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lundi 28 juin 2010

La rumeur a très rapidement enflé: Téléphone revient et en grande pompe, avec trois dates au Stade de France en 2012. Pourtant, joint par mail par leJDD.fr, l’ancien guitariste de Téléphone, Louis Bertignac, a démenti. “Il est vrai que notre ex-manager, François, m'a fait part d'une proposition pour l'été 2012... Mais c'en est resté là, car j'ai vraiment la tête à mon album, qui devrait sortir au début 2011”, écrit le musicien. “L’annonce de Fogiel (à l’antenne d’Europe 1, ndr) ce matin me semble être un pétard mouillé de plus, car si une telle chose avait été décidée, j'imagine que j'en serais au courant...”, ajoute-t-il. La maison de disque EMI a démenti les rumeurs dans un communiqué et, du côté du Stade de France, on affirme que les trois concerts supposés ne sont “pas prévus, pas notés”. Une tournée “avant de quitter ce monde” Téléphone, l’un des groupes français phares des années 1980, s’est séparé en 1986, après cinq albums et de nombreux tubes, tels La Bombe humaine, Ç a (C’est vraiment toi), Argent, trop cher ou Un autre monde. Jean-Louis Aubert, le chanteur, a poursuivi une carrière solo avec plusieurs succès commerciaux. Louis Bertignac n’a pas chômé, produisant et jouant sur de nombreux albums, dont Quelqu’un m’a dit, de Carla Bruni, en 2003. Ce n’est pas la première fois que des rumeurs de reformation se répandent à propos de Téléphone. En 2008, Jean-Louis Aubert avait affirmé au Parisien avoir “donné son accord” pour un éventuel retour du groupe. Louis Bertignac, lui non plus, ne rejette pas l’idée: “Une petite tournée de Téléphone, un jour, n'est pas exclue... On s'est dit qu'on la ferait avant de quitter ce monde... Mais quand? On n'en sait rien encore...”

"Nous sommes évidemment très heureux de ce nouveau record. Tout était réuni cette année : la programmation artistique, la météo et des festivaliers contents de revenir toujours plus nombreux", s'est félicité dimanche à l'heure du bilan Luc Barruet, le directeur de Solidarité Sida qui organisait l'événement.


L'enthousiasme du public était en effet particulièrement palpable cette année à Solidays, qui a donné le coup d'envoi des gros raouts festivaliers de l'été sous un soleil radieux.

Beaucoup de jeunes groupes ont ainsi reçu un accueil fiévreux de la part d'un public qui ne les connaissait pas une heure plus tôt. Ce fut le cas de l'électro-rock des Marseillais Nasser, du funk électro endiablé de General Elektriks  et de l'afro-blues des musiciens de rue de Kinshasa Staf Benda Bilili.

Mais aussi du duo de guitaristes mexicains Rodrigo y Gabriela, dont l'énergie a littéralement médusé la foule, des rockers belges Ghinzu, des jeunes poulains de l'écurie Ed Banger Jamaïca et des punks lillois Skip the Use.

Les deux "Nuits" ont aussi vu triompher quelques habitués de la pénombre des clubs tels que Miss Kittin, Missill, Beat Torrent et surtout les irrésistibles turntablists de Chinese Man.



Diam's samedi 26 juin 2010 à Solidays (c) AFP - Bertrand 
LangloisCôté têtes d'affiche, la plupart ont rempli leur contrat, sans grande surprise: Olivia Ruiz a servi son festin chocolat-champignons avec grâce, en remuant comme une gamine les volants noirs et rouges de sa robe de flamenca, tandis que Diam's a envoyé la sauce avec une énergie intacte en se plaignant entre deux chansons des misères que lui font endurer les médias.

Jacques Higelin, très en verve, a apporté sur scène son soutien à Stéphane Guillon et Didier Porte (évincés de France Inter) entre deux brûlots rock, alors que les N.E.R.D. de Pharell Williams ont sorti la grosse artillerie de stade, efficace mais sans finesse.

Seule erreur de casting: Vanessa Paradis, casée sur la petite scène du Dôme le samedi alors qu'elle aurait rempli la scène majeure. Seuls quelques prévoyants ont donc pu apprécier son concert intimiste, en version acoustique. Les autres sont restés dehors.

Izia, dimanche 27 juin 2010 à Solidays (c) France 2 - LNEt puis, quelques futures stars se sont imposées, comme la furie Izia, plus belle que jamais, qui a sauvagement cabotiné tout du long d'un set rock survitaminé, ou comme Féfé, l'ex-Saïan Supa Crew dont le concert ensoleillé a prouvé qu'il était l'un des petits princes des ondes les plus crédibles de l'été.

