Les ministres des affaires étrangères suisse et espagnol sont attendus samedi soir à Tripoli pour tenter de trouver une issue à la crise opposant Tripoli à Berne depuis 2008, selon une source officielle libyenne. Micheline Calmy-Rey (Suisse) et Miguel Angel Moratinos (Espagne) sans préciser si un accord devrait être signé pour mettre fin au contentieux né de l'arrestation musclée d'un des fils du leader libyen Mouammar Kadhafi à Genève en 2008.
Après avoir fait un geste en libérant jeudi l'homme d'affaires helvétique, Max Gijldi, la Libye exige, avant de le laisser quitter son territoire, la mise en place d'un tribunal chargé de juger l'arrestation de Hannibal Kadhafi, selon la presse suisse.
Selon le journal Le Matin, la signature d'un accord négocié depuis des mois sous la médiation de l'Espagne et de l'Allemagne est la seule manière d'obtenir le retour de M. Gijldi qui devrait selon son avocat obtenir son visa de sortie dimanche pour qu'il puisse quitter le pays.
La crise est née de l'arrestation musclée à Genève en juillet 2008 d'Hannibal Kadhafi sur une plainte de deux domestiques l'accusant de mauvais traitements. En réaction à la détention de M. Gijldi et d'un autre Suisse -ensuite libéré- assortie de mesures de rétorsion économique de la part de Tripoli, la Confédération helvétique, membre associé de l'espace Schengen, avait décidé en 2009 de restreindre, pour l'élite libyenne, l'attribution de visas permettant d'accéder aux pays de l'espace Schengen, impliquant ainsi l'Union européenne.
Tripoli avait répliqué en février en annonçant des restrictions de visas à l'encontre des ressortissants des pays de l'espace Schengen, provoquant la colère de plusieurs capitales européennes.
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