samedi 3 juillet 2010

L'ouragan Alex ralentit le nettoyage de la marée noire

Les opérations de lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique étaient toujours perturbées vendredi 2 juillet par le mauvais temps.

Les gardes côtes ne s'attendaient pas à une amélioration avant plusieurs jours : "Nous assistons encore à quelques effets résiduels de la tempête tropicale" Alex, a dit l'amiral Paul Zukunft des garde-côtes américains au cours d'une conférence téléphonique.
Au cours des dernières 48 heures, les opérations de récupération du brut à la surface de l'eau et celles consistant à le brûler ont dû être interrompues, a-t-il rappelé.
Alex a perdu de ses forces en atteignant mercredi soir le nord-est du Mexique, près des Etats-Unis. Mais, même si Alex ne s'est pas approchée du site de la marée noire, elle provoque d'importantes vagues autour du site situé à 80 kilomètres au large des côtes américaines.
"Dans les jours à venir les opérations de nettoyages s'annoncent longues et difficiles", a estimé l'amiral Zukunft. "Je suis tout particulièrement inquiet pour la faune et la flore".
Il a précisé qu'au total quelque 40.000 barils de pétrole n'avaient pas pu être récupérés au cours des deux derniers jours, en raison du mauvais temps.
Les opérations de récupération du pétrole à la surface de l'eau sur la zone du sinistre ne reprendront pas avant 3 à 4 jours, en raison de vagues de jusqu'à deux mètres de haut, a-t-il précisé.
Les fortes vagues ont retardé jusqu'en "milieu de semaine prochaine" le déploiement d'un troisième navire destiné à pomper le brut qui s'échappe depuis le mois d'avril, avait annoncé jeudi un haut responsable américain.
Le groupe pétrolier BP espère doubler la quantité de pétrole récupérée grâce au déploiement de ce navire, la portant à environ 53.000 barils par jour.
Depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon entre 30.000 et 60.000 barils de pétrole s'échappent chaque jour du puits. Le pétrole a d'ores et déjà souillé 724 kilomètres de côtes américaines, ont annoncé vendredi les garde-côtes.

Espionnage : deux suspects avouent leurs fausses identités

Deux suspects arrêtés ont reconnu qu'ils étaient des ressortissants russes vivant aux Etats-Unis sous de fausses identités.

Deux suspects, interpellés dans le cadre de l'affaire d'espionnage présumé aux Etats-Unis pour le compte de la Russie, ont reconnu vendredi 2 juillet qu'ils étaient des ressortissants russes vivant aux Etats-Unis sous de fausses identités, ont annoncé des procureurs à Alexandria, en Virginie.
Les accusés, Michael Zottoli et Patricia Mills, ont confié aux autorités après leur arrestation que leurs vrais noms étaient Mikhail Kutzik et Natalia Pereverzeva, précisait-on de même source.
Ils ont été arrêtés à Arlington, en Virginie, où ils vivaient comme un couple marié avec deux jeunes enfants.
Les procureurs ont aussi affirmé que le couple avait 100.000 dollars (80.000 euros) en liquide, des faux passeports et d'autres papiers d'identité qui étaient cachés.
Un troisième suspect, Mikhail Semenko, a également comparu vendredi devant un tribunal fédéral à Alexandria.
Ils resteront tous les trois incarcérés au moins jusqu'à mercredi, où une audition préliminaire est prévue.

Argentine : le dictateur Jorge Videla devant la justice

Cela faisait 25 ans qu’il n’avait pas comparu devant les juges. Jorge Videla, ancien dictateur argentin est accusé du meurtre d’une trentaine d’opposants politiques en 1976. Des meurtres commis dans les mois qui ont suivi le coup d’Etat qui l’a ammené au pouvoir.
Condamné une première fois, l’ex-dictateur avait ensuite été gracié.
Mais en 2003, l’Argentine annule ses lois d’amnistie. Et Jorge Videla doit donc de nouveau rendre des comptes.
Dans la salle d’audience, des proches des victimes sont présents. Ils attendent depuis plus de trente ans que justice soit faite.
Jorge Videla a dirigé l’Argentine de 1976 à 1981, des années considérées comme les plus dures d’un régime militaire responsable de la disparition de 30 000 personnes en 7 ans.
L’ancien dictateur doit encore répondre de nombreux crimes. L’enlèvement de bébés de ses opposants. Et une quarantaine d’homicides.

