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samedi 3 juillet 2010

Plan de lutte contre l'obésité : le Pr Basdevant à la barre

L'État va consacrer 140 millions d'euros sur 3 ans à la lutte contre l'obésité, dans un plan qui devra être mis en œuvre d'ici 2012. Pour piloter ce plan, Nicolas Sarkozy a désigné aujourd'hui le Pr Arnaud Basdevant.
Depuis plusieurs années déjà, la communauté médicale tente d'alerter les pouvoirs publics sur la nécessité d'instaurer des mesures de prévention efficaces face à la progression de l'obésité et ses conséquences possibles sur la santé : 14,5 % des adultes sont obèses, contre 8,5 % il y a douze ans, et désormais un enfant sur 6 est en surpoids ou obèse en France.
Le volet "obésité" de la loi HPST, votée l'été dernier, avait été abandonné en cours de route. Mais le Président Nicolas Sarkozy, quelques mois plus tard, a annoncé la création d'une commission présidée par Anne de Danne afin qu'elle lui propose "des mesures concrètes permettant de donner à la lutte contre l'obésité une nouvelle impulsion".
Suite à la remise de ces propositions, le Président a annoncé début 2010 un plan triennal consacré à la recherche sur l'obésité, à sa prévention et à l'organisation des soins des personnes qui en sont atteintes. Une annonce ambitieuse qui pourrait peut-être permettre une généralisation d'expériences intéressantes, par exemple celle d'Epode en France.
Les pré-requis de ce plan prévoient en tout cas la création d'une fondation de coopération scientifique (volet recherche), une amélioration de la restauration collective, un développement de l'activité physique à l'école (volet prévention) ainsi qu'un renforcement du dépistage précoce de l'obésité (volet soins).
Ce plan obésité, qui constituera le volet "lutte contre l'obésité" du Plan National Nutrition Santé (PNNS), sera doté d'un budget de 140 millions d'euros.
C'est le Pr Arnaud Basdevant, chef du service de nutrition à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, qui a été désigné par Nicolas Sarkozy pour le piloter. Son rôle consistera notamment à veiller à ce que les mesures soient mises en oeuvre en temps et en heure, selon une lettre de mission du Président rendue publique (téléchargeable en cliquant ici).
Nicolas Sarkozy mentionne également dans cette lettre la nécessité de créer des indicateurs d'efficacité de ce plan et de mobiliser "tous les partenaires de la prévention et de la prise en charge" : système de santé, acteurs institutionnels, associations, médias, entreprises. Un plan qui s'annonce donc comme ambitieux pour tenter d'enrayer ce que certains experts appellent une "véritable épidémie d'obésité".

Coupe du monde : l'Espagne veut mater le Paraguay

Personne ne comprendrait une élimination de l'Espagne, championne d'Europe, dès les quarts de finale de la Coupe du monde par le Paraguay. Et c'est bien là que réside le danger principal pour la Roja, sûre de sa force.
L'invincible armada
L'Espagne affiche depuis le début du Mondial des qualités connues de tous. Circulation limpide (la Roja possède le meilleur taux de passes réussies), possession du ballon perpétuelle, défense agressive et relance impeccable. La seule faiblesse de l'équipe de Vicente Del Bosque se situe dans son manque d'efficacité actuel. David Villa marche sur l'eau, certes, mais l'Espagne ne concrétise pas assez souvent les nombreuses occasions qu'elle se crée. Cette incapacité à tuer une rencontre en prenant deux ou trois buts d'avance pourrait finir par jouer des tours aux Espagnols.

Le verrou paraguayen
Fidèle à ses habitudes, le Paraguay compte avant tout sur sa solidité défensive. La sélection de Gerardo Martino n'a encaissé pour l'instant qu'un petit but, lors du premier match contre l'Italie. L'infranchissable José Luis Chilavert n'est plus là, mais l'organisation paraguayenne demeure. Un mur sans aucune fissure que l'Espagne va pourtant devoir infiltrer coûte que coûte, sans s'exposer aux contres sud-américains. Car le Paraguay peut compter sur une escouade offensive de qualité avec Santa Cruz, Barrios, Cardozo ou Valdez.

Ce match ressemble donc furieusement à un piège pour une sélection espagnole pensant déjà à une demi-finale de rêve. Attention aux désillusions...

Tour de France. Le vent et les pavés après le départ de Rotterdam

A 19 h 32, Alberto Contador, vainqueur en 2009, sera le dernier à s'élancer du prologue de cette édition 2010 du Tour de France qui part depuis Rotterdam. Premier coups de pédale à 16 h 15.
Rotterdam, ville départ
La capitale économique des Pays-Bas est Rotterdam est la cinquième ville néerlandaise à accueillir un départ du Tour de France. La première avait été Amsterdam en 1954, suivie de Scheveningen (1973), Leiden (1978) et 's-Hertogenbosch (1996).
La ville a été décorée de bannières aux effigies des 198 coureurs du peloton au départ. Les Hollandais faisant bien les choses, les coureurs qui arriveront sur les Champs-Elysées se verront remettre la bannière à leur effigie.
Cancellara favori du prlogue
Le Suisse Cancelara est le grand favori de ec prologue, dessiné sans relief. N'est-on pas au plat pays? Les choses sérieuses commenceront donc dimanche avec une première étape flamande entre Roterdam et Bruxelles. 223 km au menu. Bruxelles fêtera dignement les 65 ans de son grand champion Eddy Merckx. Un sprint massif y est attendu mais le peloton pourrait profiter du vent des polders hollandais pour offrir une course de bordures, piégeuse pour les favoris.
Un début de Tour compliqué
La 2e étape, entre Bruxelles et Spa (201 kkm) pourrait elle aussi réserver quelques surprises du côytés des favoris, car en clin d'œil aux classiques ardenaises les organisateurs du Tour ont prévu quelques côtes qui feront mal aux jambes en fin d'étape,. notamment celles de Stockeu et du Rosier, cette dernière à un peu plus de 10 kilomètres de l'arrivée, qui devrait empêcher les sprinteurs de s'exprimer.
Enfin, la 3e étape, entre Wanze-Arenberg Porte du Hainaut, longue de 213 km, va réserver aux coureurs quelques secteurs pavés (un total de 10,9 km en 7 secteurs) très redoutés des deux grands favoris Lance Armstrong et surtout Alberto Contador.
Autant de raisons qui font dire à Cadel Evans qu'il s'attend à un Tour très serré et probablement offensif. «Cette année, il y a beaucoup de coureurs capables de finir sur le podium ou même de gagner, dans des équipes différentes. Ca rend la course plus intéressante. Il y aura plus d'équipes qui voudront attaquer et ça rend le Tour plus ouvert», a déclaré l'Australien en conférence de presse. Le coureur s'est réjoui que lui et d'autres membres de son équipe BMC arrivent sur le Tour «en bonne forme au bon moment».