C'est à -M- qu'est revenu l'honneur de clore ces trois jours de fête pour la bonne cause. Matthieu Chedid avait revêtu pour l'occasion son habit de lumière (son double -M- dans toute sa splendeur: lunetté, coiffé et pailleté) et a fait parler sa guitare. Elle a pris tour à tour des accents hendrixiens, pinkfloydiens ou stoniens, tandis que son maître, de sa voix d'enfant timide, réussissait la performance de faire asseoir et se relever en hurlant les milliers de festivaliers restés pour l'écouter.

Si les concerts ont fait le plein, le directeur de Solidarité Sida Luc Barruet avait dimanche soir une autre raison de se réjouir: le village des associations de lutte contre le sida a lui aussi été très fréquenté tout au long du week-end, "exprimant l'envie du public d'aller vers les autres avec générosité". L'occasion d'une rencontre avec trois associations qui se concentrent sur l'accompagnement des femmes malades.

Téléphone reste en attente

Louis Bertignac, guitariste et ex-Téléphone, a démenti les rumeurs de reformation lancées lundi. Une tournée du groupe phare des années 1980 n’est toutefois pas exclue, “un jour”...



jean louis aubert concert














La rumeur a très rapidement enflé: Téléphone revient et en grande pompe, avec trois dates au Stade de France en 2012. Pourtant, joint par mail par leJDD.fr, l’ancien guitariste de Téléphone, Louis Bertignac, a démenti. “Il est vrai que notre ex-manager, François, m'a fait part d'une proposition pour l'été 2012... Mais c'en est resté là, car j'ai vraiment la tête à mon album, qui devrait sortir au début 2011”, écrit le musicien.
L’annonce de Fogiel (à l’antenne d’Europe 1, ndr) ce matin me semble être un pétard mouillé de plus, car si une telle chose avait été décidée, j'imagine que j'en serais au courant...”, ajoute-t-il. La maison de disque EMI a démenti les rumeurs dans un communiqué et, du côté du Stade de France, on affirme que les trois concerts supposés ne sont “pas prévus, pas notés”.

Une tournée “avant de quitter ce monde

Téléphone, l’un des groupes français phares des années 1980, s’est séparé en 1986, après cinq albums et de nombreux tubes, tels La Bombe humaine, Ç a (C’est vraiment toi), Argent, trop cher ou Un autre monde. Jean-Louis Aubert, le chanteur, a poursuivi une carrière solo avec plusieurs succès commerciaux. Louis Bertignac n’a pas chômé, produisant et jouant sur de nombreux albums, dont Quelqu’un m’a dit, de Carla Bruni, en 2003.
Ce n’est pas la première fois que des rumeurs de reformation se répandent à propos de Téléphone. En 2008, Jean-Louis Aubert avait affirmé au Parisien avoir “donné son accord” pour un éventuel retour du groupe. Louis Bertignac, lui non plus, ne rejette pas l’idée: “Une petite tournée de Téléphone, un jour, n'est pas exclue... On s'est dit qu'on la ferait avant de quitter ce monde... Mais quand? On n'en sait rien encore...

vendredi 25 juin 2010

Une fiancée pour Albert II

Après une trentaine d’années de vie de patachon et deux enfants illégitimes quoique dûment reconnus, le prince Albert II de Monaco, 52 ans, va se ranger des voitures en épousant à l’été 2011 la Sud-Africaine Charlene Wittstock (photo), 32 ans. Les fiançailles ont été annoncées officiellement avant-hier. Qu’a-t-elle de plus que les dizaines de précédentes, cette championne de natation ? Ecoutons le prince, qui a réservé la primeur de l’annonce à l’édition monégasque de Nice-Matin : elle s’est «construite sur les valeurs du sport», dit-il. Ecoutons aussi Stéphane Bern, expert incontesté, qui a décortiqué l’affaire dans le Figaro d’hier : Charlene a un «mental de championne», qui «devrait l’aider à supporter la pression médiatique». Elle partage aussi «les convictions du prince Albert» en matière d’environnement. Convictions qu’on peine à cerner quand on voit le bétonnage en règle de ce pauvre rocher. Photo Reuters

Angie et son ex au tribunal

Rappelez-vous, l’an dernier Angie était la bimbo de service de Secret Story. Ce matin, elle affronte son ex compagnon au tribunal.

