samedi 3 juillet 2010

Naissance de l'Anses, fruit de la fusion entre l'Afssa et l'Afsset

La fusion de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail(Afsset) annoncée en janvier dernier est désormais effective. Depuis le 1er juillet, ces deux agences n'existent plus en tant que telles : place à l'agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, ou plus simplement Anses.
Cette nouvelle agence reprendra toutes les missions, les moyens et le personnel de chacune des deux agences. Sa mission est de garantir "une expertise en santé publique indépendante"* et de s'ouvrir sur "les préoccupations de la société civile face aux risques auxquels l'individu est exposé dans la vie quotidienne".
L'Anses devient l'agence de référence pour tout ce qui concerne les expositions auxquelles nous somme soumis au quotidien, de manière volontaire ou non, que ce soit dans un cadre professionnel ou personnel (domicile, déplacements, loisirs..).
"Parmi les thèmes sur lesquels l'Anses est d'ores et déjà très active, citons la qualité de l'eau, l'impact des pesticides sur la santé des agriculteurs, la qualité nutritionnelle des aliments, la caractérisation des perturbateurs endocriniens, l'évaluation sanitaire des nanomatériaux ou encore l'intégration des sciences humaines dans la conduite de l'expertise", note le communiqué.
Les associations de consommateurs, de protection de l'environnement et celles défendant les intérêts des patients et des victimes d'accidents du travail ou de maladies professionnelles pourront saisir l'agence, comme cela a pu être le cas sur l'affaire du bisphénol A.
La mise en synergie des équipes sur les sujets qui étaient auparavant à l'interface entre les deux agences est également une priorité de l'Anses pour ses premiers mois d'existence. 
D'ici la rentrée, les membres des différentes instances (le conseil d'administration de l'Anses est divisée en 5 collèges : pouvoirs publics, partenaires sociaux, organisations professionnelles, ONG et mouvement associatifs, élus) devraient être connus.
Emeline Dufour

Coupe du monde : l'Espagne veut mater le Paraguay

Personne ne comprendrait une élimination de l'Espagne, championne d'Europe, dès les quarts de finale de la Coupe du monde par le Paraguay. Et c'est bien là que réside le danger principal pour la Roja, sûre de sa force.
L'invincible armada
L'Espagne affiche depuis le début du Mondial des qualités connues de tous. Circulation limpide (la Roja possède le meilleur taux de passes réussies), possession du ballon perpétuelle, défense agressive et relance impeccable. La seule faiblesse de l'équipe de Vicente Del Bosque se situe dans son manque d'efficacité actuel. David Villa marche sur l'eau, certes, mais l'Espagne ne concrétise pas assez souvent les nombreuses occasions qu'elle se crée. Cette incapacité à tuer une rencontre en prenant deux ou trois buts d'avance pourrait finir par jouer des tours aux Espagnols.

Le verrou paraguayen
Fidèle à ses habitudes, le Paraguay compte avant tout sur sa solidité défensive. La sélection de Gerardo Martino n'a encaissé pour l'instant qu'un petit but, lors du premier match contre l'Italie. L'infranchissable José Luis Chilavert n'est plus là, mais l'organisation paraguayenne demeure. Un mur sans aucune fissure que l'Espagne va pourtant devoir infiltrer coûte que coûte, sans s'exposer aux contres sud-américains. Car le Paraguay peut compter sur une escouade offensive de qualité avec Santa Cruz, Barrios, Cardozo ou Valdez.

Ce match ressemble donc furieusement à un piège pour une sélection espagnole pensant déjà à une demi-finale de rêve. Attention aux désillusions...