Wimbledon Murray vote Nadal en finale

Eliminé en demi-finale vendredi par Rafael Nadal, Andy Murray n'est pas rancunier et affiche un penchant pour l'Espagnol en finale de Wimbledon contre le Tchèque Tomas Berdych. "J'adore le voir jouer. C'est le joueur que je préfère voir jouer. C'est pour ca que j'aime autant l'affronter. J'espère qu'il va gagner dimanche", a-t-il confié suite à sa défaite. "Je pense que Rafa est le favori. C'est tout simplement le meilleur joueur au monde. Il a disputé trois finales d'affilée ici, quatre désormais. Après, Berdych est un super joueur aussi... S'il joue bien, comme il a pu le faire lors des derniers matches, il sera très dur à battre."

Mondial 2010 : Felipe Melo en veut à Robben

Alors que sa cote de popularité est au plus bas dans son pays, en atteste le conseil que lui a donné la légende Ronaldo après sa prestation calamiteuse contre les Pays-Bas, Felipe Melo a tenté de faire amende honorable, comme le prouvent ses propos repris par le site de la chaîne ESPN : « C’est le moment le plus dur de ma carrière. Je suis vraiment triste, mais c’est le football (…) Malheureusement, on ne peut pas gagner la Coupe du Monde chaque fois, et cette fois, on n’a pas réussi à gérer comme il le fallait ».
Surtout, le milieu de terrain de la Juventus de Turin est revenu sur son expulsion, qu’il trouve difficile à accepter : « Tout dépend de l’interprétation de l’arbitre, mais je pense qu’il a été trop sévère ». Une sévérité qu’il explique aussi par une simulation de Robben : « Si j’avais voulu le blesser, il aurait quitter le terrain. J’ai assez de force pour lui casser la jambe. À chaque fois qu’il a été touché, il s’est jeté et roulé sur la pelouse. Je voulais juste récupérer la balle et lancer la contre-attaque ». Pourtant, si les exagérations de Robben ne sont pas une nouveauté, le geste de Melo ne laisse pas l’ombre d’un doute sur la bonne décision de l’arbitre.

Le Ghana inconsolable

Eliminé aux tirs au but par l'Uruguay (1-1, 4 t.a.b. à 2) vendredi en quarts de finale de la Coupe du monde, le Ghana regrettera sûrement longtemps de n'avoir pas réussi à être la première équipe africaine à se hisser dans le dernier carré d'un Mondial. Car les Black Stars ont eu à maintes reprises l'occasion de l'emporter et notamment son attaquant vedette Gyan, qui a raté un penalty décisif en fin de prolongation.
Seule équipe africaine à avoir réussi à s'extirper des phases de poule de la Coupe du monde 2010, le Ghana a terminé son parcours en Afrique du Sud au stade des quarts de finale, comme le Cameroun en 1990 et le Sénégal en 2002. Les Black Stars ont longtemps cru réussir à franchir cette barrière symbolique pour le football africain, mais ils ont finalement dû s'incliner vendredi face à l'Uruguay, à l'issue d'une terrible séance de tirs au but.

Sans être particulièrement brillants, mais accrocheurs et déterminés, à l'image de leur parcours dans ce Mondial, les Ghanéens avaient une nouvelle fois réussi à faire jeu égal avec leurs adversaires. Si Diego Forlan avait répondu d'un splendide coup franc (55e) à l'ouverture du score de Muntari, auteur d'un missile de 35 mètres (45e), jusqu'au bout les hommes de Milovan Rajevac ont eu l'occasion d'inscrire ce deuxième but tant attendu par tout le Soccer City Stadium de Johannesburg, mais aussi par tout un continent, à fond derrière son dernier représentant. La délivrance devait avoir lieu à la toute dernière minute, lorsqu'Adiyah reprenait victorieusement de la tête un coup franc mal dégagé par la défense uruguayenne, mais sauvé de la main et sur sa ligne par l'attaquant Luis Suarez, logiquement exclu (120e).

Rajevac: "Fiers de ce que nous avons accompli"

Impeccable tout au long de la rencontre et déjà auteur de trois buts dont deux sur penalty dans la compétition, Asamoah Gyan s'élançait alors pour tirer le penalty décisif, mais l'attaquant rennais dosait mal sa frappe qui s'échouait sur la transversale avant de fuir le but. Effondré, ce dernier prenait tout de même le risque de retenter sa chance quelques instants plus tôt lors de la séance de tirs au but et expédiait son tir dans la lucarne. Malheureusement pour le Ghana, Mensah et Adiyiah butaient sur le gardien Muslera, qui envoyait les siens en demi-finale défier les Pays-Bas.

En larmes, comme beaucoup de ses compatriotes dans les rues d'Accra à l'issue du match, Gyan assumait sa part de responsabilité dans ce cruel dénouement. "C'est l'une des nombreuses opportunités que nous avons eues de remporter le match. C'est très dur, mais je suis le tireur de l'équipe et je devais le frapper". Tout aussi fataliste, le sélectionneur d'origine serbe Milovan Rajevac, qui avait peine à contenir son émotion en conférence de presse d'après-match, répétant à plusieurs reprises "c'est le football", ne manquait toutefois pas de rendre hommage à ses joueurs: "Nous ne méritions pas de perdre de cette manière. C'est difficile mais nous sommes fiers de ce que nous avons accompli. C'est la faute à pas de chance, c'est tout ce que je peux dire." Malgré la désillusion, les Black Stars pourront au moins se satisfaire d'être entrés dans l'histoire de la Coupe du monde, qui retient aussi bien les victoires que les plus belles défaites.

Serena épanouie pour la 4e fois

Serena Williams a remporté Wimbledon pour la 4e fois de sa carrière, samedi, face à Vera Zvonareva (6-3, 6-2), c'est son 13e titre en Grand Chelem. L'Américaine dépasse ainsi sa légendaire compatriote Billie Jean King (12). Elle n'est plus qu'à une victoire de sa soeur Venus.