Changement d’ambiance. Il y a un an, c’est dans le confessional de la Maison des Secrets que la blonde Angie confiait ses bleus à l’âme. Ce matin, c’est à la barre du tribunal correctionnel de Versailles qu’elle viendra parler de ses bleus tout court.
Car la jeune femme a porté plainte contre son ex pour des violences remontant au 14 décembre dernier. En ce soir d’automne, Angie revient au domicile familial - qu’elle avait quitté peu avant le début de Secret Story - laissant seuls son compagnon, Cyrille, et sa fille de huit ans, pour participer au jeu et vivre une love story montée de toutes pièces par Endemol avec Romain Chavent. Le Parisien décrit une « drôle d’ambiance » au domicile des concubins : Cyrille aurait demandé à sa compagne retrouvée « d’exercer son devoir conjugal alors qu’ils sont dans le même lit ». Ce qu’Angie aurait refusé. Colère de son compagnon, dispute, Cyrille aurait alors bousculé la jeune femme et lui aurait asséné un coup de poing, entraînant cinq jours d’incapacité totale de travail… Entendu par les pandores, Cyrille a nié.
Aux juges, qui les entendent ce matin, de démêler le vrai du faux dans cette sombre histoire.

Solidays, c'est parti !

Trois jours sous le signe de la solidarité...Solidays s'installe dès aujourd'hui jusqu'au dimanche 27 juin à l'hippodrome de Longchamp. Au programme : rock, pop, rap, electro... et soleil !

Baptisé cette année « In Vivo », Solidays, deuxième événement musical le plus fréquenté de France derrière les Vieilles Charrues, ouvre aujourd'hui ses portes, et ce jusqu'au dimanche 27 juin. L'hippodromme de Longchamp va donc vibrer au rythme des musiques et des groupes les plus divers. Izia, BB Brunes, Hocus Pocus, General Elektriks, Gush, et bien d'autres artistes ont répondu à l'appel de la 12e édition des Solidays.
Au delà de son aspect musical, Solidays est avant tout un festival engagé qui tente de sensibiliser, prévenir et informer sur le SIDA. Des stands sur les actions de prévention de la maladie et l'exposition «  Sex and the city » accueilleront d'ailleurs les festivaliers qui le souhaitent.
Depuis sa création, Solidays a permis de récolter 10,6 millions d'euros au profit de la prévention et de l'aide aux malades que soutient Solidarité Sida dans plus de 20 pays.

Francis Dreyfus, la musique, c'est son affaire

 

Il a découvert Christophe, Bashung, Lavilliers, Montagné... Il a édité Vartan et Jean-Michel Jarre. Mais sa vraie passion, c'est le jazz, pour lequel il a imposé un nouveau label. Et ses «poulains» font plus que le respecter: ils l'aiment.

