite d'office.

«On a cherché à le rendre raciste»

A l'audience, l'ancien haut fonctionnaire de 63 ans, carrure imposante et voix de stentor, le reconnaît sans mal : il a bien tenu ces propos mais, jure-t-il, «il n'y avait rien de raciste». «Je suis désolé d'avoir vexé ces personnes», a-t-il déclaré. «Si le contrôle avait été rigoureux, j'aurais pu dire: 'on se croirait à Singapour ou aux Etats-Unis'», a justifié l'ancien préfet, qui a nié avoir évoqué la couleur de peau des agents.
Un point de vue rejeté par le juge Philippe Michel, qui, en rendant public le jugement, a estimé que les propos du préfet «procèdent d'un amalgame selon lequel toutes les personnes du continent africain partagent le même défaut de l'incompétence et de la désorganisation». Selon le magistrat, la phrase incriminée «avait d'autant plus de portée qu'elle a été prononcée par un préfet tenu à une obligation de réserve et de sang-froid» et qui n'a «pas tenu compte» du fait que les agents de sécurité présents lors du contrôle étaient «pour partie des personnes de couleur».
«On a cherché à le rendre raciste parce que quelqu'un avait besoin de se faire passer pour un anti-raciste de service», avait pourtant plaidé plus tôt son avocat, Me Collard, visant sans le nommer le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qui avait suspendu le préfet pour cette affaire. Fin août 2009, Paul Girot de Langlade avait accusé le ministre d'avoir «orchestré» cette affaire «pour se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste» après son passage au ministère de l'Identité nationale.

Gallois critique l'attitude de Boeing après l'avis de l'OMC

AIX-EN-PROVENCE (Reuters) - Le président d'EADS a vivement critiqué l'attitude de Boeing à la suite de la publication des conclusions de l'OMC sur les aides reçues par Airbus ces dernières années et estimé que Bruxelles ferait certainement appel.
Louis Gallois a également déclaré que les avances remboursables dont avait bénéficié l'A330 du constructeur aéronautique européen étaient "légales" et qu'EADS présenterait, comme prévu, un projet pour l'appel d'offres des avions ravitailleurs de l'armée de l'air américaine le 8 ou le 9 juillet, sur la base d'un A330 dérivé.
"Je crois que la nervosité que manifeste Boeing dans cette affaire (celle de l'OMC, ndlr) et la campagne de propagande née depuis trois ou quatre jours montrent qu'ils craignent que nous ayons une offre compétitive pour les tankers", a souligné Louis Gallois devant des journalistes, en marge des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).
"Ils savent que nous avons un meilleur avion, ils craignent que nous soyons moins chers qu'eux", a-t-il ajouté.
La compétition des ravitailleurs revêt un caractère stratégique pour le groupe d'aéronautique et de défense. Le contrat de l'US Air Force est estimé à quelques 50 milliards de dollars (39,8 milliards d'euros) et un succès permettrait à EADS de s'implanter durablement sur le marché américain de la défense, de très loin le premier de la planète.
Face à l'A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d'Airbus, Boeing propose un appareil calqué sur le B767 tandis qu'une société américaine, U.S. Aerospace, a créé la surprise vendredi après avoir annoncé son intention de concourir aux côtés du constructeur ukrainien Antonov.
Louis Gallois a affirmé qu'EADS comptait remettre son offre "le 8 ou le 9 juillet."
"Nous remettrons cette offre avec les partenaires américains dont nous avons besoin, il y a plus de 200 entreprises américaines qui vont travailler pour nous dont certaines pour les équipements sensibles", a-t-il dit.
GUERRE DE COMMUNICATION
Les commentaires de Louis Gallois marquent un nouvel épisode de la guerre de communication à laquelle se livrent Airbus et Boeing depuis ces derniers jours.
L'Organisation mondiale du commerce a demandé mercredi à l'Union européenne de mettre fin aux subventions qu'elle accorde à Airbus pour l'assemblage de ses appareils.
Cette prise de position, bien qu'elle n'ait pas d'impact direct sur l'appel d'offres du Pentagone, pourrait néanmoins influencer le débat outre-Atlantique, l'A330 ayant bénéficié d'aides publiques il y a plusieurs années.
"Les avances remboursables sont considérées comme un moyen légal mais il peut y avoir d'autres éléments de subvention qu'il faut juger", a plaidé Louis Gallois.
"L'OMC a dit que les avances remboursables de l'A330-200, qui est la base du tanker, étaient légales et ils ont par contre indiqué que sur un certain nombre d'avances, il y avait des éléments de subvention. Eh bien, on va juger de tout cela et il est probable que la Commission européenne fera appel sur ces points", a-t-il poursuivi.
Selon lui, les avances remboursables actuellement en cours d'élaboration pour le long courrier A350 XWB, le grand programme d'avenir d'Airbus, sont également conformes aux règles de l'OMC, ce que conteste Boeing et les Etats-Unis.
L'OMC devrait rendre d'autres conclusions le 16 juillet, cette fois au sujet d'une plainte déposée par l'UE contre Boeing.
"Ce rapport ne sera pas connu mais un certain nombre de gens vont l'avoir et je serai heureux de savoir ce jour-là si Boeing fera des communiqués de presse aussi victorieux que ceux qu'il a fait à l'occasion du premier rapport (sur Airbus, ndlr)", a noté Louis Gallois.
"Les aides à la recherche, dans la conclusion du panel actuel sont considérées comme illégales et nous savons que l'essentiel du support que reçoit Boeing se fait à travers des aides à la recherche donc on va voir", s'est-il interrogé.
Louis Gallois a néanmoins refusé de dire si EADS envisageait de poursuivre Boeing à la suite de ses déclarations.

Le CAC 40 termine sur un petit rebond

L'indice phare de Paris n'a pas été pénalisé par la destruction plus forte que prévu de 125.000 emplois nets au mois de juin aux Etats-Unis. L'euro repart à la hausse.