WIMBLEDON - FINALES DAMES
Serena Williams (USA, 1) bat Vera Zvonareva (RUS, 21) 6-3, 6-2
Face-à-face : 6/1 pour Serena.
Pour la neuvième fois en onze ans, une fille de Richard Williams soulève le trophée de Wimbledon. Au moment de remercier ses proches, Serena Williams, n'oublie pas d'évoquer son père ni sa grande soeur Williams qui lui a donné le collier porte-bonheur qu'elle porte et les boucles d'oreilles. Derrière elle, Vera Zvonareva verse encore quelques chaudes larmes de déception toute relative. Pendant les 67 minutes pile de jeu de cette finale, jamais la Russe n'a été en mesure de contester la victoire à l'Américaine.
67 minutes, c'est une finale de tennis sans prolongations. D'ailleurs, Serena Williams, devenue une fan inconditionnelle de l'équipe des Etats-Unis de "soccer", n'aime pas quand cela s'éternise et elle n'apprécie les penalties que sur ses premières balles. Avec 89 aces sur ce tournoi, elle a battu son propre record. "Je crois que je n'ai jamais aussi bien servi", a-t-elle confirmé. En finale, elle n'en a réussi que 9. Elle n'a pas eu besoin de forcer son talent pour éviter de concéder la moindre balle de break. Tandis qu'elle prenait le service de sa courageuse adversaire, une fois dans la première manche, pour mener 5-3, et deux fois dans la seconde.
Serena : " Je n'ai jamais aussi bien servi"
Posée, calme, l'Américaine a connu quelques ratés dans son jeu de jambes en début de match, mais rien d'alarmant. C'est elle qui a fait le jeu. Et de laisser Zvonareva courir après la balle, défendre son camp avec acharnement, mais en vain. La Russe a tenu sept jeux. Ensuite, malgré de bonnes intentions, elle s'est mis un peu trop de pression sur ses coups d'approche. Son bilan sur ses attaques de coups droits décroisés n'est pas beau à voir. Cela lui a coûté des points importants en fin de premier set. Ensuite, l'impuissance a pris le relais du stress. Breakée dès le premier jeu du second set, elle n'a pas eu les ressources pour faire ce qu'elle avait fait en quart et en demi-finale : perdre 3-6 et gagner.
"Je n'ai pas pu donner le meilleur de moi-même, mais c'est à cause de Serena, qui est une grande championne", a dit la Moscovite, âgée de 25 ans, qui va néanmoins faire son retour dans le Top 10, à la neuvième place.
Déjà couronnée en 2002, 2003 et 2009, l'Américaine remporte son treizième tournoi du Grand Chelem à 28 ans. C'est le neuvième titre en onze éditions pour les soeurs Williams, Venus s'étant imposée à cinq reprises. Serena Williams se situe désormais en sixième position des championnes les plus titrées de l'histoire en Grand Chelem, dépassant sa compatriote Billie Jean King. "Je t'ai eue Billie", a-t-elle lancé à son aînée et amie, présente dans les tribunes.
La N.1 mondiale va creuser un gros écart sur ses poursuivantes au classement WTA, et notamment sur sa soeur Venus, finaliste l'année dernière et éliminée dès les quarts de finale par la Bulgare Pironkova. L'aînée de la famille va chuter de la 2e à la 4e place.

Govou rejoint Cissé

Le Panathinaïkos a annoncé officiellement samedi l'arrivée de Sidney Govou dans ses rangs. Ce qui fait deux internationaux tricolores au sein du club grec avec Djibril Cissé.

Cette fois, c'est sûr, Sidney Govou quitte l'Olympique Lyonnais. Après tant de mercato où l'attaquant rhodanien était annoncé aux quatre coins de l'Europe pour finir par rester à Tola Vologe, il a fini par trouver club à son pied. Et à coup sûr, dans le secret du Pezula Hotel à Knysna, en Afrique du Sud, on connaît un certain Djibril Cissé qui ne doit pas être pour rien dans ce choix du Lyonnais de s'engager pour deux saisons avec le Panathinaïkos. Un club, faut-il le rappeler, avec lequel l'ancien Auxerrois a remporté deux trophées la saison dernière : le championnat et la coupe nationale. Surtout, Govou a dû être rassuré par la simple présence de Cissé au sein du groupe des 23 pour la Coupe du Monde, ce qui signifie que, même dans un championnat moins médiatique comme le grec, un avenir international demeure possible…
Un palmarès royal
Pour l'instant, les dirigeants hellènes n'ont pas souhaité communiquer sur le montant des émoluments de leur recrue hexagonale. La presse locale évoque néanmoins un salaire annuel d'environ 1,5 millions d'euros. Pour Govou, la page lyonnaise se tourne donc après 11 années passées au sein d'un club où il aura tout gagné sur le plan national. A savoir 7 titres de champion de France (de 2002 à 2008 sans discontinuer), une Coupe de France (2008), une Coupe de la Ligue (2001), 4 trophées des champions (2002, 2004, 2005, 2007)… Un palmarès impressionnant, avec un total de 292 matches joués sous le maillot olympien pour 49 buts. Seule relative ombre au tableau : une fin de parcours plus difficile, avec notamment la perte du brassard de capitaine en raison d'une virée nocturne trop arrosée. D'ailleurs, certaines mauvaises langues dans la cité des Gones n'hésitaient pas à affirmer que son départ serait uniquement une perte financière pour les bars de la ville. Après une Coupe du Monde ratée sur tous les plans, Govou aura en tout cas à cœur, à 30 ans, de se relancer au Pana, pour sa première expérience à l'étranger.

Mondial: l'Allemagne mène 2 à 0 contre l'Argentine

Mondial-2010: l'Allemagne mène 2 à 0 contre l'Argentine (but de Müller, 3 et but de Klose, 68).

mercredi 30 juin 2010

Deschamps fidèle à l’OM

Courtisé par Liverpool, Didier Deschamps a préféré jouer la carte du long terme avec l’OM. DD a ainsi refusé le pont d’or du club anglais et prolongé son contrat jusqu’en juin 2012 à Marseille. Une nouvelle qui réjouit Jean-Claude Dassier. L’OM peut maintenant se pencher sur son recrutement estival.

