PROCHE-ORIENT - La communauté internationale salue ce geste d'israël...
Quinze jours après l’épisode de l’arraisonnement meurtrier de la flottille humanitaire, Israël a décidé jeudi d’assouplir le blocus de la bande Gaza. «Il a été convenu d'assouplir le dispositif qui permet aux biens civils de pénétrer dans la bande de Gaza et d'accroître le flux de matériaux nécessaires aux projets civils sous supervision internationale», explique un très court communiqué du gouvernement israélien. Une initiative «encourageante» a salué Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU qui, d’après son porte-parole, souhaite toujours un changement fondamental de la position de l'Etat hébreu. Ban a appelé à plusieurs reprises à la levée du blocus, estimant qu'il causait des souffrances «inacceptables» aux Gazaouis.
Insuffisant pour l’Autorité palestinienne
Même son de cloche du côté de Washington. «Nous saluons les principes généraux annoncés (...). Ils reflètent les changements dont nous parlons avec nos amis israéliens», a déclaré Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat. «Nous espérons que le développement et la mise en oeuvre de ces principes amélioreront la situation à Gaza,. L'Amérique veut une extension des produits autorisés à l'importation à Gaza», a-t-il souligné, citant «l'aide humanitaire», mais aussi «les matériaux de construction».Cet allègement du blocus, en cours depuis l’enlèvement du soldat Shalit en 2006, n’est pas suffisante pour l’Autorité palestinienne. «Le président Mahmoud Abbas exige la levée complète du siège Gaza, et c'est ce qu'il a réclamé au président américain Barack Obama et à l'Union européenne», lors de son récent voyage aux Etats-Unis et en Europe, a déclaré à l'AFP le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat. Dans un communiqué, il accuse Israël de vouloir ainsi «faire croire qu'il a allégé son blocus de quatre ans et ses restrictions encore plus anciennes au mouvement de la population de Gaza. En réalité, le siège de Gaza illégalement imposé aux Palestiniens, continue sans répit». Au total, Israël n'autorise l'entrée que de 114 produits, alors qu'il en faudrait 8.000 pour répondre aux «besoins fondamentaux des Palestiniens», selon le texte.
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