Les investisseurs avaient les yeux rivés sur les Etats-Unis qui publiaient le très attendu rapport mensuel sur l'emploi. Résultat: au mois de juin, l'économie américaine a supprimé 125.000 emplois nets contre les 100.000 attendus. Les créations d'emplois sont de 83.000 contre 112.000 espérés par les marchés. C'est toutefois mieux que les 33.000 du mois de mai. En revanche, le taux de chômage a reculé, à 9,5% contre 9,7% le mois précédent. Il est au plus bas depuis juillet 2009, alors que les analystes prévoyaient une hausse, à 9,8%.
Le marché parisien, qui a perdu plus de 5% depuis lundi, semblait déjà avoir intégré la nouvelle dans les indices, car mercredi l'enquête ADP a dévoilé des chiffres moins bon que prévu pour l'emploi privé.Le CAC 40 a clôturé la semaine en hausse de 0,25% à 3 348,37 points. Ce qui n'empêche pas l'indice parisien d'afficher une baisse de près de 5% sur la semaine.
Jeudi une autre statistique est venue appuyer ces dernières avec les demandes d'indemnisation du chômage qui ont augmenté de 13.000 pour atteindre 472.000 lors des chiffres arrêtés au 26 juin, alors que les économistes attendaient en moyenne une baisse à 452.000 par rapport au chiffre de 457.000 initialement annoncé. Ce qui ne laisse pas présager le meilleur pour cet après-midi.
A noter que la séance à Paris sera exceptionnellement aujourd'hui autour de 41 valeurs en raison des deux nouvelles entitiés du groupe Accor.
Les valeurs bancaires. Les banques ayant emprunté hier moins de liquidités que prévu à la BCE, ont rassuré. Mais, d'après le Financial Times, une vingtaine de banques seraient contraintes de lever des fonds à l'issue des tests de résistances. Société Générale cède 0,84% à 33,585, BNP Paribas 1,72%% à 44,24, Crédit Agricole se stabilise.
Edenred (nouvelle dénomination d'Accor Services) fait son entrée en Bourse. Le prix de référence technique du titre a été fixé à 11,40 euros, un chiffre qui se situe dans le bas de la fourchette de 11 à 14 euros avancée mardi par le président d'Accor lors de son assemblée générale et plus bas que son cours de jeudi sur le marché gris, qui était aux alentours de 12 euros selon des traders. Dans les premiers échanges, le titre gagnait plus de 24% à 12,24 euros.
Accor est malmené et perd 5,18% à 23,420 euros. Selon Les Echos, le groupe est également sur le point de céder la société de restauration ferroviaire Wagons-Lits au français Newrest. Par ailleurs, toujours selon le quotidien, le projet d'introduction en Bourse de Lucien Barrière, autre filiale d'Accor, sera présenté aux analystes le 7 juillet.
GDF Suez (+0,86% 22,99 euros).Standard & Poor's a annoncé jeudi soir avoir abaissé la perspective des notes A/A1 du groupe de «positive» à «stable», jugeant peu probable que le groupe atteigne et maintienne une situation financière justifiant un relèvement de ses notes.
BNP Paribas et BPCE, la maison mère de Natixis ont annoncé une alliance dans le crédit à la consommation qui passera par le développement d'une plate-forme informatique commune opérationnelle à partir du 1er janvier 2013. »Le titre BNP Paribas gagne 2,09%. Natixis cède 0,41% .
Schneider (+0,59% à 81,37euros) a déclaré jeudi soir être en discussions avec la municipalité d'Achgabat, au Turkménistan, sur la rénovation du réseau électrique de la ville. La Tribune rapporte vendredi que le groupe a décroché ce contrat, que le journal chiffre à 1,3 milliard de dollars (1 milliard d'euros environ).
LVMH (+0,34% à 85,49 euros) est sur le point d'acquérir une société brésilienne, le leader du pays de la vente en ligne de parfums et de cosmétiques.
Bénéteau a abaissé de 17% à 15% son objectif de croissance de chiffre d'affaires pour l'exercice 2009-2010 sous le coup de retards de livraisons de bateaux. Le constructeur de voiliers et de bateaux à moteur a toutefois confirmé son objectif de résultat opérationnel courant à 37,5 millions d'euros pour son exercice qui se terminera fin août. Le titre résiste : il gagne 3,32% à 11,06 euros.

L'affaire Bettencourt ravive le débat sur le bouclier fiscal

"On ne touche pas au bouclier fiscal", tonnait encore Nicolas Sarkozy en mars dernier. Le président de la République manque en effet rarement l'occasion de railler les promoteurs d'une taxation des plus riches : "S'il suffisait d'augmenter les impôts pour qu'il y ait de la justice sociale, depuis des années qu'on augmente les impôts gauche et droite confondues, on devrait être le pays le plus juste au monde !"
Mais le dernier rebondissement de l'affaire Woerth-Bettencourt éclaire d'un nouveau jour l'efficacité de la loi TEPA d'août 2007. Ce texte, figure de proue des premiers mois du quinquennat de Nicolas Sarkozy, est censé encourager les Français les plus riches à rapatrier dans l'Hexagone des capitaux placés dans des pays à la fiscalité plus douce. Liliane Bettencourt, 17e fortune de la planète, selon le classement Forbes, a reçu de l'Etat, en 2008, un chèque de 30 millions d'euros au titre de ce mécanisme fiscal. Les enregistrements publiés par Mediapart ont démontré qu'alors que l'administration française versait un chèque à la milliardaire, elle était soupçonnée de soustraire à l'administration fiscale plusieurs dizaines de millions d'euros, cachés sur des comptes suisses.
% DU TOTAL DU BOUCLIER FISCAL Le bouclier fiscal permet à tout contribuable dont le total des contributions directes excède 50 % des revenus déclarés au fisc après déductions de réclamer un remboursement. Selon des chiffres officiels, le bouclier fiscal a coûté 600 millions d'euros à l'Etat en 2008. Environ 14 000 personnes en ont bénéficié, et parmi elles moins de 1 000, ayant un patrimoine supérieur à 15 millions d'euros, ont reçu 400 millions d'euros. Ces personnes ont reçu du fisc près de 400 000 euros en moyenne. La somme versée à Liliane Bettencourt représente 5 % du total du bouclier fiscal.
Cette nouvelle affaire Bettencourt illustre une réalité déjà dénoncée par la Cour des comptes, alors présidée par Philippe Seguin, dans un rapport publié en mars 2009, qui souligne que ces réductions d'impôt ont contribué au développement de stratégies d'optimisation fiscale : "Elles ont pu constituer parfois un effet d'aubaine davantage qu'une mesure d'incitation." La mise en place du bouclier fiscal a ainsi incité certains ménages à "réorganiser leur patrimoine et leurs revenus pour minimiser ces derniers et réduire ainsi leur plafond d'imposition directe". Dans certains cas, le bouclier fiscal permet à des contribuables fortunés d'être exonérés, non seulement de l'ISF, mais aussi d'autres impôts directs comme les taxes foncières et d'habitation. "Si de nouveaux prélèvements sur le patrimoine devaient être institués, la question du niveau du bouclier fiscal mériterait d'être posée", notait la Cour des comptes.
Quatorze contribuables disposant d'un patrimoine de plus de 16 millions d'euros et ayant un revenu fiscal de référence de moins de 3 428 euros se sont même vu rembourser 220 000 euros chacun. Il s'agit de rentiers ou de contribuables recourant massivement aux niches fiscales pour faire baisser le montant de leurs revenus pris en compte dans le bouclier.
"L'UMP OFFRE DES MILLIONS À SA CLIENTÈLE VIA DES CADEAUX FISCAUX"
"Plus on est riche, plus le remboursement est important. C'est pour cela que le bouclier est le symbole de l'injustice fiscale", souligne Vincent Drezet, secrétaire national du Syndicat national unifié des impôts (SNUI).
"L'impôt est au cœur du pacte républicain, rappelle Jean Arthuis, sénateur centriste, président de la commission des finances. Il est impératif de le simplifier, afin qu'il soit transparent pour tous avec une règle stable. Je réclame depuis des années une suppression de l'ISF et l'instauration d'une tranche supplémentaire pour les plus hauts revenus ainsi qu'une TVA sociale."
"Pendant que l'UMP offre des millions d'euros à sa clientèle via des cadeaux fiscaux, les populations les plus modestes sont appelées à compenser", estime Arnaud Montebourg, député socialiste et président du conseil général de Saône-et-Loire. "Lorsque je réclame 30 millions d'euros à François Baroin pour le paiement de la part de l'Etat de l'allocation personnalisée d'autonomie, on me les refuse sous prétexte que les caisses sont vides. C'est aussi la somme qu'on a offert à Mme Bettencourt."
"JE ME SERAI BIEN PASSÉ DE TOUT CELA"
"Moraliser le capitalisme, c'est donc pour le gouvernement de verser à ceux qui n'arrivent même plus à quantifier leur fortune l'équivalent de la création de 700 postes d'enseignants ou de 1 200 postes d'infirmiers. 30 millions d'euros, c'est 1 500 retraités à 1 500 euros par mois pendant un an. 30 millions d'euros, c'est aussi le coût moyen de la construction de trois collèges", raille pour sa part Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste.
Le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy pourrait finalement être une nouvelle victime collatérale de l'affaire Woerth-Bettencourt. "Je me serai bien passé de tout cela", lâchait le président de la République, mercredi 30 juin, devant quelques parlementaires.