"J’ai de très bonnes nouvelles à vous annoncer". Sourire aux lèvres, Jean-Claude Dassier piaffe d’impatience. Son annonce principale ne concerne pas une future recrue, mais un homme déjà en place : Didier Deschamps. Le président de l’OM annonce à la presse que DD a prolongé son contrat à Marseille jusqu’en 2012. JCD peut souffler. Il vient de conclure l’un des dossiers les plus chauds de l’été. Car Liverpool venait de solliciter le coach des champions de France. Un pont d’or pour rejoindre l’une des équipes du "Big Four". Ça fait réfléchir. "C’était une affaire sérieuse, confirme Dassier. Ça m’a un temps inquiété. Mais j’ai toujours fait confiance à Didier pour rester avec nous." Et Deschamps de lui répondre : "Le président y tenait. Mais ça me fait très plaisir aussi", révèle-t-il dans un grand éclat de rires.
La menace des Reds a bien été réelle sur le dossier Deschamps. "C’est un grand club qui me sollicite, j’en suis très flatté", avoue-t-il. "Ça m’amène à réfléchir. Il y a des éléments intéressants". Ils étaient essentiellement financiers. "Quand on ne regarde que l’aspect financier, il n’y a pas photo entre la France et l’étranger", détaille l’entraîneur olympien. "Mais ce n’est pas mon objectif prioritaire. Je ne suis pas venu pour ça à Marseille. Même si c’est une forme de reconnaissance, ce n’est pas un critère prioritaire pour moi. Ce qui compte avant tout c’est le fonctionnement, le projet sportif." Sur ces plans-là, Deschamps n’était pas prêt à lâcher l’OM.
"Pas le feu au lac"
"Après la saison que l’on a vécue tous ensemble, il y a encore du travail", précise-t-il. "M’inscrire dans la durée, c’est quelque chose d’intéressant dans mon mode de fonctionnement." Et puis Liverpool n’est pas entré assez vite dans la danse. "C’est vrai que c’est aussi une affaire de timing", confirme DD. "On était à quelques jours de la reprise. C’est une question de respect envers le club, les joueurs, les supporters." Si Deschamps a décliné le challenge de Liverpool, il ne ferme pas pour autant la porte à de futures sollicitations anglaises. "Je peux être intéressé par ce club-là parce qu’à un moment donné il y aura peut-être quelque chose qui m’intéressa sur le plan sportif." Jean-Claude Dassier peut, lui, se réjouir de son premier tour de force de la saison 2010-2011. Les deux hommes sont maintenant liés à l’OM jusqu’en 2012. Une "coquetterie qui ne déplait pas" au président marseillais.
Le cas Deschamps réglé, l’OM va maintenant s’atteler à renforcer son effectif. Le mercato estival devrait être "plus calme que l’an passé", dixit l’entraîneur marseillais. "On ne peut pas faire n’importe quoi sur le plan économique", prévient-il. "Et puis avec la Coupe du monde et les championnats étrangers qui vont reprendre très tard, mi-juillet, le marché des transferts n’a pas beaucoup bougé. Il n’y a donc pas le feu au lac. Que ce soit en quantité ou en qualité, je considère que j’ai actuellement le nombre de joueurs nécessaires dans mon effectif." César Azipilicueta est pour le moment l’unique recrue des champions de France. Il remplace Laurent Bonnart, en fin de contrat. Mais les noms de Raul Meireles et Luis Fabiano circulent avec insistance en coulisses. Jean-Claude Dassier aura-t-il bientôt d’autres très bonnes nouvelles à annoncer ?

Erding intéresse Newcastle

Photographie des ultimes annonces et rumeurs données par nos confrères les plus en pointe, partout en Europe. L'Equipe fait part de l'intérêt de Newcastle pour l'attaquant du PSG, Mevlut Erding. Benoît Pedretti pourrait rester à Auxerre, Alou Diarra intéresse, lui, Manchester City.

LE BUZZ :
Son nom n'avait pas jusqu'ici pris place dans la rubrique des transferts. Mais ce mercredi, l'Equipe évoque l'intérêt prononcé de Newcastle pour l'attaquant du PSG, Mevlut Erding. Les Magpies retrouve cette saison la Premier League avec de grosses ambitions et souhaite confier les clés de leur secteur offensif au Turc. Après avoir fait parvenir au club de la capitale une première offre de 6 millions d'euros repoussée par le PSG, Newcastle devrait formuler une nouvelle offre dans les jours à venir pour celui qui a inscrit 11 buts en 36 rencontres de L1 la saison dernière.
TELEX
Manchester City suivrait de près le milieu bordelais Alou Diarra pour l'associer dans l'entrejeu à Patrick Vieira. (Le Parisien)
Mathieu Bodmer doit s'engager ce mercredi pour 3 ans avec le PSG après avoir satisfait à la visite médicale. Lyon percevrait une indemnité de transfert de 3,5 millions d'euros. (L'Equipe)
Le Monégasque Lukman Haruna intéresse l'Inter Milan. Les champions d'Europe pourrait même proposer 5 millions d'euros pour s'attacher les services du Nigérian. (Le Parisien)
Tottenham, engagé en Ligue des Champions la saison prochaine, souhaiterait engager le milieu de Manchester United Michael Carrick et serait prêt à inclure Roman Pavlyuchenko dans la transaction.
Arsenal souhaiterait engager deux joueurs plus franchement désirés du côté de Manchester City : Nigel de Jong et Shaun Wright-Phillips.
Sam Allardyce, le manager de Blackburn, souhaiterait enrôler Raul, en bout de course au Real Madrid. (Daily Express)
LA DECLA :
"Partir n'est pas une obsession. Je sais qu'à Auxerre, il y a un bon groupe et la perspective de disputer une compétition européenne. Si aucune offre est faite", la question sera réglée. Dans le cas contraire, je l'étudierais. Rester à Auxerre ne serait pas un problème." Annoncé partant en fin de saison dernière, Benoît Pedretti semble prêt à rempiler du côté d'Auxerre, qualifié pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions.

Blatter fait un petit pas vers la vidéo

Après les grossières erreurs d’arbitrage survenues dimanche, lors des matchs Allemagne - Angleterre et Argentine - Mexique, Sepp Blatter, le de la Fifa, a annoncé hier que l’instance internationale allait se pencher sur la question du recours à la technologie. Mais le processus sera lent et extrêmement limité.