L'Ukraine renonce à l'Otan et nargue les États-Unis

Le parlement ukrainien a voté une loi interdisant au pays d'entrer dans l'Alliance atlantique. Hillary Clinton s'est rendue à Kiev pour tenter de contrebalancer l'influence russe.

Au terme d'un âpre débat, jeudi soir, entre les partisans du président Viktor Ianoukovitch, jugé pro-russe, et ceux de l'opposition pro-occidentale, le projet de loi visant au « maintien par l'Ukraine d'une politique de non-alignement » a été voté par une majorité de 259 députés sur un total de 450.Cette loi dispose que le pays ne peut entrer dans aucune alliance militaro-politique. C'est un camouflet envoyé aux États-Unis. En effet, à de multiples reprises, l'administration américaine a, tenté de faire adhérer l'ex-république soviétique à l'Otan. Signe d'autant plus fort que la secrétaire américaine chargée des Affaires étrangères, Hillary Clinton, a commencé hier, par l'Ukraine, une tournée de visite « pro-démocratie » en Europe de l'Est.
Devant le président Ianoukovitch, mais aussi la leader de l'opposition Ioulia Timochenko, elle a dû se livrer à un exercice périlleux : faire comprendre aux Ukrainiens que la porte de l'Otan reste ouverte tout en concédant que « l'Ukraine est un pays souverain et indépendant qui est en droit de choisir ses alliances ». Cela pour veiller à ne pas compromettre le réchauffement des relations Washington-Moscou, déjà relativement fragilisées par l'épisode des espions russes.
Une politique étrangère « pragmatique »
Ainsi, Hillary Clinton devrait davantage axer son discours sur le respect des procédures démocratiques dans le pays que sur les questions géopolitiques susceptibles de fâcher. La secrétaire générale doit terminer sa tournée des anciens États du bloc soviétique par des visites en Pologne, Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie.
Le vote de ce projet de loi démontre aussi un rapprochement du pays vers la Russie voulu par le président Ianoukovitch, élu en février. Sa stratégie contraste avec la vision pro-occidentale de son prédécesseur, Viktor Iouchtchenko. Le chef de l'État ukrainien a dès le début de son mandat tourné son regard vers l'Est, profitant du « reset » entre les deux anciens chefs de bloc. Il tient toutefois à ne pas tomber dans le giron russe et soigne une politique étrangère qu'il veut « pragmatique » et « non-alignée ».
Dans les faits, l'Ukraine a entamé une danse à trois, un pas vers l'Est, un pas vers l'Ouest. Ianoukovitch a tout d'abord ravi Medvedev en prolongeant le bail de la flotte russe à Sébastopol jusqu'en 2042, puis a comblé Obama en acceptant de se défaire de son uranium enrichi lors de la conférence de Washington sur le désarmement nucléaire, en avril. De plus, l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne reste un objectif affiché et même rappelé, jeudi soir, lors du débat à l'Assemblée.

En Afghanistan, le général américain Petraeus promet de « rudes combats »

Le général David Petraeus, nouveau commandant des forces alliées en Afghanistan, est arrivé le 2 juillet 2010 à Kaboul, où il entend appliquer à l'insurrection des talibans la stratégie qu'il a mise en œuvre avec succès en Irak. Le général Petraeus avait mis au point la stratégie américaine en Afghanistan et il vient maintenant la mettre en œuvre depuis la révocation du général Stanley McChrystal pour des propos irrévérencieux envers l'administration de Barack Obama. Lors de sa première apparition publique samedi 3 juillet à Kaboul, il a appelé à « l'union des efforts » pour lutter contre l'insurrection.
Vêtu d'un treillis, devant un parterre de 1 700 personnalités réunies à l'ambassade des Etats-Unis de Kaboul, à l'occasion de la fête nationale américaine du 4 Juillet, le général Petraeus a appelé à « l'union des efforts pour venir à bout de l'insurrection » des talibans en Afghanistan.
« Civils et militaires, Afghans et étrangers, nous faisons partie d'une même équipe avec une seule mission et pour parvenir à nos buts, la coopération n'est pas une option », a déclaré le général, sous-entendu, « c'est une nécessité ».
David Petraeus commandera sur place l'ensemble des forces internationales soit 140 000 hommes. Il débute sa mission à un moment particulièrement difficile. Les pertes subies par les soldats étrangers ont atteint un niveau sans précédent depuis le début du conflit, en 2001, avec 102 soldats tués en juin.
Pour l'avenir, Petraeus a promis « de rudes combats » dans les prochains mois. Il a également promis aux troupes de l'Otan de revoir les règles en matière de soutiens aériens en cas d'attaque d'une unité au sol. Son prédécesseur, en les réduisant, s'était attiré la sympathie du président afghan, mais les soldats, eux, se plaignent d'être plus vulnérables.
 