La situation fiscale de Mme Bettencourt bientôt dans le viseur de la justice

PARIS — L'affaire des enregistrements pirates chez la milliardaire Liliane Bettencourt, qui a continué samedi à susciter une violente polémique politique, devrait prochainement déboucher sur un nouveau volet judiciaire avec l'ouverture d'une enquête pour blanchiment de fraude fiscale.
Plus de deux semaines après la publication par Médiapart et Le Point d'extraits d'enregistrements réalisés chez l'héritière de L'Oréal, le parquet de Nanterre devrait très prochainement lancer des investigations sur la situation fiscale de Mme Bettencourt et de ses proches.
Le parquet de Nanterre, dirigé par Philippe Courroye, a soumis "une analyse juridique" au procureur général de Versailles, Philippe Ingall-Montagnier, et, "par ricochet, à la Chancellerie", a révélé le Journal du dimanche.
"Nous attendons une confirmation technique de la police, sur la validité des enregistrements et envisageons effectivement une enquête pour blanchiment et une saisine du fisc", a précisé au JDD M. Ingall-Montagnier.
Mme Bettencourt, 87 ans, et son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, pourraient alors être entendus dans le cadre de cette enquête préliminaire et s'expliquer sur les soupçons de fraude fiscale, notamment en Suisse, qu'ont fait naître les enregistrements.
"C'est au procureur de la République d'apprécier si une enquête est nécessaire à la manifestation de la vérité. Le ministre de la justice n'entend pas et de toutes les façons ne peut pas empêcher l'ouverture de quelque enquête que ce soit. C'est la loi", a réagi samedi la Chancellerie, contactée par l'AFP.
M. de Maistre avait reconnu samedi dernier dans un entretien au Figaro l'existence de deux comptes en Suisse non déclarés d'une valeur totale de 78 millions d'euros.
Mais, avait-il ajouté, "je n'ai participé à aucun transfert d'argent entre des biens de Mme Bettencourt situés en France et un paradis fiscal. Les choses sont claires (...) S'il y a eu des négligences, ce n'était pas volontaire (de la part de Mme Bettencourt)".
Florence Woerth, l'épouse du ministre des Affaires sociales, Eric Woerth, et salariée entre 2007 et juin 2010 de Clymène, la société en charge de la gestions des actifs de Mme Bettencourt, pourrait elle aussi être auditionnée par les policiers.
Un tel développement ne devrait pas contribuer à apaiser le climat politique autour de cette affaire, en dépit de l'appel commun lancé samedi par Simone Veil et Michel Rocard dans une tribune publiée dans Le Monde.
S'exprimant comme membres du club politique Vauban, l'ex-Premier ministre socialiste et l'ancienne ministre centriste se disent "profondément inquiets" de "l'état du débat public -si tant est qu'il s'agisse vraiment d'un débat- autour d'une +affaire+ qui fait les titres de la presse".
"Nous prenons la parole ensemble pour affirmer haut et fort qu'il est temps, grand temps, de dire +Halte au feu !+" d'autant que l'actualité donne "de la scène sportive à la scène médiatique, suffisamment d'exemples d'intolérance et d'intempérance pour que les responsables politiques s'abstiennent d'apporter du grain à moudre à la broyeuse populiste".
Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a appelé Nicolas Sarkozy à "tirer les conséquences" de cette situation "nauséabonde". "Le bouclier fiscal, le mélange des genres entre M. Woerth, son épouse et Mme Bettencourt, sa fonction de trésorier de l'UMP, tout ça, objectivement, nécessite de faire un peu le ménage", a-t-il jugé.

jeudi 17 juin 2010

L’apéro interdit migre vers l’Etoile

Faute de pouvoir se rassembler à la Goutte-d’Or, les identitaires se rendront vendredi soir devant l’arc de Triomphe. La police surveillera de près.

Quarante-huit heures après que la police a interdit l’apéro saucisson et pinard, Bloc identitaire et Riposte laïque, mouvances d’extrême droite, ont appelé au rassemblement vendredi, à l’Etoile (VIIIe).
“La préfecture de police a refusé aux Parisiens le droit de commémorer le 70e anniversaire de l’Appel du 18 juin ce vendredi à La Goutte-d’Or (XVIIIe) en partageant les produits typiques de nos terroirs dans la convivialité, écrivait Bloc identitaire dans un communiqué sans équivoque envoyé mercredi soir. Nous passons au plan B, qui permettra à chacun de manifester, dans le plus grand calme et dans le total respect des lois de la République, sa révolte face à cet interdit administratif et sa volonté d’entrer en résistance contre l’islamisation de la France”.
Ce dernier précise qu’“aucun signe de reconnaissance ou d’appartenance politique ni boisson alcoolisée ne seront admis” et que seuls les "drapeaux français, sans marque dessus," le "saucisson", et le jus de raison seront autorisés.
Jeudi soir, Riposte laïque revendiquait la présence de 24 partis et associations, dont le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République. “Il n’a jamais été question que nous allions à l’Etoile. Nous approuvons la décision d’interdiction du préfet”, indiquait un porte-parole du parti jeudi. La préfecture de police de Paris précisait de son côté qu’aucune déclaration n’avait été faite pour ce rassemblement et que les forces de police serait déployées en conséquence.

Septième séance de hausse à Paris

Et de sept ! La Bourse de Paris poursuit son rally, signant sa septième séance d'affilée de hausse. Cette dernière est toutefois bien modeste et s'est jouée sur le fil, signe que le marché n'a pas été totalement indifférent aux indicateurs, assez décevants, publiés aux Etats-Unis. Le Cac 40 termine sur un gain de 0,19 % à 3.683,08 points.

Cela n'était pas arrivé depuis près d'un an : le baromètre de la Bourse de Paris s'est offert, certes de justesse, une nouvelle séance de hausse, la septième d'affilée. Il faut remonter au 23 juillet 2009 pour retrouver une telle performance, le marché avait alors enchaîné neuf séances consécutives dans le vert. La progression du marché parisien, jeudi, a toutefois été modeste et s'est jouée sur le fil. Le Cac 40 a gagné 0,19 %, signe que le rebond commence à s'essouffler et que les investisseurs ne sont pas totalement indifférents aux nouvelles en provenance d'Europe et des Etats-Unis, même s'ils les sanctionnent assez mollement depuis quelques jours.

Tout comme mercredi, les indicateurs macroéconomiques, pourtant guère enthousiasmants, n'ont eu que peu d'influence. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de 12.000 la semaine dernière aux Etats-Unis pour atteindre 472.000 alors que le marché tablait sur un repli à 450.000. Autre déception : l'indice d'activité de la Fed de Philadelphie s'est effondré à 8 points en juin, contre 21,4 en mai et 20,9 attendu. Cet indicateur, qui est à son plus bas niveau depuis août 2009, témoigne du manque d'élan des industries manufacturières. L'indice des indicateurs avancés du Conference Board s'établit, lui, légèrement en deçà des attentes mais la seule vraie bonne nouvelle vient des prix à la consommation. Pour le deuxième mois consécutif, ils ont reculé en mai (- 0,2 %), ce qui laisse à penser que la Réserve fédérale américaine maintiendra ses taux à un niveau bas pendant encore quelques temps. « L'expression « for an extended period of time » [pour une période prolongée, ndlr] devrait être maintenue dans le communiqué du Comité de politique monétaire la semaine prochaine », note Jean-Baptiste Pethe, économiste de marché chez Exane BNP Paribas.

