mercredi 9 juin 2010

Infirmiers anesthésistes: nouvelle grève ce mardi à Paris

SANTE - C'est la quatrième manifestation en trois mois...

Leur dernier mouvement de grève, le 18 mai dernier, avait semé la panique à la gare Montparnasse. A l'appel de la CGT, CFDT et Sud, les infirmiers anesthésistes étaient de retour dans les rues de Paris ce mardi. Dès 11h, ils étaient sur la place Charles de Gaulle avant de se rendre jusqu'au ministère de la Santé, afin de maintenir la pression pour obtenir la reconnaissance de leur formation et une revalorisation salariale.

L’action coup de poing du 18 mai a entrainé la plainte de la SNCF pour envahissement des voies de chemin de fer et empêchement du service public. Une plainte déposée contre X puisque les syndicats avaient affirmé ne pas être responsables des débordements. Une information confirmée par la présidente du syndicat nationale des infirmiers anesthésistes (SNIA), Marie-Ange Saget, qui a confié à 20minutes.fr que «les discussions ne peuvent pas avancer dans la rue. Les manifestations sont un outil de pression qui nous permettent de peser dans les négociations».
«Il reste encore beaucoup de travail»
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait indiqué, au lendemain de leur dernière mobilisation, qu’elle avait entendu leurs revendications. Mais le syndicat national des infirmiers anesthésistes (SNIA) a affirmé «qu’il reste beaucoup de travail», appelant toutefois à la suspension du mouvement. Elle avait notamment promis que la revalorisation du diplôme d'infirmier anesthésiste par la reconnaissance du niveau master (bac+5) serait «faite avant la fin de l'année».
La manifestation de ce mardi 8 juin a rassemblé environ 1.500 personnes selon la police et 5.000 selon la CGT. Alors que le ton montait dans la rue où la police a procédé à des tirs de gaz lacrymogène et à quatre interpellations, une délégation de manifestants a été reçue au ministère.
«Aucune de nos revendications n'a été entendue et nous appelons à la reconduction du mouvement et à cesser les actes dans les blocs opératoires», a déclaré à l'AFP Sylvie Breuil, de l'UFMICT-CGT. Roselyne Bachelot doit à nouveau recevoir les syndicats le 14 juin.

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