lundi 7 juin 2010

Nucléaire : nouveau retard de six mois pour l'EPR finlandais

Le démarrage d'Olkiluoto, reporté de 6 mois, n'interviendra que fin 2012 au lieu de 2009, annonce Areva. Il ne produira de l'électricité qu'en 2013, précise l'énergéticien TVO.

Le démarrage du réacteur nucléaire de type EPR d'Olkiluoto, en Finlande, a encore été reporté de 6 mois et n'interviendra que fin 2012, accusant désormais 3 ans et demi de retard sur son calendrier initial, a annoncé lundi le groupe nucléaire français Areva dans un communiqué. « Toutefois, la mise en service prendra plusieurs mois, ce qui signifie qu'Olkiluoto 3 ne commencera à produire de l'électricité qu'à partir de 2013 », précise son client, la société finlandaise TVO.
Entamé en septembre 2005, le chantier devait initialement se terminer en avril 2009. Mais la fin des travaux a été reportée successivement à au moins 4 reprises. Le dernier calendrier fourni par Areva à TVO, faisait état d'un démarrage à la mi-2012.
TVO demandait depuis l'automne dernier à Areva qu'il lui fournisse un nouveau calendrier de mise en service, au vu des nouveaux retards accusés sur le chantier, notamment dans la pose des tuyauteries. «Compte tenu des progrès réalisés actuellement sur le chantier et du rythme des actions mis en place, l'exploitation nucléaire (...), caractérisée par le chargement du combustible dans le réacteur, interviendra fin 2012», écrit Areva qui précise dans son communiqué que « les principaux travaux de génie civil sont terminés et la quasi-totalité des bâtiments est dorénavant fermée».

Retard au démarrage

«Après un retard au démarrage, les travaux d'installation des tuyauteries progressent (...). L'installation des composants lourds, dont notamment la mise en place de la cuve du réacteur, aura lieu dans les prochains jours», assure-t-il.
«Enfin, les autorités compétentes ne remettront pas en cause l'architecture du système de contrôle-commande (pilotage du réacteur, ndlr) proposée par Areva-Siemens. Les phases de tests des équipements et installations vont ainsi pouvoir être lancées tel que prévu», affirme le groupe.
Les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise avaient émis en novembre 2009 d'importantes réserves sur le contrôle-commande de l'EPR. Le groupe français a déjà enregistré pour 2,3 milliards d'euros de provisions sur ce chantier alors que le coût de l'EPR était initialement évalué à 3 milliards d'euros.
Photo  : AFP/Jacques Demarthon

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