Vidéo sur la ligne de but. Les 21 et 22 juillet, un groupe d’étude de la Fifa fera le bilan de l’arbitrage pendant le Mondial et lancera des pistes de réflexion.
En octobre ou novembre, la Fifa dévoilera un nouveau plan pour l’arbitrage de haut niveau. Il devrait concerner le recours à deux derrière les cages et à l’assistance vidéo sur la ligne de but. Cela aurait permis de valider le deuxième but des Anglais face à l’Allemagne. Cette mesure paraît néanmoins extrêmement restrictive compte tenu des innombrables erreurs dans la surface.

Pourquoi ne pas aller plus vite ? En termes de loi du jeu, la Fifa n’est pas souveraine. Elle doit se plier aux décisions de l’International Board. Cet organisme contrôlé par les Britanniques est d’un conservatisme extrême. Pour valider l’utilisation de la vidéo sur la ligne de but, Blatter devra attendre la prochaine réunion du Board en février ou mars et prier pour que les rénovateurs obtiennent la majorité. Si les dirigeants du mondial peuvent se laisser convaincre sur ce point, il faudra encore attendre avant de les voir accepter l’aide technologique pour les hors-jeu ou les fautes commises dans la surface.

L’UEFA généralise les matchs avec quatre assistants. Michel Platini est contre l’arbitrage vidéo. Il sera néanmoins obligé de suivre les modestes résolutions de la Fifa. Lors de la dernière Ligue Europa, l’UEFA a testé un système à quatre assistants (plus l’arbitre) qui s’est révélé convaincant. Cette mesure devrait être étendue à toutes les compétitions européennes dès la rentrée : Ligue des champions et éliminatoires de l’Euro 2012. L’UEFA en a fait la demande fin mai. La Fifa devrait lui donner le feu vert en juillet.

Raymond Domenech auditionné à huis clos à l'Assemblée

MONDIAL2010 - Décryptage d'une audition exceptionnelle...

A 10 h ce mercredi, Raymond Domenech et Jean-Pierre Escalettes, président démissionnaire de la FFF, se présenteront Salle Lamartine pour répondre aux questions des députés de la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale. Décryptage.

Pourquoi ces auditions?

Pour tenter d’éclairer les zones d’ombre. Après le gouvernement, le président de la République, c’est au tour des députés de se s’intéresser à la débâcle de l’équipe de France. Lors de l’audition de Roselyne bachelot, mardi soir, la présidente Michèle Tabarot a justifié l’initiative de sa commission «pour comprendre ce qui s’est passé et non interférer avec les instances sportives».

Comment l’audition va-t-elle se dérouler?

A huis clos. Contrairement à ce qui était prévu dans un premier temps (direct à la télé, présence des journalistes), les deux hommes répondront aux questions des députés en secret. C’est une demande de la FFF. Mardi soir, lors de l’audition de Roselyne Bachelot, des dizaines de caméras et de journalistes étaient présents. Messieurs Escalettes et Domenech seront entendus mercredi à partir de 10h. Ils prendront sans doute la parole pour exposer leur version des faits avant de répondre aux questions. Et l’audition peut durer plusieurs heures.


L’initiative des députés est-elle bien accueillie?


Non. Les rangs de l’opposition dénoncent des «auditions spectacle». «Depuis une semaine, on assiste à une multiplication de déclarations. Si une médaille doit être remise, c’est celle de la démesure», a lancé mardi soir Valérie Fourneyron  lors de l’audition de Roselyne Bachelot. Par ailleurs, la Fifa dénonce une ingérence dans les affaires fédérales et menace déjà de suspendre la fédération française.
Comment va se comporter Raymond Domenech?

Impossible de le savoir. A la fois ironique et distant devant des journalistes qu’il méprise, le sélectionneur est un maître des conférences de presse. Mais c’est la première fois qu’il va devoir s’exprimer devant des représentants du peuple. Au soir de l'élimination et de la défaite contre l'Afrique du Sud (2-1), il s'était refusé à dresser un bilan de ses six années passées au poste de sélectionneur et de surtout de la déroute historique de l'équipe de France durant la Coupe du monde 2010. «C'est impossible de résumer comme ça, à chaud. Tout ce que je dis, je le répète, c'est une grande tristesse, un désarroi pour le public, le foot français. On est passé à côté. On est même surpris, on est dans la déception, pas dans l'explication. Les bilans, je vais les faire avec les dirigeants, le staff, les joueurs», avait-il indiqué.

Villa envoie l’Espagne en quart

Dans un match fermé, la lumière est venue du prodige de l’attaque espagnole. Mais les champions d’Europe devront se méfier du Paraguay samedi en quart.

 
 
 
De rage, arrache son brassard de capitaine et rentre aux vestiaires le regard noir. Suivi par une caméra, il ne trouve rien de mieux que de lui cracher dessus. La sortie de la star portugaise est à l’image de son Mondial : petit. Cette généreuse sélection portugaise méritait mieux comme icône. Dans le somptueux stade de Green Point, le choc tant attendu s’est révélé décevant.
Mais le résultat final n’est pas surprenant. Deux ans jour pour jour après son sacre européen, la Roja s’accroche toujours à son trône. La hiérarchie continentale est respectée. L’Espagne et l’Allemagne, finalistes du dernier , sont en quart de finale. Les Pays-Bas complètent ce joli trio chargé de contrer l’armada sud-américaine. Mais il faudra d’autres arguments aux joueurs de Del Bosque pour espérer terminer leur séjour en beauté, le 11 juillet à Johannesburg. Car ils ne sont plus aussi souverains qu’avant. Leur succès d’hier a d’ailleurs un goût d’inachevé. Pour et ses partenaires, tout semble moins évident. Et l’imperméabilité du bloc portugais qui s’est dressé devant eux hier soir n’explique pas tout.

Le fair-play portugais

« On a su se montrer très patient et ne pas se précipiter, relativise Xavi Alonso. Le but est arrivé à un moment fondamental. Cela a été un beau combat. » Du côté portugais, on regrette surtout le manque de réalisme sur quatre grosses occasions en première période. « Pour gagner ce genre de match, il faut concrétiser ses actions, explique Ricardo Carvalho. On a bien joué, mais ce n’était pas suffisant, l’Espagne était meilleure. » Dominateurs (61 % de possession du ballon), les Espagnols ont longtemps tremblé face aux estocades adverses. Et c’est finalement l’excellent David Villa, profitant d’un hors-jeu non signalé, qui qualifie la Roja (63e) et se replace du même coup au sommet du classement des buteurs. Ronaldo mis à part, les Portugais quittent l’Afrique du Sud la tête haute, avec le sentiment d’avoir fait le maximum. « Nous avons joué avec dignité, ambition, je crois fermement que nos supporteurs peuvent être fiers de notre parcours », résume l’entraîneur Carlos Queiroz. Samedi soir à Johannesburg, les Espagnols seront favoris face au Paraguay. Tout le monde se projette déjà sur une fantastique demi-finale face au vainqueur d’Allemagne - Argentine. Attention, toutefois, à ne pas griller les étapes. Car malgré sa prestigieuse victoire hier, l’Espagne est loin d’avoir fait le pus dur.