Les marchés d'actions semblent insensibles à ces chiffres, tout du moins pour l'heure, et restent concentrés sur les bonnes nouvelles. Parmi lesquelles le succès d'adjudications dans l'Hexagone et en Espagne. La France a émis pour près de 8 milliards d'euros de dette à court terme, tandis que l'Espagne a levé 3,5 milliards d'euros par l'adjudication de notes à 10 et 30 ans. Dans les deux cas, les adjudications ont eu lieu dans le haut de la fourchette fixée. En repli ce matin, la devise européenne a repris le chemin de la hausse à 1,2366 contre le dollar.

A la clôture, le Cac 40 gagne 0,19 % à 3.683,08 points après avoir touché 3.716,19 (+ 1,09 %), son meilleur niveau depuis le 13 mai. Le volume d'affaires atteint 3,77 milliards d'euros. A Londres, le Footsie progresse de 0,30 % à 5.253 points et, à Francfort, le Dax prend 0,53 % à 6.223 points. A l'inverse, le Dow Jones perd 0,38 % à 10.369 points et le Nasdaq 0,17% à 2.303 points.

Sur le front des matières premières, le brut de qualité WTI corrige de 63 cents à 77,04 dollars. Le baril a touché 78,13 en séance mercredi, son meilleur niveau depuis le 10 mai.

Première pondération du Cac 40, Total gagne 0,25 % à 40,45 euros. L'indice DJ Stoxx du secteur européen du gaz et du pétrole avance de 1,37 % alors que BP progresse de 6,7 % à Londres. Le groupe britannique a passé son dividende et accepté de créer un fonds de 20 milliards de dollars pour couvrir les dommages causés par la marée noire dans le golfe du Mexique.

Les banques évoluent en ordre dispersé. BNP Paribas cède 0,57 % à 49,06 euros tandis que Société Générale prend 2,70 % à 37,135 euros. UBS a réitéré son conseil d'achat sur les deux établissements tout en abaissant son objectif de cours.

En baisse en début de séance, GDF Suez prend 0,21 % à 26 euros. Le groupe d'énergie a annoncé la signature d'une ligne de crédit syndiqué de 4 milliards d'euros à cinq ans dans le but de refinancer des lignes de crédit arrivant à échéance en 2012.

Pernod Ricard monte de 1,68 % à 66,73 euros alors que Sanford C. Bernstein a relevé son objectif de cours sur le titre de 74 à 80 euros.

Eramet s'adjuge 2,41 % à 227,25 euros. Le groupe a confirmé avoir signé un accord de principe pour une entrée du Gabon à son capital sans toutefois préciser la taille de sa participation. Selon Les Echos, Libreville devrait prendre 4 à 5 % du capital du groupe minier français. Eramet a par ailleurs annoncé que le Gabon portera de 25 % à environ 35 % sa participation dans leur filiale commune de manganèse Comilog.

APRR avance de 7,55 % à 54,70 euros alors qu'Eiffage a signé, via sa filiale Eiffarie, un accord avec les fonds Elliott Management Corporation et Sandell Assett Management pour leur racheter les 13,73 % qu'ils détiennent dans le groupe de concession autoroutière pour 854 millions d'euros. Effarie est détenu à quasi-parité par Eiffage et le groupe australien Macquarie. A l'issue de l'opération, Eiffarie détiendra plus de 95 % d'APRR et lancera une offre publique de retrait au prix de 54,16 euros par action, coupon attaché. Un dividende de 0,84 euro sera versé le 30 juin. Eiffage bondit de 10,46 % à 39,955 euros.

Rhodia progresse de 3,90 % à 14,925 euros. Le groupe de chimie de spécialités a annoncé le rachat du chinois Feixiang Chemicals sur la base d'une valeur d'entreprise de 397,3 millions d'euros. L'actionnaire majoritaire actuel conservera 12,5 % du capital pendant deux ans, précise le groupe français, sans révéler l'identité dudit actionnaire.

Les mesures d'économies vont dans le bon sens, selon le FMI

La reprise économique en France est «fragile» et les perspectives restent «très incertaines», a estimé hier le Fonds monétaire international. Mais la réduction des déficits est nécessaire pour assurer une croissance durable à moyen terme

FREDERIC SCHAEFFER, LES ECHOS
A un jour près, le Fonds monétaire international n'aura pu commenter le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement. Daté de mardi et publié jeudi, le compte rendu de mission de l'organisation dirigée par Dominique Strauss-Kahn a tout de même jugé bon de souligner que «le gouvernement accorde à juste titre une attention particulière à une réforme des retraites visant à repousser l'âge effectif de départ à la retraite ». Et, alors que les syndicats s'y opposent fermement, lui a suggéré par avance de «résister aux pressions» qui conduiraient à s'appuyer «démesurément» sur une hausse des recettes.
Alors que les mesures de relance «temporaires et bien ciblées ont contribué à maintenir la demande intérieure et à éviter une récession plus marquée», le FMI note en revanche que «dans un contexte européen instable, la reprise économique est menacée par les possibles retombées de la crise de la dette souveraine». Le FMI estime que les perspectives économiques sont «très incertaines» et anticipe une croissance «atone» cette année suivie d' «une légère reprise» en 2011. Le Fonds ne donne pas de prévisions chiffrées mais anticipait, en avril, une croissance du PIB de 1,5% cette année et de 1,8% en 2011, soit un rythme plus élevé qu'en moyenne dans la zone euro (1% et 1,5% respectivement). Certes, ces perspectives de croissance sont faibles et il convient de ne pas casser la reprise. Mais parallèlement, la flambée de la dette publique et la pression des marchés imposent de définir dès à présent une stratégie de consolidation budgétaire à moyen terme «crédible».

Accorder plus d'importance à la recherche-développement et à l'innovation

S'agissant de l'objectif affiché par Paris de ramener le déficit public de 8% à 3% du PIB en 2013, «cette trajectoire devrait être respectée» compte tenu des évolutions actuelles des marchés. Mais cet effort doit «s'appuyer sur des hypothèses macro-économiques réalistes» et la prévision de croissance du gouvernement (+2,5% par an à partir de 2011) «risque d'aboutir à une sous-estimation significative de l'ampleur des efforts budgétaires requis».
Au-delà du dossier des retraites, le FMI salue les diverses mesures d'assainissement budgétaire annoncées depuis un mois par le gouvernement, comme le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique ou encore le gel des dépenses publiques en valeur. Concernant le projet d'instaurer des règles budgétaires contraignantes dans la Constitution, «cette mesure constituerait une réforme significative», juge encore l'institution.
Au-delà, le FMI plaide pour «un programme accéléré de réformes structurelles» afin de renforcer une croissance potentielle mise à mal par la crise. Il appelle à accorder plus d'importance à la recherche-développement et à l'innovation pour que la France réduise son écart de compétitivité avec l'Allemagne. A cet égard, les «efforts significatifs» engagés dans le cadre du grand emprunt «vont dans la bonne direction». Il plaide également pour une réforme du marché du marché du travail et une levée des barrières réglementaires dans certains marchés potentiellement concurrentiels, estimant que cela pourrait améliorer le taux de croissance de la France de plus de 0,75% par an.

