Les forces de l’ordre, faisant usage de gaz lacrymogènes, ont procédé à au moins cinq interpellations tandis qu’elles contrôlaient l’identité de 107 personnes. Hier soir, vers 21 heures, le quartier était encore quadrillé par une centaine de policiers (dont certains étaient accompagnés de chiens) de compagnies d’intervention ainsi que de gendarmes mobiles. Le trafic du tramway était à l’arrêt. La tension restait vive à 500 m du stade, juste en face du parc Montsouris, devant la Fondation des Etats-Unis, pavillon qui accueille des étudiants américains au coeur de la Cité internationale universitaire de Paris. Les forces de l’ordre empêchaient les supporteurs de l’équipe d’Algérie de s’approcher du bâtiment. Il a fallu attendre 21 h 45 pour que les jeunes, souvent drapés de vert et de blanc, quittent les lieux, que le calme revienne et que les trams circulent en fin à nouveau.
En face du stade Charléty, devant la boutique Midas, une voiture d’un client se trouvait sur… le toit ! « Dès la fin du match, ils se sont mis à six pour la retourner, raconte un témoin. Puis un jeune a sorti une bouteille d’essence. Je lui ai dit : Non, non, fais pas ça ! Il a répondu OK et toute la bande est partie. D’autres jeunes en ont profité pour piquer des pneus neufs. Face à ces violences, des passants, dont une femme enceinte, se sont réfugiés dans le magasin. » Près de 10 000 personnes s’étaient retrouvées au stade Charléty pour assister au match. La retransmission au Trocadéro n’ayant pas eu lieu, des centaines de supporteurs se sont rabattus, à la dernière minute, sur l’enceinte du XIIIe arrondissement. « Il y a eu un transfert non prévu », explique un policier. « Les débordements ont commencé dès que les Américains ont marqué leur but tout à la fin de la rencontre, raconte un passant. Des jeunes ont balancé des barrières sur les agents de sécurité. » Des perturbations ont également été enregistrées dans les transports en commun. Après le match, des supporteurs algériens ont investi les voies du RER B à la station Denfert-Rochereau. Le trafic a été interrompu entre 18 h 30 et 19 h 30.
Rafik Saïfi , l’ex-joueur de Troyes et de Lorient, a giflé hier une consoeur du journal algérien « Compétition », avant de lui jeter une bouteille en plastique à la figure. « Il m’a ensuite copieusement insulté, me traitant de tous les noms et me disant qu’il allait m’arriver des choses à Alger », explique Asma Halimi, qui annonce vouloir porter plainte.
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