Tour de France. Le vent et les pavés après le départ de Rotterdam

A 19 h 32, Alberto Contador, vainqueur en 2009, sera le dernier à s'élancer du prologue de cette édition 2010 du Tour de France qui part depuis Rotterdam. Premier coups de pédale à 16 h 15.
Rotterdam, ville départ
La capitale économique des Pays-Bas est Rotterdam est la cinquième ville néerlandaise à accueillir un départ du Tour de France. La première avait été Amsterdam en 1954, suivie de Scheveningen (1973), Leiden (1978) et 's-Hertogenbosch (1996).
La ville a été décorée de bannières aux effigies des 198 coureurs du peloton au départ. Les Hollandais faisant bien les choses, les coureurs qui arriveront sur les Champs-Elysées se verront remettre la bannière à leur effigie.
Cancellara favori du prlogue
Le Suisse Cancelara est le grand favori de ec prologue, dessiné sans relief. N'est-on pas au plat pays? Les choses sérieuses commenceront donc dimanche avec une première étape flamande entre Roterdam et Bruxelles. 223 km au menu. Bruxelles fêtera dignement les 65 ans de son grand champion Eddy Merckx. Un sprint massif y est attendu mais le peloton pourrait profiter du vent des polders hollandais pour offrir une course de bordures, piégeuse pour les favoris.
Un début de Tour compliqué
La 2e étape, entre Bruxelles et Spa (201 kkm) pourrait elle aussi réserver quelques surprises du côytés des favoris, car en clin d'œil aux classiques ardenaises les organisateurs du Tour ont prévu quelques côtes qui feront mal aux jambes en fin d'étape,. notamment celles de Stockeu et du Rosier, cette dernière à un peu plus de 10 kilomètres de l'arrivée, qui devrait empêcher les sprinteurs de s'exprimer.
Enfin, la 3e étape, entre Wanze-Arenberg Porte du Hainaut, longue de 213 km, va réserver aux coureurs quelques secteurs pavés (un total de 10,9 km en 7 secteurs) très redoutés des deux grands favoris Lance Armstrong et surtout Alberto Contador.
Autant de raisons qui font dire à Cadel Evans qu'il s'attend à un Tour très serré et probablement offensif. «Cette année, il y a beaucoup de coureurs capables de finir sur le podium ou même de gagner, dans des équipes différentes. Ca rend la course plus intéressante. Il y aura plus d'équipes qui voudront attaquer et ça rend le Tour plus ouvert», a déclaré l'Australien en conférence de presse. Le coureur s'est réjoui que lui et d'autres membres de son équipe BMC arrivent sur le Tour «en bonne forme au bon moment».

Wimbledon Murray vote Nadal en finale

Eliminé en demi-finale vendredi par Rafael Nadal, Andy Murray n'est pas rancunier et affiche un penchant pour l'Espagnol en finale de Wimbledon contre le Tchèque Tomas Berdych. "J'adore le voir jouer. C'est le joueur que je préfère voir jouer. C'est pour ca que j'aime autant l'affronter. J'espère qu'il va gagner dimanche", a-t-il confié suite à sa défaite. "Je pense que Rafa est le favori. C'est tout simplement le meilleur joueur au monde. Il a disputé trois finales d'affilée ici, quatre désormais. Après, Berdych est un super joueur aussi... S'il joue bien, comme il a pu le faire lors des derniers matches, il sera très dur à battre."

Mondial 2010 : Felipe Melo en veut à Robben

Alors que sa cote de popularité est au plus bas dans son pays, en atteste le conseil que lui a donné la légende Ronaldo après sa prestation calamiteuse contre les Pays-Bas, Felipe Melo a tenté de faire amende honorable, comme le prouvent ses propos repris par le site de la chaîne ESPN : « C’est le moment le plus dur de ma carrière. Je suis vraiment triste, mais c’est le football (…) Malheureusement, on ne peut pas gagner la Coupe du Monde chaque fois, et cette fois, on n’a pas réussi à gérer comme il le fallait ».
Surtout, le milieu de terrain de la Juventus de Turin est revenu sur son expulsion, qu’il trouve difficile à accepter : « Tout dépend de l’interprétation de l’arbitre, mais je pense qu’il a été trop sévère ». Une sévérité qu’il explique aussi par une simulation de Robben : « Si j’avais voulu le blesser, il aurait quitter le terrain. J’ai assez de force pour lui casser la jambe. À chaque fois qu’il a été touché, il s’est jeté et roulé sur la pelouse. Je voulais juste récupérer la balle et lancer la contre-attaque ». Pourtant, si les exagérations de Robben ne sont pas une nouveauté, le geste de Melo ne laisse pas l’ombre d’un doute sur la bonne décision de l’arbitre.