Un rebond technique permet à Wall Street de finir en hausse

NEW YORK (Reuters) - Les marchés d'actions américains ont terminé en hausse après que le S&P 500 est tombé sous sa moyenne mobile de 200 jours, déclenchant un rebond technique.
Les indices new-yorkais avaient pourtant passé la majeure partie de la séance dans le rouge après la publication de statistiques qui sont venus montrer que la reprise américaine montrait des signes s'essoufflement.
L'indice Dow Jones a gagné 24,71 points (0,24%) à 10.434,17, tandis que le S&P-500 a pris 1,43 point (0,13%) à 1.116,04. Le Nasdaq Composite a avancé de 1,23 point, 0,05% à 2.307,16.
L'indice d'activité industrielle de la Réserve fédérale de Philadelphie est ressorti nettement inférieur aux prévisions en juin, en s'établissant à 8,0 en juin contre 20,9 attendu et 21,4 en mai.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont en outre augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 12 juin à 472.000 contre 460.000 la semaine précédente et 450.000 attendu par les économistes.
"Cela envoie un message qui dit que le rythme de la reprise est peut-être en train de ralentir", a estimé Fred Dickson de D.A. Davidson & Co.
Signe de la prudence des marchés, ce sont avant tout les valeurs défensives qui sont ressorties en hausse.
Procter & Gamble s'est ainsi adjugé 0,9% à 61,76%.
Les valeurs du secteur de la distribution hors produits de première nécessité ont en revanche souffert du regain d'inquiétudes provoqué par les statistiques du jour, l'indice S&P de la distribution perdant 1,25%.
Les promoteurs immobiliers ont également peiné après l'abaissement des recommandations sur cinq titres du secteur.
KB Home a abandonné 3,02% et l'indice Morgan Stanley de l'immobilier a cédé 1,88%.
Toll Brothers a abandonné 3,93% à 18,03 dollars après avoir expliqué que le recul de la confiance des ménage pénalisait l'achat de logements.
Par ailleurs, l'action Dreamworks a perdu 4,11% à 27,08 dollars après avoir annoncé que les entrées décevantes de le dernier épisode de sa série "Shrek" allait affecter son deuxième trimestre.
Apple a de son côté inscrit un record à 272,90 dollars après avoir annoncé la veille avoir prévendu 600.000 exemplaires de son nouvel iPhone. Le titre a terminé en hausse de 1,73% à 271,87 dollars.

Affaire des cigares : plainte en diffamation contre Christian Blanc

L'odeur des havanes de Christian Blanc continue d'imprégner l'actualité. Ce jeudi, Guillaume Jublot, l'ancien chef de cabinet du secrétaire d'Etat au Développement de la région-capitale, a annoncé qu'il portait plainte pour diffamation contre son ex-patron.
L'histoire avait commencé par une indiscrétion. Mercredi «Le Canard enchaîné» a révélé que le secrétaire d'Etat fumait aux frais du contribuable. Le ministre se serait vu offrir pour 12 000 euros de havanes depuis son rattachement au bureau du Premier ministre, il y a dix mois.
Il a remboursé 3 500 euros le 10 juin, selon l'hebdomadaire satirique. Ayant eu vent de la parution de l'article dès mardi soir, Christian Blanc a aussitôt mis en cause nommément l'un de ses anciens collaborateurs, Guilllaume Jublot, comme source des fuites. L'ancien PDG d' avait affirmé qu'il était «l'objet d'un règlement de comptes» après sa décision de mettre fin aux fonctions de son collaborateur.
Ce jeudi, dans un communiqué transmis par son avocate, Me Jacqueline Laffont, Guillaume Jublot «dément avec la plus grande fermeté les accusations mensongères proférées à son encontre». «Par cette manœuvre, M. Blanc tente de se défausser en reportant injustement sur un tiers la responsabilité» de l'achat de cigares réglé par l'Etat, déplore-t-il.
L'ancien chef de cabinet estime qu'il fait «l'objet d'imputations mensongères, attentatoires à son honneur et à sa considération». Aussi a-t-il décidé de «porter plainte en diffamation contre Christian Blanc».
Interrogé au Talk Orange-Le Figaro, le secrétaire général de l', , à jugé jeudi «choquants» les 12.000 euros de cigares réglés sur fonds publics pour le compte de Christian Blanc. «A chacun d'être davantage vigilant, d'être complètement scrupuleux et de veiller (...) à ce que l'exemplarité soit au rendez-vous», ajoute-t-il.
«On n'oblige personne à faire de la politique. La politique demande c'est vrai, une éthique, celle de l'intérêt général», poursuit-il.

Merkel: tous pays UE publieront tests de résistance banques

BRUXELLES (Dow Jones)--Chacun des 27 pays membres de l'Union européenne publiera des résultats détaillés des tests de résistance de ses banques d'ici à juillet, a déclaré jeudi la Chancelière allemande Angela Merkel à l'issue d'un sommet des dirigeants européens à Bruxelles.
"Il s'agit d'une étape importante pour prouver aux marchés que nous recherchons la plus grande transparence", a-t-elle indiqué.
La Chancelière a ajouté que chacun des pays membres de l'UE s'efforcerait également de mettre en place une taxe bancaire destinée à couvrir toute future crise financière, ainsi qu'une taxe sur les transactions financières, sous quelque forme que ce soit.
Les membres de l'Union européenne appartenant au G20 feront d'abord pression pour obtenir un accord mondial sur ces taxes au cours du sommet du G20 qui aura lieu à la fin du mois à Toronto. Si les membres du G20 s'opposent à la mise en oeuvre de ces mesures au niveau international, alors l'Union européenne les mettra seule en place, a souligné la Chancelière.
Angela Merkel a par ailleurs indiqué que, selon elle, une telle taxe ne pourrait pas être mise en oeuvre en Allemagne avant 2012.
Elle a ajouté que les membres de l'UE appelleraient également le G20 à adopter des réformes supplémentaires des marchés financiers, notamment une plus grande régulation du négoce de certains dérivés.
La Chancelière a enfin souligné que toute nouvelle procédure devrait concerner l'ensemble de l'Union européenne, et non uniquement les pays membres de la zone euro, comme l'avait souhaité la France.

PriceMinister racheté par un groupe Japonais

INTERNET - L'entreprise de Pierre Kosciusko-Morizet vaut environ 200 millions d’euros...

L’un des fleurons du e-commerce à la française tombe dans l’escarcelle d’une galerie marchande nippone, Rakuten. L’entreprise japonaise, qui veut en faire sa tête de pont pour se développer en Europe, a déboursé environ 200 millions d’euros. Actuellement numéro un au Japon, Rakuten vise le rang de leader mondial de l'e-commerce et affiche une politique ambitieuse de développement sur le Vieux continent.

PriceMinister devient la «filiale européenne» du groupe japonais, a indiqué à l'AFP Pierre Kosciusko-Morizet, cofondateur et PDG de l’entreprise, qui y voit l'occasion d'accélérer sa croissance, avec un actionnaire «qui est là pour exécuter une vision» et non pour réduire les coûts. Le frère de NKM a précisé que son entreprise avait été «approchée par la plupart des grosses boîtes Internet», mais que c'est la vision «à long terme» qui l'a séduit chez Rakuten.

Success-story


A court terme, rien ne changera pour les membres du site PriceMinister, mai «assez vite on va s'inspirer des nouvelles fonctionnalités développées par Rakuten. Ils sont très présents sur le mobile», a précisé Pierre Kosciusko-Morizet. De même, ils vont, comme les Japonais, proposer aux boutiques de vendeurs qu'ils hébergent d'être personnalisées.

