Après Xavier Niel, c'est au tour de Stéphane Richard de dévoiler son intérêt pour Le Monde. En effet, le fondateur de Free a rejoint Pierre Bergé et Mathieu Pigasse dans le projet d'investissement dans le groupe de presse. Mais le directeur général de France Télécom Orange envisage plutôt un partenariat qu'un investissement financier.
L'intérêt d'Orange serait surtout dans les passerelles qui pourraient se créer entre ses services et le contenu produit par les rédactions du groupe de presse. Orange pourrait investir 30 à 40 millions d'euros dans la reprise du quotidien mais souhaite profiter de l'occasion pour créer « un partenariat industriel avec Le Monde pour l'accompagner dans sa transition vers le numérique », selon les propos de Béatrice Mandine, chargée de communication de l'opérateur. Le format numérique du quotidien pourrait effectivement connaître un essor fulgurant avec l'arrivée des tablettes comme l'iPad.
Le mystère règne encore sur la forme que pourraient prendre les interactions entre Orange et Le Monde. Stéphane Richard avait déclaré, lors de son arrivée à la tête de l'opérateur, que la stratégie d'Orange pourrait changer en privilégiant « une notion d'agrégation de contenus plutôt que de production ou d'édition propre de contenus ». Ce partenariat avec Le Monde sera-t-il le premier pas de cette nouvelle politique ?
La recapitalisation du groupe de presse est également le théâtre d'enjeux plus symboliques. Le projet de Xavier Niel et de Pierre Bergé n'est pas du goût de l'Elysée. L'arrivée soudaine d'Orange, dirigé par l'ancien chef de cabinet de Christine Lagarde, dans cette bataille aurait-elle été décidée par de plus hautes sphères ? En tout cas, le duel entre l'opérateur historique et le trublion de l'Internet se déplace dans d'autres points stratégiques.
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