Menés par une équipe de l'Inserm (unité Inserm - Groupe d'étude de la Reproduction chez l'Homme et les Mammifères, Université Rennes 1), en association avec des chercheurs du CHU de Pointe-à-Pitre et de l'Université de Liège (Belgique), ces travaux sont les premiers à établir un lien de causalité entre l'exposition à ce perturbateur endocrinien et le risque de survenue du cancer de la prostate, souligne l'Inserm dans un communiqué.
Classé comme cancérogène possible pour l'Homme par l'Organisation Mondiale de la Santé, le chlordécone est interdit depuis des années dans de nombreux pays (dès 1976 aux Etats-Unis). Il a pourtant fallu attendre 1990 pour que la France décide à son tour de ne plus utiliser le chlordécone en métropole, et 1993 pour étendre cette interdiction aux Antilles. Il aurait cependant continué à être employé jusqu'en 2005-2007, contaminant considérablement les sols et exposant d'autant les populations.
Classé comme cancérogène possible pour l'Homme par l'Organisation Mondiale de la Santé, le chlordécone est interdit depuis des années dans de nombreux pays (dès 1976 aux Etats-Unis). Il a pourtant fallu attendre 1990 pour que la France décide à son tour de ne plus utiliser le chlordécone en métropole, et 1993 pour étendre cette interdiction aux Antilles. Il aurait cependant continué à être employé jusqu'en 2005-2007, contaminant considérablement les sols et exposant d'autant les populations.
Les résultats publiés dans le "Journal of Clinical Oncology" sont issus du programme de recherche Karuprostate, qui étudie l'influence de l'exposition au chlordécone dans la survenue du cancer de la prostate aux Antilles. Cette étude cas-témoin, qui a comparé l'analyse du sang de 709 personnes nouvellement atteintes d'un cancer de la prostate à 723 personnes indemnes de la maladie, montre une élévation significative du risque de cancer de la prostate chez les personnes présentant une concentration sanguine en chlordécone supérieure à 1 µg/l.
D'après l'étude, le patrimoine génétique individuel ainsi que les facteurs environnementaux (alimentation, mode de vie) auraient une forte influence sur ce risque ; ce dernier serait ainsi multiplié par 5 chez les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate et ayant résidé dans un pays industrialisé.
Pour les chercheurs, "ces résultats scientifiques sont les premiers à suggérer l'existence d'une relation causale entre l'exposition à un perturbateur endocrinien et le risque de survenue du cancer de la prostate".
Pour les chercheurs, "ces résultats scientifiques sont les premiers à suggérer l'existence d'une relation causale entre l'exposition à un perturbateur endocrinien et le risque de survenue du cancer de la prostate".
Ils viennent confirmer ceux du rapport rédigé en 2007 par le Pr Dominique Belpomme sur les conséquences d'une exposition au chlordécone. Dans ce document, le chercheur montrait en effet que le chlordécone était une cause majeure des cancers de la prostate observés dans les Antilles françaises.
De son côté, le ministère de la Santé estime que l'étude de l'Inserm montre une "possible association entre une exposition au chlordécone et la survenue d'un cancer de la prostate" et conclut à la nécessité de poursuivre les investigations. Il rappelle qu'un plan chlordécone a été lancé entre 2008-2010, et qu'un second plan est en préparation
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