lundi 28 juin 2010

Création des «zones radar» : «Je surveille plus mon compteur que la route»

Crédits photo : mackenzieeeee (Flickr CC)
VOS RÉACTIONS - À l’approche des chassés-croisés des vacances d’été, la sécurité routière va effectuer certains contrôles de vitesse différemment. Dès le mois d’août, des panneaux, parmi ceux qui avertissent actuellement de la présence des radars, seront remplacés par le signalement d’une «zone radar». Le but est de placer les conducteurs «sous surveillance» sur toute une portion de route sans préciser où se trouve le radar. Disposées à des emplacements stratégiques et accidentogènes, 800 nouvelles machines de répression seront implantées d’ici à 2012, créant ainsi d’autres «zones radar».
De nombreux internautes du Figaro.fr, automobilistes ou non, réagissent à cette annonce. Pour beaucoup, ce nouveau type de répression n’est pas la solution pour réduire les accidents de la route et ne ferait qu’accentuer l’appréhension des automobilistes.
«Vivre en permanence dans la crainte est devenu difficile» 
«Respectueux des lois, je pense être tombé dans la phobie du radar. Sur les routes nationales les limitations de vitesse passent de 90 à 70 constamment, si bien qu'à l'instant où l'on passe devant le radar, on ne sait plus où on en est. Bien entendu, il faut bien poser des limites mais vivre en permanence dans la crainte est devenu une situation difficile», explique l’internaute pa4033. Les yeux rivés sur son compteur de vitesse, l’internaute alexisd estime même que l’omniprésence des radars peut être dangereuse : «Hier, sur la route, j'ai constaté que je surveillais plus mon compteur que la route elle-même et les autres voitures. En fait, le seul endroit où j'étais tranquille c'était sur les petites départementales où circuler à 70km/h est un maximum du type de route. Avec tous ces radars, on est moins attentifs à ce qu’il se passe autour.»
«Les considérations sécuritaires sont vraiment secondaires»
Parce que les dispositifs de répression sont toujours plus nombreux, certains remettent en cause les motivations de la sécurité routière : «Ces radars ne sont que "des pompes à fric" et les considérations sécuritaires sont vraiment, mais vraiment secondaires. Les autoroutes sont sûres et rouler à 140 au lieu de 130 n’a certainement pas une grande incidence. En revanche, traverser un village à 70 au lieu de 50, ou dépasser une ligne blanche... Voilà des délits bien plus graves mais qui hélas ne semblent pas rapporter assez d'argent à l'État», reproche l’internaute eurofederal001.
Conséquence directe de «la peur du gendarme»,  les automobiliste sont presque déshumanisés, selon l’internaute daboncourt alexis : «Nous sommes en train de dépasser la limite au-delà de laquelle les libertés individuelles ne sont plus assurées. Le résultat : les gens roulent à 70km/h en troupeau, personne n’ose doubler, à part quelques étrangers qui ne risquent rien ou ceux qui sont équipés de GPS détecteurs de radars», déplore l’internaute daboncourt alexis pour qui les automobilistes n’observent plus la route. «Quand nos grands penseurs vont-ils faire une étude sérieuse sur les effets catastrophiques de tous les appareils technologiques auxquels les conducteurs et leurs passagers sont reliés ? Et vous citoyens, allez-vous réagir ?», demande-t-il.
«Il faudrait mettre en place un concept de boîtes noires sur les véhicules des automobilistes récidivistes» 
Si pour certains les «zones radar» restent tout de même une bonne idée, d’autres proposent des solutions pour aller plus loin. L’internaute loic 33 estime notamment «qu’il faudra un jour venir à un concept de boîtes noires installées sur les véhicules des automobilistes ayant déjà commis des graves infractions. Pourquoi pas aller jusqu’à une étude approfondie des enregistrements de la boîte noire en cas de récidive ?», propose-t-il jugeant que trop de conducteurs dangereux passent au travers des mailles du filet.

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