ESPAGNE - PORTUGAL 1-0 (0-0)
Spectateurs :
63 599.
Arbitre : M. Baldassi (Arg).
But : Villa (63e).
Avertissements. Espagne : Xabi Alonso (74e). Portugal : Tiago (80e).
Exclusion. Portugal : Ricardo Costa (89e).
Espagne : Casillas (cap.) - Sergio Ramos, Puyol, Piqué, Capdevila - Xavi, Busquets, Xabi Alonso (Marchena 90e + 3), Iniesta - Torres (Llorente, 59e), Villa (Pedro, 88e) Entr. : Del Bosque.
Portugal : Eduardo - Ricardo Costa, Ricardo Carvalho, Bruno Alves, Coentrao - Tiago, Pepe (Pedro Mendes, 72e), Raul Meireles - Cristiano Ronaldo (cap.), Almeida (Danny, 59e), Simao (Liedson, 72) Entr. : Queiroz 

Domenech à l'Assemblée par une porte dérobée

 
Celle-ci devait initialement être ouverte à la presse, attendue nombreuse, mais un huis clos a finalement été décrété à la demande de la FFF, et conformément au souhait de plusieurs députés qui s'étaient exprimés contre des "auditions spectacle". Mieux, Domenech et Escalettes ont réclamé – et semble-t-il obtenu – de pouvoir accéder à la salle de la commission par une porte dérobée pour pouvoir éviter les médias. Tout juste un tour de table sera-t-il organisé pour les photographes au début de l'audition.
Hier, la commission des affaires culturelles de l'Assemblée a déjà entendue la ministre des sports Roselyne Bachelot. Interrogée sur les causes de la débâcle des Bleus au Mondial, elle a écarté toute responsabilité personnelle : "les responsables sont clairement, en un, les joueurs, en deux, le sélectionneur, en trois, les instances". Elle a aussi stigmatisé des "joueurs insupportables et un sélectionneur aux abonnés absents". (lire l'article)

Quelle sera la ligne de défense de Raymond Domenech et de Jean-Pierre Escalettes ? L'ancien sélectionneur acceptera-t-il seulement de se justifier devant un tel "jury" alors même que la FIFA déplore fermement depuis plusieurs jours l'interventionisme politique sur ce dossier ? "En France, c'est devenu une affaire d'Etat, mais le foot doit rester entre les mains de la Fédération française de football", a encore déclaré lundi Sepp Blatter, le président de la FIFA.
Champion dans l'art de l'évitement, Domenech sera mis face à son bilan après six ans à la tête des Bleus conclus par une faillite complète de l'équipe. Jusque là, il a refusé de se livrer à une autocritique publique en profondeur. L'heure est probablement venue.
C'ÉTAIT HIER.
Une courte victoire de l'Espagne contre le Portugal (1-0, voir le compte-rendu), et une qualification aux tirs au but du Paraguay contre le Japon... (0-0, 5-3 t-a-b, voir le compte rendu) : il faut croire que les défenseurs étaient plus en forme hier que les attaquants. Mais Villa, l'Espagnol, a confirmé qu'il était l'un des hommes en forme de ce Mondial. En inscrivant son 4e but de la compétition, lundi, il a rejoint Higuain (Argentine) et Vittek (Slovaquie) en tête du classement des buteurs.
L'IMAGE DU JOUR


Le président de la FIFA Seppe Blatter s'est excusé lundi pour les 
erreurs d'arbitrage dotn ont été victimes l'Angleterre et le Mexique en 
huitièmes de finale. "J'ai exprimé mes excuses aux deux délégations
 directement concernées. Je comprends qu'ils ne soient pas contents. Les
 Anglais m'ont dit merci, les Mexicains ont baissé la tête", a 
déclaré le patron du football mondial.
AP/STEFFEN SCHMIDT
Le président de la FIFA Seppe Blatter s'est excusé lundi pour les erreurs d'arbitrage dotn ont été victimes l'Angleterre et le Mexique en huitièmes de finale. "J'ai exprimé mes excuses aux deux délégations directement concernées. Je comprends qu'ils ne soient pas contents. Les Anglais m'ont dit merci, les Mexicains ont baissé la tête", a déclaré le patron du football mondial.

Wimbledon: Tsonga-Murray à vivre en live comme-à-la-maison

TENNIS - Le numéro 1 français affronte Andy Murray en quart de finale de Wimbledon...

AVANT-MATCH

Mercredi, Jo-Wilfried Tsonga s’attaque à deux monuments. Car battre Andy Murray, le numéro 4 mondial dans son jardin du Central Court de Wimbledon, c’est escalader deux montagnes à la fois. Sur la pelouse de Wimb, le numéro 1 français va non seulement devoir sortir son meilleur tennis pour écarter le chouchou tout en gérant l’émotion de jouer sur un court mythique qu’il ne connaît pas encore.  «Ca va être un moment top de ma carrière. Je vais fouler ce court pour la toute première fois et pas contre n'importe qui. Ca va être la possibilité de faire quelque chose de grand», annonce le Manceau.

>> Un match à suivre comme-à-la-maison sur 20minutes.fr

S’il veut atteindre une demi-finale dans un autre Grand chelem que l’Open d’Australie, Tsonga va devoir produire du très grand tennis. Car Murray a fait forte impression depuis le début de la quinzaine. En quatre matchs, le Britannique a remporté les douze sets disputés sans jamais se laisser entraîner dans un jeu décisif. «Je ne suis pas le plus fin des tacticiens. Lui, il est très fort à ce niveau-là, il voit tout sur le terrain. Il ne faudra pas le laisser lire dans mon jeu», analyse le Français qui devrait chercher le KO sur chaque point. Un avis partagé par une autre star de Wimbledon, le marathonien Nicolas Mahut, de retour en France après son match historique face à John Isner. «Murray m’a impressionné par sa qualité de retour… Il sert très bien aussi, mais Jo va avoir la possibilité de retourner et d’imposer sa puissance à l’échange. Il ne va pas se frustrer comme face à gros serveur comme Karlovic l’an dernier. Je crois que tout est réuni pour avoir un Français en demi-finale.»