PriceMinister, c’est l’une des success-story de l’Internet français. L’entreprise a été créée il y a dix ans, avec un investissement initial de 40.000 euros. Plusieurs tours de table ont suivi pour monter à 10 millions d'euros, a expliqué Kosciusko-Morizet, qui jusqu'ici détenait un peu moins de 20% du capital et restera encore au moins cinq ans le PDG. Il avait eu l'idée d'importer le concept, inconnu en Europe, d'un site d'e-commerce américain, half.com, «sorte de librairie d'occasion virtuelle», dans un contexte d'autant plus difficile que la bulle Web venait d'exploser. L'année dernière, les ventes sur le Net ont bondi en France de 26%, malgré la crise.

mercredi 16 juin 2010

Wall Street fait du surplace après des indicateurs mitigés

La de New York a fini sur une note quasi stable, dans un qui a résisté à la baisse après de mauvais chiffres sur la construction, la production industrielle montrant plus de vigueur: le Dow Jones a gagné 0,05% et le est resté stable.
Selon des chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average a grappillé 4,69 points à 10.409,46 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,05 point à 2.
305,93 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de son côté de 0,06% (0,62 point) à 1.114,61 points.
"Après la hausse des ces derniers jours, on aurait eu des tas de raisons d'avoir une baisse plus marquée, que ce soit les chiffres de la construction particulièrement mauvais, des nouvelles négatives en provenance (du numéro un mondial des téléphones portables, le finlandais) Nokia ou les prévisions du groupe de messagerie FedEx, vu comme un baromètre, pas extrêmement positives", a noté Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.
Les mises en chantier ont chuté à leur plus bas niveau depuis le début de l'année en mai et les perspectives du secteur ne s'améliorent pas, comme l'indique la baisse des permis de construire délivrés.
Toutefois, le tableau a été tempéré par des chiffres de la production industrielle au cours du même mois, qui se sont révélés plus positifs avec une accélération (+1,2% par rapport au mois précédent).
Le marché s'est monté très hésitant tout au long de la séance.
"Il semble que le fait que le marché soit capable de se maintenir au-dessus de certains niveaux de résistance attire les acheteurs", a observé Peter Cardillo, d'Avalon Partners.
Dans un marché où les volumes d'échanges étaient peu étoffés et où la volatilité est revenue à son plus bas niveau depuis un mois, les opérateurs scrutaient les niveaux techniques, a rapporté de son côté Gregori Volokhine.
Le S&P 500 est remonté au-dessus de sa moyenne mobile des 200 derniers jours, "souvent considérée comme le point de démarcation entre un marché haussier et un marché baissier", a expliqué Joseph Hargett, de Schaeffer's Investment Research.
Le marché obligataire a progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 3,282% contre 3,310% mardi et celui du bon à 30 ans à 4,200% contre 4,230% la veille.

L'UE et le FMI démentent préparer un prêt pour l'Espagne

MADRID/BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) ont démenti mercredi une information de presse selon laquelle, avec l'aide du Trésor américain, ils travailleraient à un plan destiné à fournir des liquidités à l'Espagne.
Selon El Economista, ce programme inclurait une ligne de crédit pouvant aller jusqu'à 250 milliards d'euros. Le journal, qui cite des sources proches de "l'entité émettrice", ajoute que la mesure a fait l'objet de discussions lors d'une réunion spéciale du conseil d'administration du FMI.
Cet article est "très bizarre", a déclaré Amadeu Altafaj, porte-parole de la Commission européenne. "Je le démens formellement."
Une porte-parole du FMI a pour sa part qualifié l'article de "totalement infondé".
Ces démentis n'ont pas empêché une nouvelle poussée d'inquiétude des investisseurs au sujet de l'Espagne, comme en témoigne le niveau, sans précédent depuis la création de la zone euro, de la prime réclamée pour détenir de la dette espagnole plutôt que des emprunts de référence allemands.
L'écart de rendement entre les obligations espagnoles à dix ans et leurs équivalents allemands a ainsi atteint dans la journée 223 points de base, selon les données de Tradeweb.
Et la Bourse de Madrid a terminé dans le rouge, cédant 0,6% sur la journée alors que les autres grandes places boursières européennes poursuivaient leur progression.
"Le bruit relatif à une sorte d'accès facilité au crédit pour l'Espagne s'est beaucoup amplifié", a déclaré Silvio Peruzzo, économiste chez RBS à Londres.
Le 7 juin dernier, les 16 pays de la zone euro ont finalisé la mise en place d'un fonds européen de stabilité financière (FESF), d'une capacité d'intervention de 440 milliards d'euros, appelé à venir au secours de tout pays rencontrant des difficultés similaires à celles qui étranglent la Grèce.
L'ESPAGNE PAS À L'ORDRE DU JOUR DU CONSEIL EUROPÉEN
Un porte-parole du gouvernement espagnol a assuré mardi que la rencontre prévue vendredi entre le président du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, et le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, n'avait pas de lien avec les spéculations relayées dans la presse sur un prêt à l'Espagne.
En marge d'une conférence à Paris, Dominique Strauss-Kahn a fait peu de cas de l'article d'El Economista.
"Je suis en France. Est-ce qu'il y a des spéculations au sujet d'une aide à la France ? Je me rends en Italie demain. Y a-t-il des rumeurs d'aide au sujet de l'Italie ? Dans une semaine, je serai à Bruxelles. Est-ce qu'il y a des spéculations au sujet d'une aide à la Belgique ?", a-t-il dit.
L'article d'El Economista est publié un jour avant la tenue d'un Conseil européen qui est officiellement consacrée à la réforme de la gouvernance économique européenne.
L'Espagne ne figure pas à l'ordre du jour de ce conseil, mais il ne fait guère de doutes que la situation financière du pays a de fortes chances d'accaparer les discussions de couloir entre dirigeants de l'Union européenne.
Malgré le succès rencontré mardi par une adjudication de titres de dette menée par Madrid, les investisseurs restent préoccupés par la situation des marchés du crédit en Espagne, où le taux de chômage avoisine 20% et le déficit budgétaire 11% du produit intérieur brut (PIB).
Les banques espagnoles, y compris les plus puissantes comme BBVA ou Santander, ont de plus en plus de difficultés à se financer sur les marchés et se voient contraintes de se tourner vers la Banque centrale européenne (BCE) pour trouver des liquidités.
Les marchés seront peut-être rassurés par le fait que gouvernement espagnol a approuvé mercredi une réforme de la législation du travail, qui sera soumise à un vote parlementaire le 22 juin.
Les économistes la jugent cruciale pour rétablir une croissance durable en abaissant les coûts d'embauche et de licenciement, qui sont parmi les plus élevés du monde industrialisé, et en rendant les industries de transformation plus compétitives.
Elizabeth O'Leary et Dale Hudson, Gwénaelle Barzic, Benoît Van Overstraeten et Philippe Bas-Rabérin pour le service français, édité par Marc Angrand

