jeudi 17 juin 2010

PriceMinister racheté par un groupe Japonais

INTERNET - L'entreprise de Pierre Kosciusko-Morizet vaut environ 200 millions d’euros...

L’un des fleurons du e-commerce à la française tombe dans l’escarcelle d’une galerie marchande nippone, Rakuten. L’entreprise japonaise, qui veut en faire sa tête de pont pour se développer en Europe, a déboursé environ 200 millions d’euros. Actuellement numéro un au Japon, Rakuten vise le rang de leader mondial de l'e-commerce et affiche une politique ambitieuse de développement sur le Vieux continent.

PriceMinister devient la «filiale européenne» du groupe japonais, a indiqué à l'AFP Pierre Kosciusko-Morizet, cofondateur et PDG de l’entreprise, qui y voit l'occasion d'accélérer sa croissance, avec un actionnaire «qui est là pour exécuter une vision» et non pour réduire les coûts. Le frère de NKM a précisé que son entreprise avait été «approchée par la plupart des grosses boîtes Internet», mais que c'est la vision «à long terme» qui l'a séduit chez Rakuten.

Success-story


A court terme, rien ne changera pour les membres du site PriceMinister, mai «assez vite on va s'inspirer des nouvelles fonctionnalités développées par Rakuten. Ils sont très présents sur le mobile», a précisé Pierre Kosciusko-Morizet. De même, ils vont, comme les Japonais, proposer aux boutiques de vendeurs qu'ils hébergent d'être personnalisées.

PriceMinister, c’est l’une des success-story de l’Internet français. L’entreprise a été créée il y a dix ans, avec un investissement initial de 40.000 euros. Plusieurs tours de table ont suivi pour monter à 10 millions d'euros, a expliqué Kosciusko-Morizet, qui jusqu'ici détenait un peu moins de 20% du capital et restera encore au moins cinq ans le PDG. Il avait eu l'idée d'importer le concept, inconnu en Europe, d'un site d'e-commerce américain, half.com, «sorte de librairie d'occasion virtuelle», dans un contexte d'autant plus difficile que la bulle Web venait d'exploser. L'année dernière, les ventes sur le Net ont bondi en France de 26%, malgré la crise.

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