Histoire de faire mieux qu’en 2008. Il y a deux ans, Richard Gasquet était passé à deux doigts du crime de lèse-majesté, au même stade de la compétition. Mené 2 sets à 0, Murray avait réussi à retourner la situation dans une ambiance plus proche de la corrida que d'une partie de cricket. Depuis janvier 2008, aucun Français n'a réussi à battre Murray. Quinze joueurs différents s'y sont cassés les dents, de Monfils à Simon en passant par Mathieu, Llodra, Chardy, Benneteau et Tsonga lui-même, à deux reprises. Mais pas un n'a pu le faire chuter. Le dernier à avoir réussi cet exploit est… Tsonga. C’était en demi-finale de l’Open d’Australie 2008. Un tournoi fondateur dans la carrière du Manceau.

lundi 28 juin 2010

Les Pays-Bas se qualifient pour les quarts sans convaincre

 

 Vainqueurs (2-1) de la Slovaquie, l'invité surprise de ces 8es de finale, les Pays-Bas n'ont pas brillé. Mais ils seront présents en quarts de finale.

 
 

tombe pour dans les bras de son remplaçant Eljero Elia. On joue la 71e minute au Moses Mabhida Stadium de Durban et le milieu de terrain du peut sortir avec le sentiment du devoir accompli. Blessé à la cuisse gauche lors du dernier match de préparation, l'ex joueur du , au physique de verre, s'est montré décisif pour sa première titularisation lors de ce Mondial après avoir été déjà à l'origine du 2e but de son équipe sur une frappe sur le poteau reprise par Huntelaar face au Cameroun (2-1).
Sa «spéciale» - frappe du gauche à l'entrée de la surface après avoir repiqué au centre à l'issue d'une course de 54 mètres (1-0, 18e) -, a montré la voie à des Pays-Bas guère flamboyants malgré leur qualification face à la Slovaquie (2-1). Un éclair noyé dans un océan d'approximations, même si les «Oranje» se sont montrés supérieurs techniquement et dans la maîtrise du ballon.
Après deux gros arrêts de Mucha, le gardien slovaque, sur deux nouvelles actions de Robben (48e, 50e), Sneijder semble néanmoins donner un peu plus d'éclat au succès des Pays-Bas. Kuyt devance la sortie ratée de Mucha et offre un caviar au milieu offensif de l'Inter Milan qui marque dans le but vide (2-0, 84e). Mais lors du temps additionnel, Vittek réduit le score sur penalty (2-1, 90e +4). Le géant slovaque inscrit son 4e but de cette Coupe du Monde et rejoint l'Argentin Higuain en tête du classement des buteurs.
La Slovaquie a raté deux grosses balles d'égalisation
Une efficacité qui doit interpeller du côté de Lille et de Rudi Garcia qui l'ont prêté en janvier à Ankaragücü (D1 Turque) après un an et demi d'inefficacité chronique (7 buts en 38 matchs de L1). Mais Vittek, après son historique doublé face à l'Italie (3-2), aurait pu devenir le héros de tout un peuple. Après un magnifique arrêt de Stekelenburg sur une frappe d'Hamsik (67e), l'attaquant slovaque a en effet raté deux balles d'égalisation en perdant deux duels face au gardien des Pays-Bas (68e, 80e).
Même si elle a parfois semblé un peu tendre pour le niveau, la Slovaquie peut néanmoins nourrir des regrets au vue du scénario du match. Pour sa première participation à la Coupe du Monde, elle a réalisé un parcours inespéré en atteignant les 8es de finale. La jeune nation (indépendante depuis 1993) peut notamment se targuer d'avoir battu et éliminé le champion du Monde italien.
Les Pays-Bas laissent sur la faim
Les Pays-Bas n'ont pas brillé. Mais ils ont assuré l'essentiel après avoir connu deux grosses déconvenues lors des deux précédents gros tournois. Séduisants lors du 1er tour, comme cette année, il avaient en effet été stoppés en 8e de finale de la Coupe du Monde 2006 (0-1 contre le Portugal) puis en quart de finale de l'Euro 2008 (1-3 face à leur Russie). Les «Oranje» semblent enfin mûrs pour assumer leur statut de favori avec leur énorme "Big Four" offensif. Mais le selectionneur Bert Van Marwik devra également aplanir les problèmes d'ego qui semblent ronger son équipe. En sortant du terrain, Robin Van Persie, l'attaquant d'Arsenal, a ainsi eu un geste d'humeur vis vis de ses coéquipiers... 
En quarts de finale, les Pays-Bas affronteront le vainqueur de Brésil - Chili. Pour espérer atteindre le dernier carré, ils devront surtout proposer autre chose que face à la Slovaquie...

 LA FICHE
PAYS-BAS - SLOVAQUIE: 2-1 (1-0).
Spectateurs: 61.962. Arbitre: M. Undiano (Espagne). Buts. Pays-Bas: Robben (18e), Sneijder (84e) ;Slovaquie: Vittek (90e+4 s.p.). Avertissements.Pays-Bas: Robben (31e), Stekelenburg (90+3e); Slovaquie: Kucka (40e), Kopunek (72e), Skrtel (84e)
Pays-Bas: Stekelenburg - Van der Wiel, Heitinga, Mathijsen, Van Bronckhorst (cap) - Van Bommel, De Jong - Robben (Elia, 71e), Sneijder (Afellay, 90+2e), Kuyt - Van Persie (Huntelaar, 80e). Entr.: Van Marwijk.
Slovaquie: Mucha - Pekarik, Skrtel, Durica, Zabavnik (Jakubko, 88e) - Weiss, Kucka, Hamsik (cap) (Sapara, 87e), Stoch - Jendrisek (Kopunek, 71e), Vittek. Entr.: V. Weiss

Transfert - FC Barcelone: accord pour le départ d'Henry et Touré

L'attaquant international français Thierry Henry, le 22 juin 2010 à Mangaung/Bloemfonteinavant un match de Coupe du monde contre l'Afrique du Sud