Poker menteur autour du Monde

Une sacrée partie de poker menteur est en train de se jouer autour de la recapitalisation du Monde. Une partie où il n'est pas interdit de s'envoyer des coups de pied, et pas seulement en dessous de la table. Aujourd'hui, c'est Claude Perdriel qui abat ses cartes. Au cours d'un déjeuner de presse, le propriétaire du groupe Nouvel Obs a tranquillement réglé leur compte à ses adversaires et annoncé qu'il serait en mesure de déposer son offre de manière ferme (80 millions d'euros), lundi prochain à midi, en compagnie de son partenaire minoritaire, le géant Orange (France Télécom). "France Télécom pèsera au final 16 à 17 % du capital du Monde, au maximum 20 %", a-t-il précisé. Premier bug : interrogé par Le Point.fr, Orange atténue l'enthousiasme de Perdriel : "Attention, c'est loin d'être fait." Si jamais Le Monde devait lui échapper, Perdriel a indiqué qu'il souhaitait "aider Libération", un journal qui a toute son estime.
Sûr de lui, Claude Perdriel affirme, de son côté : "France Télécom se substituera au groupe Lagardère dans la filiale Internet. Arnaud Lagardère a accepté de sortir du Monde. Du reste, il discute avec Stéphane Richard, patron d'Orange. C'est leur affaire, pas la mienne." France Télécom confirme que des discussions ont été engagées entre Arnaud Lagardère et Stéphane Richard sur la valorisation des parts du premier dans Le Monde interactif. Lagardère en exigerait 40 millions d'euros. Orange serait plutôt disposé à ne verser que 30 millions d'euros. Deuxième bug : Lagardère dément toute discussion. "Nous sommes pour le sauvetage du Monde et pour la sauvegarde de nos intérêts, indique le porte-parole d'Arnaud Lagardère. En raison de nos droits, tout acquéreur du Monde doit discuter avec nous, ce qui n'est le cas d'aucun des protagonistes." Mince alors... Qui dit vrai ? Qui ment ?
"Mon indépendance est totale" (Claude Perdriel)
Claude Perdriel avait surtout à coeur de rétablir son honneur de patron de presse indépendant. En effet, la révélation des interventions de Nicolas Sarkozy dans ce dossier sensible l'a mis de fort méchante humeur. Surtout quand il fut suggéré qu'Orange n'avait accepté de rallier sa proposition que sur l'insistance du chef de l'État... "Mon indépendance est totale", a déclaré, avec force, le patron du Nouvel Obs. J'appartiens à la gauche mendésiste, pas à celle avec laquelle a gouverné François Mitterrand. Je n'ai rien contre Nicolas Sarkozy. Mais imaginez que je vais céder à ses pressions, c'est mal me connaître. Je me suis senti d'autant plus insulté quand on me compare à mes deux adversaires."
C'est à partir de là que les coups ont plu ! Perdriel a rappelé que ses concurrents étaient, quant à eux, bien davantage dépendants de l'État. "Mathieu Pigasse est directeur général de la banque Lazard qui est spécialisée dans les fusions-acquisitions de haut niveau. Et vous pensez que le président de la République n'y met pas la main ? Puisqu'il se mêle de tout." Xavier Niel, qui a davantage sa sympathie, dépendrait de l'État en raison des licences que celui-ci délivre dans le domaine des mobiles. "Pas de chance pour Perdriel, nous avons obtenu une licence mobile contre l'avis du chef de l'État", rappelle-t-on du côté de Xavier Niel.
Perdriel critique l'attitude de Fottorino
Enfin, Claude Perdriel s'est étonné de l'attitude d'Éric Fottorino face aux pressions de Nicolas Sarkozy. Selon lui, le directeur du Monde n'avait pas à déférer à la convocation du chef de l'État, le lundi 7 avril, ou alors accompagné de son adjointe (Sylvie Kauffmann) et de son rédacteur en chef politique. Claude Perdriel suggère, à mots couverts, que Fottorino a cherché à décrédibiliser sa candidature en ébruitant cette conversation avec le président de la République pour favoriser l'offre de ses concurrents (Pigasse/Bergé/Niel). Il a mis en doute le fait que le chef de l'État ait exercé un chantage. Du reste, et ce fut le bouquet final de ce déjeuner, il annonce que s'il devait reprendre Le Monde, il occuperait lui-même le poste de président du directoire (poste actuel de Fottorino). Interrogé sur le sort qu'il réserve à l'actuel patron du Monde, Perdriel est resté évasif, tout en indiquant qu'il allait, de ce pas, prendre un déjeuner avec... Sylvie Kauffmann. Une véritable déclaration de guerre anti-Fottorino !
Perdriel est un homme blessé. Il frappe fort ! Et le brouillard s'épaissit sur les destinées du Monde...

uivez les annonces d'Éric Woerth en direct sur Le Point.fr à partir de 8 h 30 C'est l'heure de vérité. Mercredi, le gouvernement lève le voile sur la très périlleuse réforme des retraites. Un texte doit être présenté dans la matinée. Mais, déjà, ce n'est plus une surprise, l'âge légal de départ à la retraite devrait être reculé à 62 ou 63 ans, contre 60 ans actuellement. Pour décider des derniers arbitrages, une réunion restreinte a eu lieu, mardi en fin d'après-midi à l'Élysée, en présence du Premier ministre, François Fillon, et du ministre du Travail, Éric Woerth. Dans un communiqué diffusé peu après cette rencontre, le chef de l'État Nicolas Sarkozy indique qu'il laisse jusqu'à la fin de la semaine à Éric Woerth pour "recueillir les remarques et suggestions des partenaires sociaux" sur ce texte. Le gouvernement doit aussi préciser ce qu'il compte faire de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein, un paramètre que le PS et la CFDT sont prêts à voir bouger, contrairement à l'âge légal. Déjà, en vertu de la réforme Fillon de 2003, cette durée passera à 41 ans en 2012. Mais continuera-t-elle ensuite à augmenter jusqu'à 41,5 ans en 2020, comme envisagé ? Ou plus rapidement ? Si la hausse du taux de cotisation des fonctionnaires semble acquise, il y aurait encore des interrogations sur son niveau et sur les personnes concernées (tous les fonctionnaires ou seulement les nouveaux entrants). Le gouvernement est très attendu aussi sur le volet "pénibilité" de sa réforme, qui doit définir quelles contreparties accorder aux salariés qui ont eu les métiers les plus durs. Son approche, individualisée et basée sur le constat médical des effets du travail sur la santé, rebute les syndicats. Du côté des nouvelles recettes à apporter - volet qui sera vraisemblablement le plus faible financièrement au grand dam des syndicats et de l'opposition -, l'exécutif doit préciser les contours, toujours très flous, de la fameuse contribution des "hauts revenus" pour les retraites. Éric Woerth a indiqué, mardi après-midi, que des mesures concerneraient les "retraites-chapeaux" des grands patrons. Le PS est aux aguets sur le sort réservé au fonds de réserve des retraites (FRR), créé par Lionel Jospin en 1999 pour lisser les effets du choc démographique sur le système des retraites après 2020, mais que le ministre du Travail n'a pas exclu d'utiliser à court terme. Ainsi complété, le projet sera présenté le 13 juillet en conseil des ministres, avant d'arriver au Parlement en septembre. Où il n'est pas exclu que son contenu évolue encore.

OU il est question de Clearstream au procès Kerviel. Mercredi 16 juin, au 7e jour du procès de l'ancien trader de la Société Générale, le président du tribunal prononce ce mot : Clearstream. Amusant quand on sait que Dominique Pauthe a dirigé les audiences du procès des faux listings. Nous sommes alors en plein cours sur les warrants et les contreparties. La séance a commencé sur une passe d'armes entre les avocats de Jérôme Kerviel et ceux de la banque à propos d'une demande des premiers aux seconds. Me Metzner a souhaité une copie des disques durs et de la messagerie des supérieurs de son client. Ce à quoi Me Veil a objecté que « le tribunal n'a pas à juger des faiblesses de la Société Générale mais des infractions de Jérôme Kerviel ». Le parquet a abondé en ce sens, estimant que quelques Giga octets de données ne changeront rien au procès, si ce n'est le retarder. Le juge Pauthe a donc tranché, décidant de ne pas demander lesdites pièces.