De Johnny à Petrucciani, de Christophe à Didier Lockwood en passant par Richard Galliano, ils sont nombreux à devoir leur succès à ce gars un peu bizarre (c'est lui qui le dit) qui fonctionne au coup de coeur. Francis Dreyfus, c'est à la fois «M. Jarre» et «M. Jazz», un entrepreneur musical atypique qui a donné ses lettres de noblesse au mot «indépendant» et marqué de ses labels notre histoire du spectacle et du disque. En vingt ans, il a vendu plus de 55 millions d'albums dans le monde, avec un artiste français, Jean-Michel Jarre, inventé le concept - à mi-chemin du land art et du spectacle de rue - de ses premiers shows gigantesques et gratuits. Et en cinq ans il a imposé, contre toute attente en période de crise, un nouveau label de jazz en appliquant à cette musique les mêmes techniques de production et de préparation qu'à la variété.
Plus artiste qu'homme d'affaires («J'ai des gens pour ça»), ce producteur et éditeur de musique est également un défenseur véhément et infatigable de la profession au sein de l'Union des producteurs phonographiques français indépendants et de la Société civile pour la perception de la rémunération équitable. PDG de son groupe (Société parisienne de promotion artistique et Francis Dreyfus Music, qui comprennent les éditions Labrador et les labels Disques Motors, Disques Dreyfus, Dreyfus Jazz et, aux Etats-Unis, Dreyfus Records: une vingtaine de salariés et près de 70 millions de francs de chiffre d'affaires), il n'a jamais cessé de mettre son oreille au service de sa curiosité. «Francis a une spécificité rare: il cumule l'ouïe du mélomane et celle de M. Tout-le-Monde», confie le pianiste Michel Petrucciani.
«L'argent, c'est bien, c'est bon, j'en ai gagné beaucoup, perdu autant, mais le vocabulaire lié au Top 50 et autres hit-parades ne m'intéresse pas vraiment.» Plus que des bénéfices, il cherche d'abord à développer le potentiel de ses musiciens. «Il me pousse là où j'ai envie d'aller. Jamais personne ne m'avait auparavant donné les moyens de travailler comme ça. Pourtant Francis ne marche pas à coups de subventions, c'est son fric!» précise l'accordéoniste Richard Galliano, l'un des sons magnifiques du label de jazz. La course au cachet étant néfaste à la créativité, les «Dreyfusards» perçoivent des royalties quasi mensuellement.
La cinquantaine bien sonnée, élégante, rouée et pleine d'humour, la crinière argent et l'accent d'un titi de banlieue chic, Francis Dreyfus est spontanément amnésique. Il n'aime pas se raconter, comme si parler de soi était inconvenant. Ce qui l'intéresse: le moment présent, le bonheur de ses filles, la croissance de ses chênes truffiers, la valeur des gens et la prochaine expérience qu'il vivra avec ses artistes, devenus pour la plupart ses amis.
Français d'origine roumaine par sa mère, descendant du capitaine Dreyfus par son père, Francis usa ses barboteuses au Raincy (Seine-Saint-Denis). Son père, professeur proche des philosophes allemands de la fin du XIXe siècle, qui lorgnait du côté du Tibet, estimait que toute valeur non spirituelle n'existait pas. Résistant, franc-maçon, il refusa toujours les honneurs. La liberté, pour lui, voulait qu'on ne s'accrochât à aucune possession matérielle et qu'on ne s'attardât pas sur le passé.
Enfant, Francis partage la chambre d'un frère de neuf ans son aîné qui adore le jazz. Ses parents aiment la peinture, fréquentent les musées, les salles d'exposition, reçoivent des peintres. L'art contemporain est la deuxième passion de ce fou de mélodie hypersensible. Il entre à Sciences po, en sort en cours de route, écoeuré par un professeur antisémite qui promet que, lui vivant, jamais un Dreyfus ne réussira. Direction la faculté de droit. «Je voulais devenir attaché culturel. Sans savoir ce que cela signifiait exactement.»
Adolescent, Francis crée un club de jazz au Raincy, écume les boîtes parisiennes pour dénicher des musiciens et les persuader de venir jouer dans sa banlieue. «Le lycée comptait près de 2 000 élèves. Ça marchait bien. On avait de l'argent de poche et, surtout, un excellent prétexte pour passer nos nuits à Paris. C'était une époque marrante.» Les circonstances et le manque d'argent le forceront à innover. «Sans le sou, il faut faire preuve d'imagination, susciter des rencontres.» Il rédige des articles pour Jazz Magazine et Salut les copains, écrit des chansons. Broken Doll (Poupée brisée) deviendra n° 1 aux Etats-Unis et lui restera longtemps comme surnom (il en rit encore aujourd'hui). Sa première entreprise, la Société parisienne de promotion artistique, édite Sylvie Vartan (elle était dans le même lycée que lui), Petula Clark et Johnny Hallyday. Ce gamin de 23 ans est le roi de Paris. A contre-courant du mouvement général, qui privilégie les adaptations de succès anglo-saxons, il défend la chanson française, soutient Georges Aber, Gilles Thibaut, Jean Renard... Le vibrion parle anglais, part pour Londres, baguenaude, portugaises au vent, rapporte Cat Stevens et Pink Floyd sur son catalogue, encore inconnus en France.
Nous sommes en 1963 et Francis Dreyfus, tout juste adulte, a déjà une furieuse envie de passer à autre chose. La production, par exemple. Son premier projet sera un immense succès: Le Manège enchanté. La bande originale fera un tabac chez les Britanniques, qui étaient persuadés que Pollux fumait de l'herbe! Puis il découvre de jeunes espoirs français: Bashung, Montagné, Lavilliers. Pas que des mauvais...
«Francis est un éditeur avant d'être un patron de maison de disques. Il a abordé le microsillon parce qu'il ne trouvait pas chaussure à son pied. C'est un visionnaire qui a gardé cette notion de valeur d'un copyright, d'une oeuvre, d'une création», souligne Jean-Michel Jarre, qui a débuté avec lui. Vingt ans plus tard, Jarre donne avec Oxygène 7-13 une suite au mythique Oxygène de 1976 (il allait de la plage 1 à la plage 6). D'après Dreyfus, Jarre va véritablement exploser aujourd'hui. 7 et 13 ne sont-ils pas les nombres de la chance et du hasard? Ceux de la vie qui passe, ceux de Francis Dreyfus, assurément. l
>bio express
1940: naissance au Raincy (Seine-Saint-Denis).
1963: création de sa première société, pour éditer Johnny Hallyday, Sylvie Vartan et Petula Clark.
1971: premier label (Disques Motors),
avec Christophe (Les Paradis perdus, Les Mots bleus).
1976: 12 millionsd'exemplaires d'Oxygène (Jean-Michel Jarre).
1986: Concerts de Jarre à Houston (Etats-Unis), et à Lyon pour la venue du pape.
1991: création de Dreyfus Jazz avec Yves Chamberland (Studios Davout).
1993: signature du pianiste de jazz Michel Petrucciani, précédemment chez Blue Note, et création d'un label aux Etats-Unis.
1997: sortie d'Oxygène 7-13, de Jean-Michel Jarre, contrat de distribution mondiale avec Sony et tournée mondiale.