MADRID — Le FC Barcelone a annoncé lundi soir avoir trouvé un accord de principe avec l'attaquant international français Thierry Henry et le milieu international ivoirien Yaya Touré en vue de leur départ.
Le directeur général du club, Joan Oliver, cité sur le site du club champion d'Espagne, a souligné que les opérations de départ des deux joueurs étaient "très avancées" mais que c'était à eux de franchir le dernier pas après qu'ils eurent exprimé "leur volonté de partir".
Tant Henry que Touré ont perdu leur places de titulaires l'an dernier. Le Français a effectué une saison décevante, ne marquant que trois buts en 20 matches, et a été remplacé par le jeune attaquant espagnol Pedro Rodriguez
Le club espère qu'Henry matérialisera son départ "dans les prochains jours". L'attaquant français pourrait finir sa carrière aux Etats-Unis dans l'équipe des New York Red Bulls, selon des informations de presse.
Concernant Henry, ce dirigeant du Barça a expliqué qu'avant le Mondial d'Afrique du sud, le club et le joueur avaient évoqué son possible départ. "Maintenant, c'est à lui de le matérialiser", a déclaré M. Oliver.
"Cela suppose que le Barça économisera intégralement son salaire", a-t-il ajouté.
Henry avait été recruté par le Barça en 2007, en provenance du club anglais d'Arsenal où il avait explosé comme l'un des meilleurs attaquants du monde.
Au Barça, le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France, avec laquelle il a été champion du Monde (1998) et d'Europe (2000), a remporté en 2009 les derniers titres qui manquaient à son palmarès: Ligue des Champions, Supercoupe d'Europe, et Mondial des clubs.
Dans le cas de Yaya Touré, Joan Oliver a reconnu l'existence d'un accord de principe entre le Barça et le club anglais de Manchester City qui souhaite le recruter. "La décision est entre les mains du joueur et de son agent", a-t-il dit.

Bachelot et Yade prennent «acte» de la décision d'Escalettes

Les premières réactions consécutives à l'annonce dela démission de Jean-Pierre Escalettes n'ont pas tardé à tomber. La ministre des Sports Roselyne Bachelot a ainsi pris «acte», lundi dans un communiqué, de la décision du de la française de football (FFF).



A l'instar de Rama Yade, secretaire d'Etat chargée des Sports.
La ministre «prend acte de la décision de Jean-Pierre Escalettes de démissionner de ses fonctions de président de la Fédération française de football dont les statuts contiennent des dispositions s'appliquant à cette situation», indique sobrement le communiqué de Roselyne Bachelot. Elle avait eu de mots très durs envers le dirigeant fédéral, estimant dès jeudi, deux jours après la défaite contre l'Afrique du Sud (2-1), que la démission de M. Escalettes était «inéluctable».
Ces propos avaient toutefois fait réagir la Fédération internationale de football (Fifa), opposée à toute «ingérence politique» dans la gestion des fédérations. «On a dit à son ministère (de Roselyne Bachelot, ndlr): Faites attention, il y a des mots qu'on ne doit pas employer. Ce n'est pas à vous de demander sa démission, c'est à lui de donner sa démission», avait déclaré samedi le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke.
- Bixente Lizarazu, champion du monde 1998 (sur RTL): «Ca me paraît être une décision logique, compte tenu de tout ce qui s'est passé ces derniers temps en équipe de France. (...) Je pense que Jean-Pierre Escalettes a pris ses responsabilités et c'est tout à son honneur. L'erreur qu'il a faite, et qui l'a mené à prendre cette décision, est en 2008 lorsqu'il aurait dû se séparer de Raymond Domenech (...) Je pense qu'il a fait le mauvais choix (...) Il n'a jamais eu d'autorité sur le sélectionneur (...) il n'a pas su recadrer les joueurs, notamment lors de cette mutinerie. Ca fait un peu beaucoup.»
- Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel, a quant à lui assuré sur le site de LFP: «Cette décision honore Jean-Pierre Escalettes, un homme juste et intègre. Le désastre de la Coupe du Monde ne doit pas faire oublier les éléments positifs de son action: l'Euro 2016, le redressement des finances de la Fédération et la solidarité entre le football amateur et le football professionnel. Cette solidarité doit rester plus forte que jamais au moment où il s'agit de reconstruire ensemble un nouveau système de gouvernance pour le football de demain.
- Gervais Martel, vice-président de la FFF sur France24: «C'est une décision qu'il a prise de manière très personnelle (...). Je suis un peu surpris qu'il ait pris cette décision aujourd'hui. On ne retient que les derniers jours de l'équipe de France. On a oublié le travail effectué par Jean-Pierre à la tête de la Fédération (...) notamment de ramener l'Euro 2016 en France.(...). S'il l'a fait c'est qu'il pensait que c'était dans l'intérêt général du football».

Pas d'unanimité pour Ruffier


Arrivé en Afrique du Sud après le forfait de Cédric Carrasso, 
Stéphane Ruffier a tout fait pour se fondre dans le groupe.(EQ)
Arrivé en Afrique du Sud après le forfait de Cédric Carrasso, Stéphane Ruffier a tout fait pour se fondre dans le groupe.(EQ)
Après Evra, Henry, Abidal, Malouda, une voix quelque peu «discordante» s'est enfin élevée chez les Bleus pour évoquer le fiasco du Mondial. Appelé en renfort après le forfait de Cédric Carrasso, Stéphane Ruffier a reconnu qu'il n'y avait pas eu unanimité au sein de l'équipe pour boycotter l'entraînement avant le match contre l'Afrique du Sud. «Sûrement, il y a des joueurs qui n'ont pas voulu faire ça. Je pense que les gens le savent. Il y a des joueurs qui, au fond d'eux, n'avaient pas la même décision», a déclaré le portier de l'ASM, lundi, sur Canal+. «J'ai suivi le groupe parce que je venais d'arriver et, pour moi, ce n'était pas évident de pouvoir faire quelque chose à côté. On ne se détache pas d'un groupe

Jusqu'à présent, ceux qui s'étaient exprimés sur le sujet avaient affirmé que tous les joueurs étaient d'accord pour cette grève du bus. Evra avait déclaré, vendredi sur TF1 : «Que ce soit bien clair, cela a été une décision du groupe. Et quand il y a eu ce geste d'hésitation pour descendre du bus (et aller s'entraîner, ndlr), le groupe est resté uni jusqu'au bout. Pas un seul n'a voulu descendre de ce bus».