"On a l'impression qu'il y a cinq procureurs dans la salle"

Place désormais au prévenu. Lors de son interrogatoire, Jérôme Kerviel, dont la ligne de défense n'a pas changé depuis le début, répète que ses écarts de résultats étaient quotidiennement rapprochés dans la base tampon et que les explications fournies aux services de contrôle et aux responsables des risques n'étaient absolument pas crédibles. Visiblement agacé, le président sort pour la première fois de sa réserve et lui demande « si ça ne tient pas la route, alors pourquoi le faire ? » « Toujours pour les apparences », lui répond Jérôme Kerviel. « Ah, ces fameuses apparences ! Enfin, ce sont des apparences qui vous transforment en faussaire », lâche Dominique Pauthe. Ce dernier est penché sur des mails forwardés par le trader dans lesquels il a enlevé le texte et copié un autre à la place. « J'ai fait des spec dans Eliot pour flager le produit en out », lit le président. « Alors, en français, ça donne quoi ? » Mis en difficulté sur ses opérations fictives, Jérôme Kerviel traverse un mauvais moment. Il a beau assurer que ses collègues Meskine et Rakotomalala faisaient des faux et que « si sa motivation était le bonus, en août 2007, il arrêtait », le juge Pauthe continue : « est-ce que le propre d'un trader, ce n'est pas d'être calculateur ? » Le procureur va lui jusqu'à qualifier Jérôme Kerviel d'« escroc ». Il faut attendre l'intervention de Me Richard, avocat des petits actionnaires, pour que la pression retombe un peu, lui qui s'amuse qu'« on a parfois l'impression qu'il y a cinq procureurs dans la salle, ce qui fait beaucoup, on en conviendra. »

Une amende de 4 millions

C'est ensuite au tour de Jean-Laurent Moisson de témoigner. Cet inspecteur à la Banque de France et chef de mission à la commission bancaire avait été mandaté au sein de la banque pour faire la lumière sur les circonstances de l'affaire Kerviel dès le 25 janvier 2008. Rappelant que les graves défaillances de contrôle interne relevées à la Société Générale lui ont valu une amende de 4 millions d'euros -une somme exceptionnelle à l'époque-, il évoque aussi des fraudes du même type décelées au premier semestre 2007. Me Metzner saisit l'occasion et lui fait dire que l'inspection générale de la banque avait déjà enquêté et rendu un rapport en juin 2007 sur un incident datant du premier trimestre. Or les recommandations qui s'en sont suivies n'ont pas été appliquées. «De cette façon là, Kerviel a permis à la banque de faire des progrès », conclut Jean-Laurent Moisson. Le deuxième témoin, chargé de la même mission que lui, subit pour sa part un interrogatoire express, d'à peine quelques minutes. Avant que n'entre le troisième témoin, le plus attendu, Alain Declerck.

Qu'est-ce qu'un "echupo" ?

Le responsable du desk de Jérôme Kerviel jusqu'en janvier 2007 est le seul à permettre enfin au profane d'imaginer le quotidien d'un trader. L'homme de 34 ans revient longuement sur l'épisode Allianz de juillet 2005, lors duquel il s'est rendu compte que Jérôme Kerviel avait dépassé les limites autorisées. Une histoire qui s'est soldée par une simple remontrance. Le président s'en étonne : « donc, il n'y a eu aucune sanction ? C'est gentil... » Puis la salle est secouée d'un grand éclat de rire. Dominique Pauthe vient de réaliser qu'Alain Decleck ne sait pas ce qu'est un « echupo ». « Vous n'en avez jamais entendu parler ? Votre formation est à revoir ! » L'audience touche à sa fin vers 20 heures, après que Me Richard a réitéré sa demande d'auditionner Daniel Bouton, l'ancien patron de la Société Générale. Réponse jeudi matin.

Le gouvernement dévoile sa réforme des retraites

uivez les annonces d'Éric Woerth en direct sur Le Point.fr à partir de 8 h 30
C'est l'heure de vérité. Mercredi, le gouvernement lève le voile sur la très périlleuse réforme des retraites. Un texte doit être présenté dans la matinée. Mais, déjà, ce n'est plus une surprise, l'âge légal de départ à la retraite devrait être reculé à 62 ou 63 ans, contre 60 ans actuellement. Pour décider des derniers arbitrages, une réunion restreinte a eu lieu, mardi en fin d'après-midi à l'Élysée, en présence du Premier ministre, François Fillon, et du ministre du Travail, Éric Woerth. Dans un communiqué diffusé peu après cette rencontre, le chef de l'État Nicolas Sarkozy indique qu'il laisse jusqu'à la fin de la semaine à Éric Woerth pour "recueillir les remarques et suggestions des partenaires sociaux" sur ce texte.
Le gouvernement doit aussi préciser ce qu'il compte faire de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein, un paramètre que le PS et la CFDT sont prêts à voir bouger, contrairement à l'âge légal. Déjà, en vertu de la réforme Fillon de 2003, cette durée passera à 41 ans en 2012. Mais continuera-t-elle ensuite à augmenter jusqu'à 41,5 ans en 2020, comme envisagé ? Ou plus rapidement ? Si la hausse du taux de cotisation des fonctionnaires semble acquise, il y aurait encore des interrogations sur son niveau et sur les personnes concernées (tous les fonctionnaires ou seulement les nouveaux entrants). Le gouvernement est très attendu aussi sur le volet "pénibilité" de sa réforme, qui doit définir quelles contreparties accorder aux salariés qui ont eu les métiers les plus durs. Son approche, individualisée et basée sur le constat médical des effets du travail sur la santé, rebute les syndicats.
Du côté des nouvelles recettes à apporter - volet qui sera vraisemblablement le plus faible financièrement au grand dam des syndicats et de l'opposition -, l'exécutif doit préciser les contours, toujours très flous, de la fameuse contribution des "hauts revenus" pour les retraites. Éric Woerth a indiqué, mardi après-midi, que des mesures concerneraient les "retraites-chapeaux" des grands patrons. Le PS est aux aguets sur le sort réservé au fonds de réserve des retraites (FRR), créé par Lionel Jospin en 1999 pour lisser les effets du choc démographique sur le système des retraites après 2020, mais que le ministre du Travail n'a pas exclu d'utiliser à court terme. Ainsi complété, le projet sera présenté le 13 juillet en conseil des ministres, avant d'arriver au Parlement en septembre. Où il n'est pas exclu que son contenu évolue encore.

jeudi 10 juin 2010

Le groupe Renault change de directeur financier

Thierry Moulonguet sera remplacé par un ancien dirigeant du japonais Nissan, Dominique Thormann.

 

Renault annonce ce jeudi soir, après la clôture de la Bourse, qu'à compter du 1er juillet 2010, Dominique Thormann deviendra nommé directeur financier du groupe Renault. Il remplacera hierry Moulonguet et sera membre du Comité Exécutif Groupe de Renault.Il est rattaché directement à Carlos Ghosn, PDG de Renault.
L'information avait été révélée ce jeudi matin par Le Figaro. Renault avait refusé de commenter.
Selon le quotidien, ce remplacement est motivé par des raisons personnelles. Dominique Thormann est PDG depuis octobre de la filiale bancaire de Renault, RCI Banque. C'est l'ancien vice-président chargé de l'administration et des finances de Nissan (dont Renault contrôle 44%), en Europe puis aux Etats-Unis