Le Ghana inconsolable

Eliminé aux tirs au but par l'Uruguay (1-1, 4 t.a.b. à 2) vendredi en quarts de finale de la Coupe du monde, le Ghana regrettera sûrement longtemps de n'avoir pas réussi à être la première équipe africaine à se hisser dans le dernier carré d'un Mondial. Car les Black Stars ont eu à maintes reprises l'occasion de l'emporter et notamment son attaquant vedette Gyan, qui a raté un penalty décisif en fin de prolongation.
Seule équipe africaine à avoir réussi à s'extirper des phases de poule de la Coupe du monde 2010, le Ghana a terminé son parcours en Afrique du Sud au stade des quarts de finale, comme le Cameroun en 1990 et le Sénégal en 2002. Les Black Stars ont longtemps cru réussir à franchir cette barrière symbolique pour le football africain, mais ils ont finalement dû s'incliner vendredi face à l'Uruguay, à l'issue d'une terrible séance de tirs au but.

Sans être particulièrement brillants, mais accrocheurs et déterminés, à l'image de leur parcours dans ce Mondial, les Ghanéens avaient une nouvelle fois réussi à faire jeu égal avec leurs adversaires. Si Diego Forlan avait répondu d'un splendide coup franc (55e) à l'ouverture du score de Muntari, auteur d'un missile de 35 mètres (45e), jusqu'au bout les hommes de Milovan Rajevac ont eu l'occasion d'inscrire ce deuxième but tant attendu par tout le Soccer City Stadium de Johannesburg, mais aussi par tout un continent, à fond derrière son dernier représentant. La délivrance devait avoir lieu à la toute dernière minute, lorsqu'Adiyah reprenait victorieusement de la tête un coup franc mal dégagé par la défense uruguayenne, mais sauvé de la main et sur sa ligne par l'attaquant Luis Suarez, logiquement exclu (120e).

Rajevac: "Fiers de ce que nous avons accompli"

Impeccable tout au long de la rencontre et déjà auteur de trois buts dont deux sur penalty dans la compétition, Asamoah Gyan s'élançait alors pour tirer le penalty décisif, mais l'attaquant rennais dosait mal sa frappe qui s'échouait sur la transversale avant de fuir le but. Effondré, ce dernier prenait tout de même le risque de retenter sa chance quelques instants plus tôt lors de la séance de tirs au but et expédiait son tir dans la lucarne. Malheureusement pour le Ghana, Mensah et Adiyiah butaient sur le gardien Muslera, qui envoyait les siens en demi-finale défier les Pays-Bas.

En larmes, comme beaucoup de ses compatriotes dans les rues d'Accra à l'issue du match, Gyan assumait sa part de responsabilité dans ce cruel dénouement. "C'est l'une des nombreuses opportunités que nous avons eues de remporter le match. C'est très dur, mais je suis le tireur de l'équipe et je devais le frapper". Tout aussi fataliste, le sélectionneur d'origine serbe Milovan Rajevac, qui avait peine à contenir son émotion en conférence de presse d'après-match, répétant à plusieurs reprises "c'est le football", ne manquait toutefois pas de rendre hommage à ses joueurs: "Nous ne méritions pas de perdre de cette manière. C'est difficile mais nous sommes fiers de ce que nous avons accompli. C'est la faute à pas de chance, c'est tout ce que je peux dire." Malgré la désillusion, les Black Stars pourront au moins se satisfaire d'être entrés dans l'histoire de la Coupe du monde, qui retient aussi bien les victoires que les plus belles défaites.