Johnny Hallyday dans une pièce de Tennessee Williams en 2011

PARIS — Johnny Hallyday tiendra le premier rôle l'an prochain d'une pièce de Tennessee Williams, "Le paradis sur terre", d'après "Kingdom of Earth", à l'affiche du Théâtre Edouard VII à Paris, a annoncé à l'AFP l'administratrice de cette scène, Marie Etchegoyen.
"Johnny Hallyday réalisera un de ses rêves les plus chers: jouer au théâtre. Bernard Murat le mettra en scène en septembre 2011 dans une pièce peu connue de Tennessee Williams", indique-t-elle dans un court communiqué.
Interrogé, le théâtre n'a pas précisé la distribution complète.
"Kingdom of Earth" est un drame psychologique évoquant des comportements sous l'effet d'une catastrophe, et autres pulsions de survie.
Depuis des débuts au cinéma dans "Les Diaboliques" de Henri-Georges Clouzot en 1954, Johnny Hallyday a tourné une cinquantaine de films mais n'a jamais joué au théâtre.
Il a décroché son premier vrai rôle en 1963 avec "D'où viens-tu Johnny ?" de Noël Howard, où il incarne un jeune musicien qui, à court d'argent, transporte de la drogue.
L'an dernier, Johnny Hallyday était à l'affiche du long métrage "Vengeance" de Johnnie To, présenté à Cannes hors compétition.
Rien n'a filtré sur les raisons de ce choix pour son premier rôle au théâtre. Toutefois, en 1985, Johnny Hallyday avait rendu hommage dans une chanson au dramaturge américain Tennessee Williams "qu'il affectionne particulièrement", dit-on dans son entourage.
"On a tous quelque chose en nous de Tennessee/Cette volonté de prolonger la nuit/Ce désir fou de vivre une autre vie/Ce rêve en nous avec ses mots à lui/Quelque chose de Tennessee", dit la chanson écrite par Michel Berger, et qui compte parmi les plus grands succès de Johnny Hallyday.

Didier prend la Porte en beauté a Bordeaux,

BORDEAUX — C'est sous les applaudissements nourris de plus de 200 spectateurs que l'humoriste Didier Porte, licencié par le patron de France Inter Philippe Val, a fait vendredi à Bordeaux sa dernière chronique pour l'émission "Le fou du roi" animée par Stéphane Bern.
Une heure avant l'ouverture des portes du grand théâtre de Bordeaux, où se déroulait l'enregistrement de l'émission dans le cadre de la "fête du vin", les aficionados du chroniqueur se sont retrouvés pour évoquer leur courroux.
"Je suis là car je trouve scandaleux qu'on limoge un humoriste sous prétexte que son humour n'est pas convenable", tonne Christine Roux, une Bordelaise à la retraite.
"C'est inquiétant pour l'avenir de France Inter. Si la station devient de moins en moins critique et ne rapporte plus que la voix de son maître, je ne l'écouterai plus", menace son amie Anne Guérin.
Au fil des conversations, un petit groupe de mécontentes se forme. Spontanément nait l'idée de demander à lire un mot à l'antenne dans lequel elles regrettent "cette éviction" et affirment craindre que "France Inter perde son éclectisme et sa liberté de ton".
Leur texte se termine par un appel au boycott de l'antenne "en fonction de l'évolution de la situation".
Très gentiment reçues quelques minutes par Stéphane Bern, la porte-parole improvisée de ces auditrices en colère, Patricia Savouret, se voit refuser cette intervention en direct.
"Malheureusement, ce n'est pas possible, car la règle est que Paris coupe le son, pour éviter ce genre de débordement", lui explique l'animateur, tout en lui assurant qu'il rendrait lui-même hommage à son chroniqueur.
Dans l'assistance, alors que l'émission n'a pas encore commencé, un jeune viticulteur se lève, brandissant une pancarte "Rendez-nous Didier Porte et Stéphane Guillon". Stéphane Bern l'invite aussitôt à rencontrer M. Porte dans les coulisses.
"C'est très simple, Jean-Luc Hees et Philippe Val ont été envoyés là pour casser la boutique (...) France Inter ce sera toujours la station des gauchistes qui critiquent, etc... Le seul moyen de les neutraliser c'est de casser la boutique avant les présidentielles, de foutre en l'air l'audience", lui explique avec calme l'humoriste.
Quelques minutes avant l'entrée en scène du chroniqueur, le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé, invité de l'émission, faisant allusion au licenciement de l'humoriste dit qu'"il faut faire un peu attention quand même". "Les hommes politiques sont des hommes, parfois ça blesse, ça fait mal", déclare-t-il tout en faisant sienne cette parole de Voltaire: "Même si je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, je me battrai pour que vous puissiez le dire".
Très vite vient l'intervention du chroniqueur, accueilli sous les acclamations nourries d'un public debout. Il termine son billet en affirmant, avec sérieux, "qu'aucun directeur ou patron de cette station, aussi médiocre ou mal attentionné soit-il, n'a jamais réussi à briser France Inter qui a toujours été plus forte que ces dirigeants grâce à vous".
"Ne leur en voulez pas trop, moi, je sais que ce qui m'arrive n'est pas de leur faute, le vrai commanditaire de notre licenciement (...) je le connais, je ne l'ai pas vu, mais je l'ai tout de suite reconnu à son style inimitable et vous savez ce qu'il disait à Guillon et à moi: +cassez vous, pauvres cons+", conclut-il.

