Et de sept ! La Bourse de Paris poursuit son rally, signant sa septième séance d'affilée de hausse. Cette dernière est toutefois bien modeste et s'est jouée sur le fil, signe que le marché n'a pas été totalement indifférent aux indicateurs, assez décevants, publiés aux Etats-Unis. Le Cac 40 termine sur un gain de 0,19 % à 3.683,08 points.
Cela n'était pas arrivé depuis près d'un an : le baromètre de la Bourse de Paris s'est offert, certes de justesse, une nouvelle séance de hausse, la septième d'affilée. Il faut remonter au 23 juillet 2009 pour retrouver une telle performance, le marché avait alors enchaîné neuf séances consécutives dans le vert. La progression du marché parisien, jeudi, a toutefois été modeste et s'est jouée sur le fil. Le Cac 40 a gagné 0,19 %, signe que le rebond commence à s'essouffler et que les investisseurs ne sont pas totalement indifférents aux nouvelles en provenance d'Europe et des Etats-Unis, même s'ils les sanctionnent assez mollement depuis quelques jours.Tout comme mercredi, les indicateurs macroéconomiques, pourtant guère enthousiasmants, n'ont eu que peu d'influence. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de 12.000 la semaine dernière aux Etats-Unis pour atteindre 472.000 alors que le marché tablait sur un repli à 450.000. Autre déception : l'indice d'activité de la Fed de Philadelphie s'est effondré à 8 points en juin, contre 21,4 en mai et 20,9 attendu. Cet indicateur, qui est à son plus bas niveau depuis août 2009, témoigne du manque d'élan des industries manufacturières. L'indice des indicateurs avancés du Conference Board s'établit, lui, légèrement en deçà des attentes mais la seule vraie bonne nouvelle vient des prix à la consommation. Pour le deuxième mois consécutif, ils ont reculé en mai (- 0,2 %), ce qui laisse à penser que la Réserve fédérale américaine maintiendra ses taux à un niveau bas pendant encore quelques temps. « L'expression « for an extended period of time » [pour une période prolongée, ndlr] devrait être maintenue dans le communiqué du Comité de politique monétaire la semaine prochaine », note Jean-Baptiste Pethe, économiste de marché chez Exane BNP Paribas.
Les marchés d'actions semblent insensibles à ces chiffres, tout du moins pour l'heure, et restent concentrés sur les bonnes nouvelles. Parmi lesquelles le succès d'adjudications dans l'Hexagone et en Espagne. La France a émis pour près de 8 milliards d'euros de dette à court terme, tandis que l'Espagne a levé 3,5 milliards d'euros par l'adjudication de notes à 10 et 30 ans. Dans les deux cas, les adjudications ont eu lieu dans le haut de la fourchette fixée. En repli ce matin, la devise européenne a repris le chemin de la hausse à 1,2366 contre le dollar.
A la clôture, le Cac 40 gagne 0,19 % à 3.683,08 points après avoir touché 3.716,19 (+ 1,09 %), son meilleur niveau depuis le 13 mai. Le volume d'affaires atteint 3,77 milliards d'euros. A Londres, le Footsie progresse de 0,30 % à 5.253 points et, à Francfort, le Dax prend 0,53 % à 6.223 points. A l'inverse, le Dow Jones perd 0,38 % à 10.369 points et le Nasdaq 0,17% à 2.303 points.
Sur le front des matières premières, le brut de qualité WTI corrige de 63 cents à 77,04 dollars. Le baril a touché 78,13 en séance mercredi, son meilleur niveau depuis le 10 mai.
Première pondération du Cac 40, Total gagne 0,25 % à 40,45 euros. L'indice DJ Stoxx du secteur européen du gaz et du pétrole avance de 1,37 % alors que BP progresse de 6,7 % à Londres. Le groupe britannique a passé son dividende et accepté de créer un fonds de 20 milliards de dollars pour couvrir les dommages causés par la marée noire dans le golfe du Mexique.
Les banques évoluent en ordre dispersé. BNP Paribas cède 0,57 % à 49,06 euros tandis que Société Générale prend 2,70 % à 37,135 euros. UBS a réitéré son conseil d'achat sur les deux établissements tout en abaissant son objectif de cours.
En baisse en début de séance, GDF Suez prend 0,21 % à 26 euros. Le groupe d'énergie a annoncé la signature d'une ligne de crédit syndiqué de 4 milliards d'euros à cinq ans dans le but de refinancer des lignes de crédit arrivant à échéance en 2012.
Pernod Ricard monte de 1,68 % à 66,73 euros alors que Sanford C. Bernstein a relevé son objectif de cours sur le titre de 74 à 80 euros.
Eramet s'adjuge 2,41 % à 227,25 euros. Le groupe a confirmé avoir signé un accord de principe pour une entrée du Gabon à son capital sans toutefois préciser la taille de sa participation. Selon Les Echos, Libreville devrait prendre 4 à 5 % du capital du groupe minier français. Eramet a par ailleurs annoncé que le Gabon portera de 25 % à environ 35 % sa participation dans leur filiale commune de manganèse Comilog.
APRR avance de 7,55 % à 54,70 euros alors qu'Eiffage a signé, via sa filiale Eiffarie, un accord avec les fonds Elliott Management Corporation et Sandell Assett Management pour leur racheter les 13,73 % qu'ils détiennent dans le groupe de concession autoroutière pour 854 millions d'euros. Effarie est détenu à quasi-parité par Eiffage et le groupe australien Macquarie. A l'issue de l'opération, Eiffarie détiendra plus de 95 % d'APRR et lancera une offre publique de retrait au prix de 54,16 euros par action, coupon attaché. Un dividende de 0,84 euro sera versé le 30 juin. Eiffage bondit de 10,46 % à 39,955 euros.
Rhodia progresse de 3,90 % à 14,925 euros. Le groupe de chimie de spécialités a annoncé le rachat du chinois Feixiang Chemicals sur la base d'une valeur d'entreprise de 397,3 millions d'euros. L'actionnaire majoritaire actuel conservera 12,5 % du capital pendant deux ans, précise le groupe français, sans révéler l'identité dudit actionnaire.
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