Serena épanouie pour la 4e fois

Serena Williams a remporté Wimbledon pour la 4e fois de sa carrière, samedi, face à Vera Zvonareva (6-3, 6-2), c'est son 13e titre en Grand Chelem. L'Américaine dépasse ainsi sa légendaire compatriote Billie Jean King (12). Elle n'est plus qu'à une victoire de sa soeur Venus.

WIMBLEDON - FINALES DAMES
Serena Williams (USA, 1) bat Vera Zvonareva (RUS, 21) 6-3, 6-2
Face-à-face : 6/1 pour Serena.
Pour la neuvième fois en onze ans, une fille de Richard Williams soulève le trophée de Wimbledon. Au moment de remercier ses proches, Serena Williams, n'oublie pas d'évoquer son père ni sa grande soeur Williams qui lui a donné le collier porte-bonheur qu'elle porte et les boucles d'oreilles. Derrière elle, Vera Zvonareva verse encore quelques chaudes larmes de déception toute relative. Pendant les 67 minutes pile de jeu de cette finale, jamais la Russe n'a été en mesure de contester la victoire à l'Américaine.
67 minutes, c'est une finale de tennis sans prolongations. D'ailleurs, Serena Williams, devenue une fan inconditionnelle de l'équipe des Etats-Unis de "soccer", n'aime pas quand cela s'éternise et elle n'apprécie les penalties que sur ses premières balles. Avec 89 aces sur ce tournoi, elle a battu son propre record. "Je crois que je n'ai jamais aussi bien servi", a-t-elle confirmé. En finale, elle n'en a réussi que 9. Elle n'a pas eu besoin de forcer son talent pour éviter de concéder la moindre balle de break. Tandis qu'elle prenait le service de sa courageuse adversaire, une fois dans la première manche, pour mener 5-3, et deux fois dans la seconde.
Serena : " Je n'ai jamais aussi bien servi"
Posée, calme, l'Américaine a connu quelques ratés dans son jeu de jambes en début de match, mais rien d'alarmant. C'est elle qui a fait le jeu. Et de laisser Zvonareva courir après la balle, défendre son camp avec acharnement, mais en vain. La Russe a tenu sept jeux. Ensuite, malgré de bonnes intentions, elle s'est mis un peu trop de pression sur ses coups d'approche. Son bilan sur ses attaques de coups droits décroisés n'est pas beau à voir. Cela lui a coûté des points importants en fin de premier set. Ensuite, l'impuissance a pris le relais du stress. Breakée dès le premier jeu du second set, elle n'a pas eu les ressources pour faire ce qu'elle avait fait en quart et en demi-finale : perdre 3-6 et gagner.
"Je n'ai pas pu donner le meilleur de moi-même, mais c'est à cause de Serena, qui est une grande championne", a dit la Moscovite, âgée de 25 ans, qui va néanmoins faire son retour dans le Top 10, à la neuvième place.
Déjà couronnée en 2002, 2003 et 2009, l'Américaine remporte son treizième tournoi du Grand Chelem à 28 ans. C'est le neuvième titre en onze éditions pour les soeurs Williams, Venus s'étant imposée à cinq reprises. Serena Williams se situe désormais en sixième position des championnes les plus titrées de l'histoire en Grand Chelem, dépassant sa compatriote Billie Jean King. "Je t'ai eue Billie", a-t-elle lancé à son aînée et amie, présente dans les tribunes.
La N.1 mondiale va creuser un gros écart sur ses poursuivantes au classement WTA, et notamment sur sa soeur Venus, finaliste l'année dernière et éliminée dès les quarts de finale par la Bulgare Pironkova. L'aînée de la famille va chuter de la 2e à la 4e place.