2000 fans au cimetière

Quelque deux mille fans sont venus commémorer ce matin le premier anniversaire de la mort de Michael Jackson au cimetière de Forest Lawn, dans la banlieue de Los Angeles, a constaté un journaliste de l'AFP. C'est sensiblement moins que ce qu'avaient anticipé les autorités, qui s'attendaient à devoir gérer un flux permanent d'environ 5.000 personnes, comme en témoignait l'impressionnant dispositif de sécurité et les dizaines de journalistes massés devant les grilles du cimetière depuis l'aube.

En fin de matinée, aucun mouvement de masse n'avait eu lieu et les fans se succédaient par petits groupes pour monter la colline menant au Mausolée où repose le "roi de la pop", à pied ou en voiture. A 11H00 locales (18H00 GMT), quelque 2.000 fans avaient fait le déplacement, selon la police et les responsables du cimetière.

"Je ne pense pas que je puisse faire mon deuil un jour", a déclaré Suzan Matias, employée d'une compagnie d'assurances de San Diego, et l'une des premières à avoir foulé vendredi les pelouses impeccables du cimetière. Mme Matias, 38 ans, avait assisté à la cérémonie à la mémoire de Michael Jackson en juillet dernier au Staples Center de Los Angeles, et elle assure aujourd'hui écouter encore deux heures de musique de la star chaque jour, "sur le chemin du travail, à l'aller et au retour".

Elle a d'ailleurs passé le virus à ses deux jeunes enfants, qui "ont accroché des posters partout et regardent ses vidéos encore et encore". Mme Matias, à l'instar des autres fans, n'a pas pu se recueillir très longtemps devant le Mausolée ou repose Michael Jackson -- qui reste fermé au grand public. Cantonnés derrière des barrières de sécurité, les fans sont en effet invités par des agents de sécurité à ne pas rester plus de quelques minutes.

jeudi 17 juin 2010

Retour sur le 1er concert parisien de Charlotte Gainsbourg

En pleine tournée, Charlotte Gainsbourg donnait hier soir son tout premier concert parisien à La Cigale. AlloCiné y était. Compte rendu.


Retour+sur+le+1er+concert+parisien+de+Charlotte+Gainsbourg










Ca tourne ! Mais loin des plateaux des cinéma. Charlotte Gainsbourg, prochainement à l'affiche de L' Arbre de Julie Bertuccelli, se consacre ces jours-ci pleinement à ses activités de chanteuse. Après un rodage en Amérique, et un passage par le grant raout de Coachella (à la même affiche que les cadors Vampire Weekend, LCD soudsystem ou Muse) et avant la saison des festivals estivaux (Belfort, La Rochelle...), la comédienne donnait ce mercredi soir son tout premier parisien à La Cigale, une des plus belles salles de la capitale, où la première partie était assurée par le délicat Piers Faccini.