L'explosion d'un camion-citerne fait plus de 200 morts en RDC

Au moins deux cents personnes ont été tuées et cent autres blessées dans l'explosion d'un camion-citerne vendredi soir dans l'est de la République démocratique du Congo, apprend-on auprès des autorités locales samedi.

Plusieurs personnes sont mortes en tentant de siphonner du pétrole qui s'échappait du camion mais selon les autorités, la majorité des victimes ont péri dans l'incendie qui s'est propagé aux habitations après l'explosion du camion-citerne.

"Il y a eu un accident, un camion-citerne s'est renversé et le pétrole s'est échappé de partout. Plus de deux cents personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées, grièvement brûlées", a déclaré Marcellin Cisambo, gouverneur de la province du Sud-Kivu où l'explosion s'est produite.

L'accident, dont les causes restent encore inconnues, est survenu sur la route reliant la capitale de la province, Bukavu, et Uvira, une ville du Sud, frontalière avec le Burundi, a-t-il ajouté.

Selon des témoins, l'explosion a mis le feu à des habitations situées près de la route.

"Des personnes ont été tuées alors qu'elles tentaient de siphonner du pétrole mais la plupart des victimes se trouvaient chez elles en train de regarder le match (de la Coupe du monde)", a indiqué Cisambo.

"ÉTAT DE CHOC"

Des millions de fans de football regardaient le match de quart de finale de la Coupe du monde opposant le Ghana, dernière équipe africaine encore en lice, et l'Uruguay.

"C'est un spectacle terrible. Il y a de nombreux corps dans les rues. La population est en état de choc, personne ne crie ni ne pleure", a dit à Reuters Jean-Claude Kibala, vice-gouverneur de la province, par téléphone du village de Sange.

"Nous essayons de voir comment nous pouvons coopérer avec l'Onu pour gérer la situation et transporter les blessés à l'hôpital", a-t-il ajouté.

Les forces de maintien de la paix de l'Onu ont commencé à héliporter les blessés vers les hôpitaux voisins.

"La Croix-Rouge internationale s'attelle à récupérer les corps et à les transporter à la morgue, mais la priorité est bien évidemment d'emmener les blessés à l'hôpital", a expliqué à Reuters la coordinatrice de la Croix-Rouge Inah Kaloga.

Après avoir fait état de cinq morts parmi les soldats chargés du maintien de la paix, l'Onu a corrigé le bilan samedi et a fait savoir qu'aucun casque bleu n'avait été tué.

Présidentielle en Guinée: un second tour Cellou Dallein Diallo-Alpha Condé

CONAKRY, Guinée (AP) — Un second tour sera nécessaire pour départager l'ancien Premier ministre guinéen Cellou Dalein Diallo et l'opposant de toujours Alpha Condé, arrivés en tête de la première élection présidentielle libre de Guinée depuis l'indépendance en 1958, a annoncé vendredi soir la commission électorale.
M. Diallo a remporté environ 40% des suffrages le 27 juin, loin devant M. Condé qui en recueille un peu plus de 20%, et un autre ancien Premier ministre, Sidya Touré, près de 16%, selon le chef de la commission, Ben Sekou Sylla. Ces résultats doivent être validés par la Cour suprême. Plusieurs candidats ont dénoncé des fraudes mais les observateurs internationaux ont jugé le scrutin satisfaisant.
La commission électorale a déclaré que le second tour se tiendrait le 18 juillet mais plusieurs responsables ont estimé vendredi soir qu'il serait probablement repoussé plus tard dans le mois en raison de retards dans le dépouillement des bulletins du premier tour.