Dans l'assistance, pas mal de trentenaires ex-effrontées, cheveux longs et blue jeans. A en juger par l'ovation qu'il lui réserve à son arrivée, le public, déjà conquis, est heureux de voir de près cette fille toute simple qui semble faire partie de la famille depuis si longtemps, et qui pourtant conserve tout son mystère. Les fans tiennent aussi à rassurer dès le départ celle dont le trac et les doutes sont devenus proverbiaux.
Il n'y a pourtant pas de quoi s'inquiéter. Car Charlotte Gainsbourg est fûtée. Côté look d'abord : on attendait une tenue négligée ? Elle opte pour un pantalon en cuir, un tee-shirt et un bolero noir. Sur le style musical, ensuite : on imaginait une veillée au coin du feu, acoustique et minimale ? Accompagnée d'un groupe solide (Beck, producteur de l'album IRM, a veillé au grain), elle commence son set par des morceaux punchy : le tribal IRM, puis Greenwich mean time. Sur l'attitude, ensuite. On pensait qu'elle resterait figée, les mains dans les poches ? Sûr qu'elle n'est pas (encore) une bête de scène. Qu'à cela ne tienne : elle impose sa présence, se déplace avec aisance, pianote parfois sur un clavier, frappe sur un tambour -une bonne façon de se donner de la contenance. Fûtée, on vous dit.

Cette vraie-fausse timide a suffisamment d'assurance pour se passer des petites phrases que lancent parfois les artistes entre les morceaux, histoire de se mettre le public dans la poche. Sobre, elle fait confiance aux chansons, aux musiciens, et elle a raison, d'autant que les titres sont subtilement réarrangés pour la scène (Le chat du café des artistes). Elle ne craint pas non plus de reprendre des chansons de son père ("le plus grand, le meilleur") : L'Hotel particulier, extrait du monument Melody Nelson, puis, en rappel euphorisant, Couleur café, dont le style percussif se marie parfaitement à son propre répertoire. Elle reprend aussi du Dylan (Just like a woman), et ça passe. On se souvient alors qu'elle fut l'épouse de Dylan-Heath Ledger dans I'm Not There.

A la fin du concert, les spectateurs se retourne et lève la tête pour applaudir Jane Birkin, qui, du balcon, applaudit sa fille. Mais la relève semble assurée. L'héroïne de La Science des rêves a le sens du live.

Ally Mc Beal dit oui à Indiana Jones

L'éternel séducteur a encore frappé : Harrison Ford, 67 ans, et Calista Flockhart, 45 ans, se sont unis au Nouveau-Mexique, où l'acteur tourne Cowboy and Aliens. Le mariage a eu lieu mardi en présence du gouverneur de l'état, Bill Richardson, qui a officialisé leur union.
C'est le troisième mariage pour l'acteur qui a eu quatre enfants de ses deux précédentes unions. Calista Flockhart, rendue célèbre par son rôle d'avocate déjantée dans la série Ally Mc Beal est maman d'un garçon de 9 ans, Liam, qu'elle a adopté. 
Un mariage très fortuné
Les deux tourtereaux s'étaient rencontrés en 2002 lors de la soirée des Golden Globes. En 2009, ils s'étaient officiellement fiancés pendant le week-end de la Saint-Valentin.
Il ne reste plus qu'à souhaiter tout le bonheur du monde aux deux "jeunes" mariés... Et si l'argent ne fait pas le bonheur, il y peut y contribuer puisque le magazine Forbes a estimé leur fortune à 69 millions de dollars en 2009. 

Mon épreuve de philo au bac

Marion en Terminale S, passe son baccalauréat. Tous les jours, elle nous livre ses impressions sur ses révisions, ses épreuves... et son moral.
"Entre un réveil très matinal et une nuit agitée par le stress, la tension était à son comble ce matin. Le bac, enfin! Comme l'examen se déroule dans mon lycée, il est encore difficile de réaliser. Ce qui a l'air d'un simple contrôle est en réalité la réponse à tous les "Passe ton bac d'abord!" dont on nous assène depuis des mois!
A 7h30, tous les Terminales de Sèvres trépignent devant les portes du lycée. Lorsqu'elles s'ouvrent, c'est la ruée. Les salles de classe sont affichées à l'entrée et c'est la bousculade. Une fois installée devant ma copie, l'appréhension atteint son maximum. Tout un chacun n'attend que de pouvoir retourner son sujet. Lorsqu'enfin, l'épreuve débute et que les sujets sont révélés, il ne reste qu'à se lancer. Pour ma part, c'est la dissertation: "Dépend-il de nous d'être heureux ?", un sujet relativement simple et que j'ai bien étudié.
Quatre heures plus tard, nous nous retrouvons tous à la sortie pour échanger nos impressions et nos sentiments; mais il faut vite retourner finaliser nos révisions en vue de l'épreuve d'Histoire et Géographie de demain... Quatre éprouvantes heures une fois encore, alors que cette matière semble d'ores et déjà nous avoir achevés!"

Affaire Bettencourt : Eric Woerth contre-attaque

«Compte tenu de la gravité de toutes ces allégations, ma femme ou moi nous réservons le droit de porter plainte pour diffamation», a indiqué jeudi soir dans un communiqué le ministre du Travail, . Le ministre ne s'attendait certainement pas à être mêlé à l'affaire Bettencourt. «Nous ne nous laisserons pas entraîner dans un procès auquel nous sommes totalement étrangers», a-t-il ajouté, évoquant un «conflit interne à la famille Bettencourt».
Les enregistrements de conversations entre Liliane Bettencourt et ses conseils, transmis à la police et partiellement publiés jeudi par le site Médiapart ont en effet semé le trouble quant au rôle joué par le ministre du Travail et son épouse auprès de la milliardaire.
Dans l'un de ces extraits, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrick de Maistre, évoque l'implication supposée d'Eric Woerth, alors ministre du Budget, dans un dossier concernant la construction d'un auditorium «André Bettencourt», du nom du mari défunt de l'héritière de L'Oréal.
«Ils ont obtenu un bâtiment de l' de la (...) Et ça, c'est mon ami Eric Woerth dont la femme travaille pour nous, qui s'en est occupé. Et maintenant, il faut faire des travaux pour faire un auditorium (...) Là, vous vous engagez pour donner au maximum 10 millions (...) J'ai demandé au ministre Eric Woerth, qui est un ami, d'être là, parce que c'est grâce à lui qu'il y a eu l'Hôtel de la Monnaie», déclare - selon Mediapart -  le gestionnaire à la milliardaire, dans cette conversation datant du 27 octobre 2009.
Faisant référence à la femme du ministre, Florence Woerth, qui a travaillé auprès de Liliane Bettencourt entre 2007 et début 2010, Patrick de Maistre indique à Mme Bettencourt: «je pense qu'il faut que j'aille voir son mari et que je lui dise que avec le procès (...) on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui donnera de l'argent et puis voilà.»
Eric Woerth: «je ne sais même pas de quoi il s'agit»
Interrogé sur RTL, pour savoir si Liliane Bettencourt lui avait donné de l'argent, Eric Woerth a fermement démenti: «Non, bien sûr que non. Enfin, je ne sais même pas de quoi il s'agit. C'est un procès qui arrive, donc il y a un vent énorme qui tourne». Il a ajouté que son épouse a travaillé durant trois ans «dans le family office de Mme Bettencourt. Elle ne le dirige pas, elle y travaille. Elle est salariée, c'est une salariée normale». Un peu plus tard, il a dénoncé des «allégations dénuées de fondement» et menacé de saisir le justice.
Dans ces conversations, le rôle joué par l'Elysée dans l'affaire opposant l'artiste François-Marie Banier à la fille de Liliane Bettencourt est aussi évoqué. «Je vais à l'Elysée cet après-midi puisque le conseiller de Sarkozy m'a appelé ce matin - je ne lui avais rien demandé (...) Peut-être que cet après-midi, j'aurai quelque chose de nouveau», souligne ainsi Patrick de Maistre à la milliardaire, le 3 juillet 2009.
Une enquête préliminaire pour «atteinte à la vie privée» a été ouverte en début de semaine par le parquet de Nanterre sur ces enregistrements embarrassants. Ils auraient été réalisés de manière clandestine par l'ancien maître d'hôtel de Liliane Bettencourt, dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine.
Mercredi, la garde à vue du maître d'hôtel a été pronlongée. Une deuxième personne a également été placée en garde à vue, a-t-on appris auprès du parquet de Nanterre. Il s'agit d'un informaticien, soupçonné d'avoir copié sur des CD-Roms les enregistrements réalisés par le maître d'hôtel.
La saga Bettencourt, héritière de l’empire L’Oréal à la tête d’une fortune évaluée à 10 milliards d’euros, continue sur le terrain judiciaire. Au début de l'année sa fille unique, Françoise Meyers-Bettencourt a porté plainte contre François-Marie Banier, le photographe des stars, qu'elle accuse d’avoir profité de la vulnérabilité de sa mère pour la délester d’environ 1 milliard d’euros. .